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Règle de saint Benoît - ch.46- lu le 26 mars

 RB 46 – Autres manquements

 Si quelqu’un, dans le travail, à la cuisine, au cellier, dans un service, à la boulangerie, au jardin, dans n’importe quel ouvrage et n’importe où, a fait une faute, brisé ou perdu quelque chose, ou commis n’importe quelle transgression, qu’il vienne aussi devant l’abbé et la communauté réparer spontanément et déclarer sa faute. Sinon, quand celle-ci aura été connue par un autre, il subira un châtiment plus sévère.

Mais si le péché est resté caché dans l’âme, on le découvrira seulement à l’abbé ou à des pères spirituels qui savent soigner leurs propres blessures et celles des autres sans les dévoiler ni les divulger.

                      

 Quelle lucidité et pédagogie chez saint Benoît ! A première lecture , ces exigences de la Règle peuvent sembler excessives et même s’adresser comme à des enfants. Mais enfants de Dieu, nous le sommes…

Il est bon de réagir à une première lecture. On y voit nos réactions spontanées, nos résistances, nos propres faiblesses.  Puis il faut tranquillement relire ce message d’amour, ce guide d’un père pour les siens.

                                 

- Quelques soient nos actions petites ou grandes, quelque soit le lieu, le moment, sentons nous responsables d’une œuvre commune : la communauté, la famille, le groupe. Attacher de l’importance à ce qu’on fait, savoir pour qui et pourquoi on le fait lui donne un sens. Et s’il y a faute, volontaire ou non, il est normal (mais parfois difficile) de le reconnaître et d’essayer de se corriger. C’est une démarche d’humilité mais c’est comprendre aussi que chaque petit pas en avant nous fait progresser.

- Nous ne vivons pas sur une île déserte mais en lien avec ceux qui nous entoure. Une chaîne dont un maillon s’use rend fragile l’ensemble. Un enfant ou un adulte qui pose problème trouble toutes les relations environnantes. Pour nettoyer notre jardin et le rendre apte à de belles cultures, n’attendons pas qu’il soit envahi par les mauvaises herbes… ou que notre voisin nous en face la remarque !

- Et puis, il y a « les choses cachées dans l’âme », plus profondes, plus sournoises, capables parfois de nous détruire à petit feu. Saint Benoît nous invite à trouver un ami, un frère, une sœur de confiance qui peut nous aider à y voir clair. « Heureux celui qui a un frère pour l’aider à se relever ». Rien d’humiliant, c’est tout simplement fraternel.

                                  

On pense aussi à la parole de Jésus : « Si tu as quelque chose contre ton frère, avant de prier, va d’abord te réconcilier avec lui ».

 Il y aurait évidemment encore beaucoup à dire sur ce passage de la Règle. Mais le mieux est de le mettre en pratique dès aujourd’hui. Ne tardons plus.

 Nous pouvons enfin relire une troisième fois ce passage de la Règle, en demandant au Seigneur, la grâce de l’humilité, de la vigilance, de la charité et en lui offrant notre joie de vouloir mieux l’aimer en aimant nos frères.

 DG

 

 

 

Mise à jour : Jeudi 23 Mars 2017, 19:09
Denyse dans 10- 02- REGLE de SAINT BENOÎT ( commentaires - Archives) - Lu 560 fois - Version imprimable
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