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Règle de saint Benoît - ch.7, 1-4 - 26 mai

 RB 7 – De l’humilité.

1-4  - Lu le 26 mai

          

 Ce chapitre est le plus long de la Règle. Pour saint Benoît, il en est le cœur. Si nous voulons entrer avec Dieu dans une rencontre en vérité, il va nous falloir accepter d’être humbles et pauvres. Thérèse de l’Enfant-Jésus disait : « L’humilité, c’est la vérité. »

Il nous faut prendre conscience que Dieu est tout dans nos vies : l’origine, le passé, le présent et l’avenir. Quelle réalité a cette présence dans notre vie ? Dieu a choisi, pour nous laisser libres, d’avoir une certaine invisibilité et de nous laisser le désirer et le chercher.

Adam à qui tout fut donné n’a pas su en profiter. Les enfants à qui on donne tout et plus ne savent pas apprécier la valeur des choses et pensent que tout leur est dû.

Avec Benoît, nous allons découvrir en quoi l’humilité est nécessaire pour grandir dans la foi mais aussi dans nos relations humaines.

Il ne s’agira pas d’étapes à franchir peu à peu mais d’associer au fil du temps diffèrentes couleurs à notre âme, à notre vie intérieure, la libérant de ce qui l’encombre pour trouver l’essentiel.

Il ne suffit pas de le décider pour y parvenir . Un moine qui entre au monastère a fait un pas décisif mais il va avoir ensuite toute sa vie pour épurer ses façons de voir et d’être.

Comme pour un couple, le mariage est un engagement, une promesse. Les années suivantes connaîtront des joies mais aussi des épreuves, des renoncements, des abandons. Il faut une réelle humilité pour accueillir l’autre tel qu’il est et l’aimer vraiment.

L’amour de Dieu comme celui pour les hommes peut combler. Ce ne sera pas sans peine. Mais le bonheur d’un couple qui s’aime toujours dans son vieil âge est indicible.

Dieu m’aime et m’attend. Tout m’est offert . Lui donnerai-je tout moi aussi ?

Alors, écoute… nous dit saint Benoît (Prologue 1)

 La divine Ecriture, frères, nous déclare hautement : « Tout homme qui s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé » (Lc14,11). Lors donc qu’elle dit cela, elle nous montre que tout élèvement est une forme d’orgueil, ce dont le prophète fait savoir qu’il se tient en garde, quand il dit : « Seigneur, mon cœur ne s’est pas élevé, et mesyeux ne se sont pas haussés ; je n’ai pas marché parmi les grandeurs ni parmi les merveilles qui me dépassent. » Mais qu’arriverait-il « si je n’ai pas d’humbles sentiments, si j’avais élevé mon âme ? D’être comme un enfant sevré vis-à-vis de sa mère, tel en serait le châtiment pour mon âme » (Ps130,1-2).

 C’est à l’Ecriture que saint Benoît donne déjà la parole par l’Evangile de Luc et le psaume 130 où le roi David prie le Seigneur. Nos journées devraient commencer par là aussi.

Et nous entrons d’emblée dans les phrases-choc. Il va falloir nous y habituer. L’Evangile bouscule. Réveille-toi, nous dit-il, le monde n’est pas ce qu’il voudrait laisser paraître : l’homme n’y est pas le maître mais un simple gérant. Ce que tu crois en haut se trouve en bas, ce qui est en bas est la première marche vers le haut. Un enfant est fragile quand il commence à marcher, il tombe et se relève, cherche une main sauveur. Voilà nos débuts dans notre pèlerinage vers Dieu. L’enfant n’a pas peur même si parfois il pleure. Mais il a confiance.

C’est avec le Seigneur que je me mets en route, il est ma source et ma force. C’est tout ce qu’il me faut pour gravir la montagne. Mais de là-haut, je le sais, on me l’a dit, la vue est superbe et imprenable.

 A suivre…

 

Denyse dans 02- REGLE de SAINT BENOÎT ( commentaires) - Lu 235 fois - Version imprimable
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