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Journal de l'humilité

 Journal de l’humilité

 Benoît STANDAERT, moine bénédictin

 Ed. Salvator, 2017
 238 p.

                                                         

 Benoît Standaert est moine de l’abbaye bénédictine Saint-André à Bruges. Bibliste et théologien, il a enseigné à Rome, à Jérusalem et en Inde. Aujourd’hui, il vit en ermite en Belgique.

Ce Journal relate sur près de dix années, les méditations de Benoît Standaert sur l’humilité, un thème qui lui tient à cœur depuis longtemps. Il ne nous présente pas là un sujet d’étude, mais bien une méditation profonde qui vient du cœur, des profondeurs : simples mots, phrases courtes tels qu’ils surgissent dans la prière. Parfois aussi une idée lui vient au réveil  ou en contemplant la nature au soleil du soir. Il la creuse, la médite finissant souvent en louange.

Comme le dit saint Paul avec force : « Si tu n’as pas la charité, tu ne peux rien », l’auteur revient sans cesse sur cette idée que la vraie humilité ouvre un chemin essentiel qui mène au Christ et à Dieu. L’humilité avait autrefois une connotation négative, peu estimable. C’était bien mal comprendre la Règle de saint Benoît (ch.7 en particulier) et les caractéristiques de la vie de Jésus où revient constamment la priorité donnée aux pauvres, étant lui-même le pauvre par excellence.

L’humilité suppose un désaisissement de soi-même, de sa volonté propre, une disponibilité totale à la grâce de Dieu, un accueil sans condition qui rejoint ainsi la charité , accueil du frère quel qu’il soit.

 A la lecture de ce livre, on prend conscience d’être bien loin d’une telle disposition d’esprit dont on sent la radicalité, l’exigence. L’auteur reconnaît lui-même que son mode de vie la favorise. Mais pour lui, elle n’est pas un poids, une contrainte mais plutôt une béatitude, une joie. L’humilité n’est pas un but en soi qu’il faudrait atteindre mais un état d’esprit et une façon d’être et de vivre. Elle n’est évidemment jamais acquise.

 Chaque passage est précédé d’une date et d’un titre qui souligne l’idée majeure et guide le lecteur. Nous y voyons certes plus clair sur ce que peut être l’humilité mais surtout, cette lecture est comme un bain qui lave, un parfum divin qui attire et séduit par la simplicité et la beauté du message que, par ses mots et sa prière, l’auteur nous transmet.

Extraits

 -    L’humilité n’est pas une vertu. L’humble, arrivé au stade dernier, est conquis, son centre est un autre,  sa vie est perdue, et son gain, c’est Dieu. (p.34)

-       
Le très humble, dans sa forme la plus parfaite est contemplé en Christ Jésus lui-même, le pauvre, l’humilié, et nous rejoignons cette humilité-là en la désirant certes, mais en la demandant comme une grâce. (p.40)

-   
[Saint Bernard de Clairvaux note trois degrés] : la première « heureux les pauvres en esprit » ouvre la porte à notre misère foncière ; la Béatitude des miséricordieux ouvre la porte sur notre solidarité et amour d’autrui ; la béatitude des « cœurs purs qui voient Dieu » nous donne accès à la contemplation . (p.41)

-   25 février 2014. Etre à Dieu sans plus. (p.80-81)

Dans le « presque rien », faire la découverte du rapport au « tout »…

Respirer l’infini.

Répéter le Nom. Amour. Abba. Jésus. Oui.

Ou encore : quelle contemplation remplit ton regard actuel ? Que vois-tu ?...

A quelle qualité de lumière s’arrête ton regard intérieur ?

Qu’est ce que voir pour toi, actuellement ? que tu te lèves ou t’assois, te couches ou marches dans la forêt ?

Silence.

Voir « Tout »…
Voir et bénir.

Adorer. Vénérer l’icône.
Humilité. Dieu. Le Nom.

DG

Denyse dans 01- LIVRES - REVUES - Résumés, extraits... - Lu 79 fois - Version imprimable
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