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Abbaye de Tamié - Séjour extra-ordinaire d'un hôte ordinaire


 " Retire-toi au désert et je te parlerai au coeur " 
Venir au monastère, c'est déjà s'y préparer quelques jours avant, voire plusieurs semaines. Car ce temps qui va venir est précieux et rare. 

         

 Qu'emporter ? Tout me sera donné ou presque : la solitude, le silence, la prière monastique, les repas, le sommeil, la nature... C'est de tout cela dont je viens me nourrir pour revivifier ma foi et tout mon attachement à la spiritualité cistercienne

J'emmène tout de même quelques livres : Bible, Règle de Saint Benoît, sermons de Guerric d'Igny en vue d'une session prochaine...
C'est l'été mais l'abbaye est dans les nuages et sous la pluie. Cela m'importe peu ; c'est un autre soleil que je viens chercher.
Une parole de Maurice Bellet, théologien, me revient : " Ce n'est pas toi qui viens au-devant de Dieu, c'est Lui qui viendra quand Il le voudra." Il suffit d'être prêt.
"Mon coeur est prêt mon Dieu, mon coeur est prêt..."

 Aux alentours, dans la librairie ou sur le chemin du monastère, de nombreux touristes sont en quête. De quoi ?

 16h. Arrivée
Accueil du Frère Portier que je trouve en contemplation... d'un nouveau-né dans son couffin. Les heureux jeunes parents contemplent eux aussi leur enfant. Bonne augure pour un séjour contemplatif.

 Puis accueil souriant de Frère Pierre, hôtelier qui me fait visiter , ainsi qu'à un autre hôte, les lieux au "pas de charge". C'est sans doute la 5000ième fois que le Frère fait ce parcours où se glissent humour et conseils essentiels fort utiles.
Heu... le code pour la porte de nuit... 1CM76... CMT16... je ne sais plus !
2°étage,chambre12...Toilettes, draps, clef, fenêtre... OK ? Bon séjour !

Et voilà. " Mon coeur est prêt mon Dieu, mon coeur est prêt..."

Je n'ai pas envie de m'approprier tout de suite cette belle petite chambre sous les toits en y installant mes quelques affaires. C'est à ce lieu à me recevoir, à m'accueillir, moi qui suis les mains vides même si les monastères me sont familiers. Comme une démarche baptismale où il faut le temps du narthex, de la descente vers les fonds, vers l'abandon de soi. Alors seulement l'Esprit viendra.
 Pas de Vêpres ce soir. C'est jour de désert pour les moines. Pour me familiariser avec escaliers, portes et couloirs, je décide de refaire à l'envers le parcours guidé par Fr.Pierre. En terminant par l'église, coeur du monastère.

 Sortant de la chambre, je me fais interpeller par le petit oratoire qui se trouve à proximité. Ce ne sera donc pas à l'abbatiale où je te rencontrerai en premier Seigneur, mais dans cette pénombre où je t'aperçois là-bas dans la lumière, porte du tabernacle et bras ouverts.

  

 Et ma démarche baptismale, je la commence là, à l'entrée, où j'observe ces hautes écorces d'arbre tourmentées, des pierres sèches et une vasque d'eau. Bois mort où je me reconnais un peu dans les tourments de ces derniers mois. Pierre... "coeur de pierre".... ce n'est pas moi Seigneur.... ah! si parfois tout de même. Montent quelques intentions de prière. Un hôte est là qui prie dans l'ombre. Je reste assise près de ces bois gris et morts. Beaux pourtant.

La Bible ouverte sous mes yeux me dit que la Parole nous sauve. Luc 1.... "Mon âme exalte le Seigneur..." avec la gravure du baptême de Jésus. Ce n'est pas un hasard. Levant les yeux, je devine au fond de l'oratoire quelques pierres de taille éclairées... le tombeau... avec le tabernacle ouvert où repose Dieu vivant.

Adoration perpétuelle offerte et Jésus, bras ouverts au-dessus, soleil du monde, dont on ne sait pas très bien s'il s'envole vers le Père ou s'il regarde un monde qu'il a tant aimé.
Mais peut-être est-il encore en croix ? Cette douleur-là, comment l'oublierait-il ? Les souffrances s'arrêtent-elles dans notre monde ?
Sur le coté, à mi-ombre, mi-lumière, discrète Marie prie, souffre, accompagne, rend grâce. Elle est aux cotés de Jésus dans sa vie, sa mort et sa résurrection. Elle m'invite : Viens, sois sans crainte, viens plus près.
Alors, je m'approche.

 Tout se passe autrement que prévu quand on s'abandonne. Je prends le temps. J'ai le temps. Je reçois comme un cadeau cette grâce-là d'être ici, à Tamié.

Descendant l'escalier, je m'arrête à la fenêtre de l'étage qui donne sur le cimetière des moines. Je prends mon carnet et dessine ce que je vois, non pour faire une oeuvre d'art mais simplement pour mieux mémoriser avec mes yeux et mes mains, cet espace porteur de sens.

                       

 Avant le repas, je tente de régler un problème de gouttière au niveau de la fenêtre de chambre. Mon verre à dents n'y suffira pas; çà goutte à quatre endroits sur la moquette. Je préviens le Fr.portier qui va me chercher un grand pot de crème vide et me dit de prévenir Fr.Pierre. Je le cherche en vain. L'eau monte. Je le croise enfin au bénédicité du repas du soir et l'informe. "Eh oui, c'est comme çà quand il pleut beaucoup!". Nous en resterons là. L'eau aussi, heureusement.

 18h50- Repas
Arrivées échelonnées des convives malgré la demande insistante d'être à l'heure. Ma montre doit retarder de quelques secondes. J'entre, tête basse, pour la fin du bénédicité. Que dit donc St Benoît pour ceux qui arrivent en retard ?
" non permittatur ad mensae communis participationem" (RB43)
Il ne sera pas admis au repas commun... Demain, je serai plus prévoyante, on ne sait jamais !
Une trentaine d'hôtes sont à table. Silence et fond musical. C'est bien."Apprendre à cultiver le silence en tout temps". (RB42) 
Il est à 20h, mais je n'ai as encore eu le temps de m'arrêter à l'église. Ou plutôt, je crois bien que j'attisais le Désir. L'attente impatiente ne fait-elle pas partie de la joie des retrouvailles ?

 Complies.
Personne. L'église est sombre. Je redécouvre ce lieu trop rapidement entrevu il y a quelques années. Mais contrairement à l'oratoire, je ne m'attarde pas dans l'observation. Un feu brûle là-bas dans le choeur. C'est pour lui que je suis là.
    "Seigneur, Fils du Dieu vivant, prends pitié de moi, pécheur."
Un peu plus tard, les moines arriveront un à un, prendront leur place. Debout, à genoux, assis. Qu'importe. Belle diversité. La cloche actionnée par un frère nous relève tous ensemble et la voix un peu cassée d'un autre frère chante l'ouverture et nous invite avant la nuit à prier une fois encore, à chanter les saisissants psaumes 4 et 50, à prier pour nos frères dominicains dont c'est la fête aujourd'hui. Et à nous reposer dans la paix du Seigneur.

9 août

4
h.Vigiles
Que dire sinon rendre grâce de votre présence et de votre prière, Frères, au coeur de la nuit.
Accompagnés de quelques hôtes pour qui le désir d'être là est plus grand que le sommeil.
" Seigneur, ouvre mes lèvres..."
Prière, trois fois répétée, qui ouvre la journée. Nos premiers mots sont pour Dieu.
Comme à Cîteaux, Ubexy, Orval... et tant d'autres monastères.
Hymnes, psaumes si bien chantés qui aident au dépassement, à l'élévation de notre âme vers Dieu tout en confiant nos pauvretés et nos faiblesses. 
Psaumes qui deviennent si familiers et pourtant toujours neufs.

Laudes
Laudes et messe pour la fête des Martyrs, fête de Ste Bénédicte de la Croix (Edith Stein). A l'heure aussi où repose le cardinal Lustiger en la cathédrale Notre-Dame de Paris.
" Je vais l'entraîner jusqu'au désert et je lui parlerai au coeur " (Osée2,16)
C'est bien où nous sommes en effet mais comme les jeunes filles de l'Evangile (Mt25,1-13), sommes-nous prêts pour la venue de l'Epoux ?
"Veillons donc car nous ne savons ni le jour ni l'heure ".

Beau moment et bel accueil que celui où l'assemblée rejoint la communauté dans le choeur pour le temps de la liturgie eucharistique.
Oui, "prions ensemble au moment d'offrir le sacrifice de toute l'Eglise" et rendons grâce à Dieu.
Par un appel téléphonique qui sera quotidien, je partage ma joie à mon mari resté en Lorraine. Il me donne aussi quelques nouvelles. Tout va bien. A demain.

9h30
                

Voici déjà l'heure de Tierce. Dehors, les nuages sont bas et il pleut toujours. Où sont donc les montagnes ? 
La matinée est studieuse. Je prépare mon prochain commentaire d'Evangile hebdomadaire sur RCF: Abraham, le "mauvais riche et le pauvre Lazare" m'interpellent sans ménagement.
Qu'as-tu fait de ton frère ? Une vraie écoute de la Parole de Dieu, qui est aussi celle de nos frères, est la clef du bonheur dès maintenant et pour toujours.
J'essaye de trouver les mots simples pour transmettre cela. L'Esprit souffle bien à Tamié. Je suis la voix, simplement.

  12h15 Sexte
L'église est remplie de visiteurs. Il a fallu venir jusqu'ici. L'office de sexte, même court, est bien adapté pour une possible participation au chant des psaumes. Ce n'est pas le cas partout. Quant à la lecture, elle s'adresse bien à tous : "Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, de tout ton coeur...".

 Après le repas et la vaisselle, petite pause-café pour certains. Pour moi, c'est dans la "salle des revues" pour lire "La Croix" du jour. Occasion aussi d'échanges avec des hôtes. J'aperçois un frère dans le cimetière qui, sous la pluie, nettoie les tombes, ratisse les cailloux. Travail manuel si cher aux cisterciens. Aimons par tous les temps!

14h15 None
Psaumes des montées. "Puisses-tu voir Jérusalem dans le bonheur" (Ps127)

  - Visite au magasin de l'abbaye.
C'est bien évidemment l'heure de la tentation : livres, CD, cartes et gourmandises Monastic. J'ai cédé à tout. Sans excès. Le fromage, ce sera pour le dernier jour.
Il y a affluence et les affaires marchent sans doute bien car il y en a pour tous les goûts. Un enfant pleure pour avoir une petite Bible illustrée. Non! non ! puis la maman cède. Est-ce un mal d'avoir cédé ou un bien d'avoir acheté ? Dieu le sait.
Un frère bat sans peine le rappel pour inviter à venir voir la vidéo : "la vie au monastère... 20mn... la vie à l'intérieur du monastère....". Occupation, curiosité, intérêt. Peu importe. Aucun spectateur ne perdra une miette de ce qu'il voit et entend, savant mélange de belles images, d'activités des moines, du sens de leur vie et pour conclure de LA question et de LA réponse qui sont celles de tout homme.... (silence).... quelle question, quelle réponse ? Un chant nous aide :

 "Tu nous as fait pour Toi, Seigneur,
    
et notre coeur est sans repos
      
tant qu'il ne repose en toi
."

Que celui qui a des oreilles pour entendre...

Dehors, il fait gris. Il pleut toujours. Heureux sommes-nous chez qui tombe la pluie. Le lac Tchad lui, s'assèche désespérément.

 18h15.

Superbe office de Vêpres pour jour de fête. Très priant, très porté par les chants.

Acheté mon 6°CD des offices de Tamié souvent fort utiles pour soutenir la méditation de groupes de prière ou de réflexion. Et puis, en voiture, c'est bien aussi. Prier sans cesse.

 Repas. Complies.
Cette première journée a, je crois, été bonne, enrichissante et paisible. J'apprécie ce climat de prière et de silence difficile à trouver et à vivre dans le monde.

 10 août

- 6h30
St Laurent, martyr

Voilà, j'ai manqué le rendez-vous de Vigiles ! mais arrivée tôt avant Laudes, l'église est vide et silencieuse....
Pardon, Seigneur ! Ouvre mes lèvres....

Il a neigé sur les hauteurs ! Le temps est plus clair. Il ne pleut plus. Le soleil encore caché par quelques nuages, donne une température douce.

Téléphone. Problème de santé chez moi. La maman de mon mari est au plus mal. Elle a 95 ans, son coeur est faible. On craint la mort proche. Cela modifie quelque peu les projets (de vacances) des jours à venir et la peine est là aussi.

 Nous entendons ce matin l'Evangile du grain de blé et un beau commentaire sous forme de conte, écrit par un auteur danois.

 Petit grain de blé tranquille et au chaud dans son grenier qui souhaite vivre là des jours paisibles. Il se réjouit cependant lorsqu'on l'emmène à l'air libre. Voilà du nouveau... pourquoi pas ? Mais l'heure vient de la mise en terre, de la nuit, de l'étouffement, de la mort. - Ah ! non, pas çà ! - Petit grain de blé, sais-tu, dit Dieu que tu vas croître et te multiplier, donner du fruit ? - Pourquoi mourir ? je préférais mon grenier... - Pour croître, petit grain de blé, il faut te laisser mystérieusement transformer. Pour te laisser transformer, il faut mourir à ceque tu étais avant. Il faut mourir pour renaître.

Après l'intensité d'hier, je me disperse un peu ce matin. Je lis " La Croix" et fais quelques photos d'intérieur et dehors. Puis je reviens à ma table de travail où m'attendent la Règle de St Benoît et un Sermon de Guerric d'Igny.

Voilà le soleil et quelques coins de ciel bleu. Un peu de marche donc au programme de cet après-midi.

 Frère Pierre s'est fâché "tout rouge" ce midi au moment de la vaisselle. Le travail allait trop vite et ne lui semblait pas se faire dans le bon ordre. Mais si Frère, on a lavé les verres en premier ! Pas facile à gérer les hôtes, même de bonne volonté. Chacun a baissé le nez dans son torchon mais c'est clair, on avait tous raison !
Que dit donc la Règle au ch.46 ? Il y a aussi les ch.23 et 32 ...

Vêpres :  Il est bon d'attendre et de désirer  
          Après la pluie, voici le soleil.
A Vêpres, ce soir, il y avait un peu de retard
L'assemblée attendait ces moines qu'elle venait voir.
L'attente était palpable mais c'était une grâce
car elle nous donnait le temps d'écouter le silence,
de contempler le feu du tabernacle
et de désirer
pour certains, je ne sais qui, je ne sais quoi
pour d'autres, un dialogue indicible
pour tous, notre Dieu si lointain et si proche
qui ce soir-là,
passa par vous, Frères.
Nous vous en rendons grâce.

 11 août - - Ste Claire
Notre maman, prénommée Claire, est mourante. Je remonte vers Nancy dès demain.
Et au monastère, Frère Anthelme vient de décéder. Il est avec nous dans le choeur pour l'office de Tierce
Nous sommes tous confrontés un jour ou l'autre à ce difficile passage de nos proches, à ce "ravin de la mort", à la peine, aux souvenirs qu'ils laissent et à notre propre mort. "Le grain de blé doit tomber en terre..."
C'est bien aujourd'hui d'actualité. D'ailleurs le petit conte danois d'hier circule parmi les hôtes et porte déjà lui aussi ses fruits.

Je me souviens d'un jour, lors d'un témoignage que je faisais devant la communauté des frères de Cîteaux, j'avais moi aussi conclu mon intervention par un conte dont la réception m'a semblé bien meilleure que mes propos plus sérieux qui précédaient. Nous gardons tous au fond de nous-mêmes un coeur d'enfant, coeur sans doute bien proche de notre Dieu qui vit en nous et qu'il nous faudrait bien plus souvent laisser vivre. Nous nous barricadons tellement par pudeur, par manque de simplicité, par peur de l'autre.
" Ô Dieu, tu connais mon coeur," Ps138

12h15

    

Un moine veille le corps de Fr.Anthelme jusqu'à ce que, un à un, entrent ses frères pour l'office de Sexte. Comme d'habitude, inclination devant l'autel. Mais aujourd'hui, le regard et le pas s'attardent vers le frère qui est là couché, enveloppé de sa coule immaculée. Pour toujours.

12h30

Repas. Frère Pierre sollicite quatre volontaires pour rédiger la prière universelle de la messe de demain dimanche. je verrais bien une intention pour les laïcs cisterciens et les communautés monastiques qui les accueillent et les soutiennent. La préparation a lieu ce soir. Nous verrons. Ne rien imposer.
Parmi les hôtes, je retrouve Thérèse que j'avais accueillie en 2005 à Clairvaux, lors de la rencontre internationale des laïcs cisterciens. Elle en garde un grand et beau souvenir. Nous sommes bien heureuses de nous revoir. Elle fête ses 80 ans et comme elle ne voit plus guère, l'occasion m'est donnée de lui offrir le CD du texte de l'Evangile de St Matthieu que je m'étais acheté hier au magasin ! En voilà un bon usage.

Discrétion, timidité, désir de solitude, les relations entre les hôtes, avec des temps de présence variables, ne sont pas évidentes. Un petit pansement à faire, un conseil d'itinéraire de promenade sont de petites occasions qu'il faut saisir au vol avec simplicité mais qui donnent ensuite sourires et paroles fraternelles échangés. Nous ne sommes pas venus ici pour vivre la convivialité mais une certaine vie communautaire qui a le parfum de la fraternité.
Merci Frères de Tamié de votre hospitalité qui nous permet de vivre tout cela.

16h30 - Rencontre avec Frère Pierre.
Ce contact personnel, apparemment systématique, avec les hôtes qu'assure Frère Pierre n'est sûrement pas toujours facile. Que dire en quelques minutes ? Mais c'est une (bonne) porte ouverte par la communauté, via leur frère hôtelier, à tous ces hôtes qui viennent ici chargés de joies, de souffrances, d'espérance.
Mais à l'heure du départ, n'est-ce pas parfois trop tard pour écouter l'autre ? Cependant, il y a aussi tout le travail de l'Esprit pendant ces jours de retraite et la possibilité, si on l'ose, de rencontrer un frère. Un livre d'or aussi est ouvert...

  Préparation de la prière universelle.

Intéressant ! Chaque personne concernée y a un peu pensé avant de venir et arrive avec une idée d'intention. Finalement, ce sera autre chose ! Savoir lâcher prise...
5 personnes, chacune leur sensibilité. Il faut entendre les attentes mais savoir négocier aussi pour la bonne harmonie de la prière. Un peu de résistance ici, de la souplesse, là . C'est bon !
Quant à la répétition, le ton approprié n'est pas évident pour tous. Rien n'est laissé au hasard : texte, diction, déplacements. Frère Gaël est le chef d'orchestre avec sourire, beaucoup de diplomatie... et de fermeté.
Petit flash de vie fraternelle !

19h45 - Merci aussi ce soir à la communauté de nous permettre de venir prier au coté de Fr.Anthelme. Il aimait sa communauté, dites-vous, et il faut que cela resserre encore davantage les liens fraternels entre vous.
Le Christ, c'est bien toi pour ton frère et c'est ton frère pour toi. Quand la mort est là, il y a parfois le regret de ne pas avoir assez aimé...

 12 août.

Mon séjour à Tamié se termine par la messe dominicale.
Puissions-nous avoir d'aussi belles assemblées lors de nos célébrations en paroisse !
Beau témoignage de la communauté monastique accueillant particulièrement avec soin les enfants et les handicapés, les amenant au premier rang. Chants repris à pleine voix par tous, écoute attentive des petits assis sur les tapis... Qui que vous soyez, vous n'oublierez sans doute pas votre passage à Tamié.

Un bon samaritain, sollicité (énergiquement !) par Fr. Pierre me descend jusqu'à la gare d'Albertville. "Pourquoi çà tombe toujours sur moi ?" me dit Mme X... Je suis un peu confuse . Mais c'est avec beaucoup de gentillesse qu'elle rend ce service et je l'en remercie vivement.

Rentrée chez moi, la mort à notre porte, je garde et médite toutes ces choses en mon coeur.
En rendant grâce à Dieu pour son amour et de m'avoir donné des frères.

             

Denyse GUERBER
Abbaye de Tamié - Août 2007
Photos personnelles.                          

                

Mise à jour : Jeudi 3 Mai 2018, 12:26
Denyse dans 10 - ARCHIVES 2018 - Lu 6826 fois - Version imprimable
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