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Respirer notre vie

 Respirer notre vie
 Méditation à Orval

 Frère Bernard-Joseph SAMAIN
 Photographies de Cécile Bolly

 Ed. Weyrich,  coll. Présence - avril 2018
143 p.

           

 Voici un très beau livre : couverture, photos remarquables, mise en page, textes aérés…

Mais il y a tant de beaux livres sur les étals de nos libraires que celui-ci pourrait passer inaperçu.

Or, voici un livre interactif et pourtant il n’y a à l’intérieur, ni CD, ni DVD.  Un livre qui nous apprend à rendre positif un temps où « on ne fait rien », qui nous met en « posture d’arrêt ». Un livre à ne pas prendre à la légère car tout fait signe.

 Un peu avertis peut-être, mais l’introduction y prépare, nous allons entrer dans le jardin de pierre de l’abbaye d’Orval, lieu calme et retiré, qui ne s’offre qu’à celui qui y vient délibèrement, en silence, qui s’assoit  au ras du sol (ou prend la position zen)  et simplement regarde et respire. La vie.

Posture de simplicité, d’arrêt, d’abandon, d’accueil, d’attention, de repos … Ce sont les mots essentiels de Frère Bernard-Joseph. Mots-clés qui ouvrent les portes du silence intérieur.

 Nous allons avancer dans ce livre au rythme des mots et des images.

               Je respire

               s’ouvre un espace

               se donne une liberté   (p.18)

 En alternance avec quelques belles photos de l’abbaye, nous n’allons guère quitter ce jardin de pierre que nos yeux vont contempler sous tous ses angles. N’avons-nous jamais été saisi par un beau paysage qui nous laisse immobile et sans voix ? Les auteurs de ce livre nous offre ce miracle .

 Ce long poème, sorte de litanie, de rumination qui accompagne les images, nous invite à la lenteur, à la contemplation, à faire véritablement une expérience de méditation. Tout au long du recueil nous revenons aux mêmes images, aux mêmes mots au rythme de notre respiration.

                       Je respire

                        je savoure

                        la saveur de l’air

                       qui pénètre mes poumons

                        le passage de l’air

                        qui me quitte     lentement

                       
                        Je respire

                        me déplie

                        me délie

                        me simplifie    (p.92)

 Page 120 à 126, vers la fin du livre, petite pause témoignage de l’auteur pour nous parler fort à propos du silence cistercien, « acte positif d’accueil » et nous citer la parole de son maître saint Bernard :

«  Heureuse l’âme assez silencieuse pour entendre le murmure de la voix de Dieu Parle Seigneur, ton serviteur écoute. ». Opportunité de rappeler le sens de la vie monastique, l’importance des lieux et des heures.

On y rencontre aussi Guillevic car frère Bernard-Joseph  ne résiste pas à citer pour nous, quelques mots de ce poète du silence qui lui est cher ( « Silence. On aime. »), paroles qui le traversent et l’habitent au quotidien.

Puis le silence zen s’invite et s’associe : silence, poème, jardin de pierre, art monastique de l’environnement et de ces hommes de chant et de prière. Profondeur et dépouillement.

 Les dernières pages nous ramènent à notre contemplation dans ce jardin de pierre et de prière, « qui nous conduit au centre de nous-mêmes, nous ouvre un royaume. »

 Puisse-t-il en être ainsi pour vous lecteurs.

 DG

Denyse dans 01- LIVRES - Résumés, extraits... - Lu 63 fois - Version imprimable
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