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Un an dans la vie d'une forêt

 Un an dans la vie d’une forêt

 Observer le jeu des saisons, garder le silence, se fondre dans le microcosme…

 David G. HASKELL

  Ed. Libres Champs, 2016
  366 p.

                                                       

 David G. Haskell est biologiste, spécialiste de l'évolution et professeur à l'université du Sud (Tennessee).
 ll semble être aussi un botaniste hors pair. Pendant une année, jour après jour, il va observer  un mètre carré de forêt au milieu des Appalaches. Tout l’intéresse,à l’œil nu ou à la loupe : les herbes, les fleurs, les champignons, les mousses, les arbres, mais aussi, les tritons, les fourmis, les grenouilles, les oiseaux, les cerfs…

Chaque observation minutieuse, et retracée souvent avec humour, est l’occasion de suivre ces multiples vies en forêt qui se protègent les unes les autres ou parfois se dévorent , fondement d’une biodiversité équilibrée. Il note aussi les conséquences des activités humaines sur la nature.

Il expérimente même sur son propre corps, comme la plante elle-même, la pluie, le froid et se découvre bien plus fragile qu’une petite mousse, ou qu’une abeille. Pour le lecteur, il élargit ses constats par des explications simples concernant les lois de la nature.

« Un chef d’œuvre à lire absolument », disait Jean-Marie Pelt

Ce livre très bien écrit, se lit presque comme un roman : il y a de la vie, du suspens au fil des saisons, des incidents, des meurtres, des renaissances printanières extraordinaires.

Et c’est bien plus enrichissant que le meilleur thriller ! C’est sûr, nos promenades en forêt, notre souci de l’écologie, du respect de la nature vont s’en trouver bonifiés.

Ce livre, finaliste du prix Pulitzer, a reçu le prix de l’Académie des sciences des Etats-Unis.

DG

 Extrait  (p.190)

 C’est avec une certaine tension que j’avance dans la brume sur le chemin du mandala [ lieu d’observation ]. Entre chien et loup, je pose les pieds avec précaution et m’efforce de voir s’il n’y a pas de serpents sur le sentier. Les vipères cuivrées, Agkistrodon contortrix, sont les plus inquiétantes. Ces serpents sont particulièrement actifs durant les soirs d’été lourds, chauds et humides. Ce soir, leur casse-croûte favori a fait son apparition. Des centaines de cigales sont sorties des cachettes souterraines où elles se terraient jusqu’ici à l’état larvaire…
Ma peur des prédateurs a été probablement imprimée dans mon psychisme par des millions d’années de sélection naturelle. Les primates tropicaux dotés d’une piètre vision nocturne ne vivaient guère longtemps s’ils se comportaient avec désinvolture dans l’obscurité…
Une luciole m’accueille au moment où je m’assois. La petite lumière verte s’élève brusquement de plusieurs centimètres, puis reste stationnaire une ou deux secondes… Ce signal est l’entrée en matière de ce qu’il espère être une conversation avec une future partenaire.

Denyse dans 01- LIVRES - REVUES - Résumés, extraits... - Lu 334 fois - Version imprimable
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