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Règle de saint Benoît - ch.7 - 4 octobre

 Règle de saint Benoît - 4 octobre

 Ch 7 (49-50) - De L'humilité
  (le sixième degré)

 Etre humble, cela ne va pas de soi.

 " Le moine se trouve content dans la pire et la plus vile condition et ... se considère comme un mauvais ouvrier et un incapable.(Lc17,10), se disant avec le prophète : "J'ai été réduit à rien; je suis devenu comme une bête devant toi, mais toujours je suis avec toi." (Ps 72,22,23)

 A cette remarque de saint Benoît assez difficile à comprendre et à accepter dans une perspective de bonheur, on peut associer le passage de l'Evangile selon saint Luc  où Jésus dit :" Quand vous aurez  fait tout ce que Dieu vous a commandé, dîtes-vous : nous sommes des serviteurs quelconques, nous avons fait notre devoir." (Lc 17, 10)

 La foi chrétienne peut sembler bien peu engageante vu sous cet angle s'il est mal compris. Quel parent n'essaye -t-il pas de valoriser son enfant, de le féliciter quand il fait bien, de l'encourager s'il est faible ? Dieu, notre Père, serait-il dépourvu de coeur, de compassion ? A un effort que nous ferions par amour, nous répondit-il comme un roi à qui tout est dû ?

 Notre relation à Dieu n'est pas simple effectivement. Et le premier mouvement de beaucoup d'hommes est d'éliminer ce gêneur qui semble bien autoritaire, peut-être tout-puissant et pourtant invisible.

Dieu nous dérange certainement en attirant notre regard sur nos limites et nos faiblesses. Il ne s'agit pas pour lui de nous dévaloriser, mais de nous aider à nous voir tels que nous sommes... et de nous aimer ainsi.

                     

Pensons  à nos désirs utopiques de vivre ailleurs, de faire autre chose, d'avoir un conjoint plus attentionné ou des enfants beaux et intelligents. Nous pouvons vivre toute notre existence sans être présent vraiment à la réalité et à la beauté simple de notre vie. Pris par nos soucis, par nos ordinateurs omniprésents, par les heures qui passent trop vite, nous ne voyons plus les belles couleurs de l'automne, notre enfant qui attend un câlin ou une histoire, notre proche dans la peine.

Nous ne sommes effectivement qu'un minuscule maillon de l'Histoire. Pas plus. Pas moins. Mais un maillon qui manque, c'est bien la chaîne qui casse. Nous avons un devoir d'amour et de fidélité là où nous sommes, à notre place modeste ou  en vue, mais toujours importante. C'est là notre grandeur.

 Mais ce chapitre peut nous emmener un peu plus loin encore. Notre connaissance de Dieu est infime. Jésus l'a souvent rappelé à ses disciples : " Vous ne savez pas ce que vous dîtes." Ne nous lassons pas d'aller à sa rencontre, de l'attendre, d'être prêt à l'accueillir . Le témoignage de nos frères comme le nôtre peut être un puissant révélateur de l'amour de Dieu. Mais tout comme nous avons à être humble dans notre vie et dans la foi, rappelons-nous que Dieu ne se révèle ni dans le tonnerre, ni dans les éclairs, mais dans "la brise légère" (Livre des Rois ch.19)

Et saint Benoît  réconforte toujours ses frères : quoiqu'il vous arrive, soyez toujours avec le Seigneur.

Notre paix, notre sécurité, notre grandeur  ne viendra pas de nous-mêmes mais de la grâce de Dieu.

 DG

© D.G 

 

                                                                                                      

Mise à jour : Samedi 13 Octobre 2018, 17:37
Denyse dans 02- REGLE de SAINT BENOÎT ( commentaires) - Lu 351 fois - Version imprimable
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