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Lundi 12 Novembre 2018

Traité de l'Amour de Dieu

 L’Amour de Dieu

Saint BERNARD de CLAIRVAUX

(vers 1132-1135)

 Lecture continue avec extraits choisis – DG 2018 - © D.G -

     

 L’amour de Dieu … Voilà en effet le sujet le plus doux à goûter, le plus sûr à traiter et le plus utile à écouter…

1. Vous voulez apprendre de moi pourquoi et dans quelle mesure il faut aimer Dieu. Je vous réponds : la cause de notre amour de Dieu, c’est Dieu même ; la mesure, c’est de l’aimer sans mesure…

Il y a deux raisons d’aimer Dieu pour lui-même : d’abord parce que l’on ne peut rien aimer avec plus de justice ; ensuite parce que l’on ne peut rien aimer avec plus d’avantage...

Si donc, quand on cherche pourquoi aimer Dieu, on cherche son mérite, voilà le principal : Il nous a aimés le premier. (1 Jn 4,10)

2.Dieu accorde aux hommes ... des bienfaits innombrables ... : le pain, le soleil et l'air. Je dis les principaux, en raison non de leur supériorité, mais de leur nécessité; car ils concernent le corps.
L'homme doit chercher ses biens les plus hauts en cette part de lui-même par laquelle l'homme dépasse l'homme, c'est-à-dire en son âme. Ces biens sont la dignité, la science et la vertu...
J'appelle vertu le fait qu'il en vienne à rechercher sans paresse celui dont il tient son existence et à s'attacher fortement à lui après l'avoir trouvé.
L'homme doit chercher ses biens les plus hauts en cette part de lui-même par laquelle l'homme dépasse l'homme, c'est-à-dire en son âme. Ces biens sont la dignité, la science et la vertu...

J'appelle vertu le fait qu'il en vienne à rechercher sans paresse celui dont il tient son existence et à s'attacher fortement à lui après l'avoir trouvé.

                        © D.G

 Triple grandeur de l’homme.

L’homme doit chercher ses biens les plus hauts en cette part de lui-même par laquelle l’homme dépasse l’homme, c’est-à-dire en son âme. Ces biens sont la dignité, la science et la vertu… J’appelle vertu le fait qu’il en vienne à rechercher sans paresse celui dont il tient son existence et à s’attacher fortement à lui après l’avoir trouvé.      
                       
          
 © D.G         

  Grandeur reçue de Dieu.

Quelle gloire y a-t-il à possèder un bien sans savoir qu’on le possède ? … Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? (1Co4,7)… « Celui qui se glorifie, qu’il se glorifie dans le Seigneur »(1Co1,31), c’est-à-dire dans la vérité. Car « le Seigneur est vérité » (Jn 14,6).

4. Trois fautes à éviter

Il te faut savoir d’une part ce que tu es, et d’autre part ce que tu  ne l’es pas par toi-même ; tu éviteras ainsi ou de ne pas te glorifier du tout, ou de te glorifier vainement…
Il faut éviter avec grand soin cette ignorance qui nous ravalerait à nos propres yeux ; mais il faut se méfier tout autant, et même plus encore, de l’ignorance par laquelle nous nous surestimons…

[Plus grave encore est de] rechercher sa propre gloire à partir de biens qui ne sont pas à soi … Commis sciemment, c’est une usurpation au détriment de Dieu.

                              
© D.G

5. Quel homme, même sans la foi, peut ignorer que dans cette vie mortelle les biens nécessaires à son corps pour subsister, pour voir et pour respirer, ne lui sont fournis que par celui « qui donne la nourriture à toute chair » (Ps 135,25), « celui qui fait lever son soleil sur les bons et sur les méchants, et qui fait pleuvoir sur les justes et les injustes » (Mt 5,45)

7 – Au souvenir de ce verset : « Ma chair a refleuri, et de tout cœur je le célébrerai » (Ps27,7), elle désire joindre aux grenades de la passion, qu’elle a cueillies à l’arbre de la croix, les fleurs de la Résurrection, surtout pour que leur parfum engage son époux à revenir la voir plus fréquemment.

 Concentré extrême  du Cantique des cantiques , à ses termes symboliques où se mêle admirablement la vie de Jésus

                                   © D.G

  8. Jésus réside volontiers, il réside assidûment en un lieu où la grâce de sa passion et la gloire de sa résurrection sont l’objet d’une méditation assidue.

  9. « Le Christ meurt pour nos péchés, il ressuscite pour notre justification » (Rm4,25), il monte au ciel pour notre protection, il envoie l’Esprit (Jn16,7) « pour notre réconfort » (Ac 9,31), et il reviendra un jour (Ac1,11) pour parachever notre salut. Dans sa mort, il a montré sa miséricorde, dans sa résurrection, sa puissance.

 
10. Le réconfort de la mémoire
 Le réconfort de la mémoire ne manquera pas aux élus auxquels n’est pas encore accordé le rassasiement complet de la présence…  « La mémoire est donc le lot des générations qui se succèdent » (Ps 144,4) ; la présence celui du Royaume des cieux…

 11 - « J’ai gardé la mémoire de Dieu et j’y ai trouvé ma joie » (Ps 76,4)…
Ceux qui cherchent la présence de Dieu et soupirent après elle ont à leur portée en cette vie sa douce mémoire, non pas cependant pour en être rassasiés, mais pour que soit aiguisé leur appétit de la nourriture qui peut les rassasier. (Mt 5,6)

 Et c’est non sans une même ardeur que Bernard plaint ceux qui s’écartent de la foi , aveuglés par les tentations du monde. Ce chapître 11 est remarquable et à méditer car ne croyons pas que notre posture par rapport à Dieu soit toujours parfaite. Saint Pierre le croyait et pourtant n’a-t-il pas renié Jésus trois fois ? On remarque une fois de plus que la parole de Bernard est étroitement tissée de citations bibliques.

 Malheur à toi « peuple stupide et insensé » (Deut.32,5-6), toi qui n’as pas envie de la mémoire et redoutes la présence … « Ô parole amère, ô langage dur » (Jn6,61) : « Allez maudits au feu éternel ! » (Mt25,41)… Beaucoup de gens « s’écartent vivement » de cette voix et « ils s’en retournent en arrière » (Jn6, 67)…  « Cette parole est dure, qui peut l’écouter ? » (Jn6,61). C’est pourquoi la génération qui a manqué de droiture de cœur et dont l’esprit infidèle à Dieu préfère placer « son espérance dans des richesses incertaines » (1 Tim6,17) ne supporte pas d’entendre « parler de croix » (1Co1,10) et la mémoire de la passion lui semble trop lourde à porter…

                          
                         
 Biarritz © D.G

Saint Bernard compare ensuite la situation au terme de leurs vies de ceux « qui s’efforcent de plaire à Dieu » : « Quant à la génération des hommes droits, elle sera bénie. » (Ps111,2), « Venez les bénis de mon Père », et de ceux, « misérables esclaves » de Satan, qui ont manqué de droiture du cœur.

 12 -  Fidélité et bonheur de l’épouse du Christ

            
            Abbaye d'Orval   
© D.G      

 L’âme fidèle soupire avec ardeur après la présence et repose avec douceur dans la mémoire ; jusqu’au moment où elle se trouve en état de « contempler à visage découvert la gloire de Dieu. » (2Co 3,18)

 Saint Bernard, comme les Evangélistes d’ailleurs, nous aide à saisir cette dualité qui nous constitue en profondeur : La terre/le ciel , amour du prochain/amour de Dieu, la vie présente/la vie éternelle. L’un ne va pas sans l’autre et conditionne notre « repos » en Dieu.

 C’est vraiment ainsi que l’épouse du Christ, sa colombe (Ct 5,2), trouve pour elle en cette vie le repos, et « elle dort entre les deux héritages ». (Ps 67,14)

                           Resterez-vous au repos derrière vos murs
              quand les ailes de la colombe se couvrent d’argent,
              et son plumage de flammes d’or …. ?

13 -  Immensité de l’amour du Dieu-Trinité

         
         La Trinité -
         Caen – Abbatiale de l’Abbaye aux Dames 
© D.G

… Une miséricorde si grande et tellement imméritée, un amour si gratuit et prouvé de la sorte, une considération tellement inattendue, une bienveillance à ce point invincible, une douceur si étonnante…

Dieu aime, et il aime de tout lui-même, car c’est toute la Trinité qui aime, si pourtant on peut parler de « tout », à propos d’un sujet infini, incompréhensible ou, de toute manière, simple.

14 - Les bienfaits de Dieu, créateur et sauveur

              

             L’agneau pascal – 
            Rouen – Porte du Gros horloge  
© D.G

Il n’y a pas à s’étonner que l’incroyant, en raison d’une moindre connaissance de Dieu, lui montre moins d’amour… Alors qu’en sera-t-il pour moi qui considère mon Dieu non seulement comme celui qui m’a donné gratuitement la vie, s’en occupe avec largesse, me réconforte avec bonté, me dirige avec sollicitude, mais de plus me rachète aussi avec surabondance, me sauve, me comble et me glorifie pour toujours, comme il est écrit :

 «  Elle est abondante sa rédemption. » (Ps 129,7)

 «  Nous attendons comme Sauveur notre Seigneur Jésus-Christ qui transformera notre corps de misère pour le rendre conforme à son corps de gloire. » (Ph 3,20-21)

 «  Les souffrances de ce temps sont sans comparaison avec la gloire future qui se révèlera en nous. » (Rm 8,18)

 «  Notre épreuve actuelle est provisoire et légère : elle nous prépare, au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire, à nous qui considérons non pas les réalités visibles, mais les invisibles. » (2Co 4, 17-18)

 On peut, une fois encore, remarquer combien les écrits de Bernard s’appuient sur la Parole de Dieu. C’est sa connaissance remarquable des textes bibliques qui assure sa foi, qui en fait la charpente et le cœur. Il n’y a pas, pour nous,  d’autre chemin primordial si nous voulons nourrir notre foi.

Est-ce que j’ai en moi les mêmes convictions que saint Bernard ? 

15 – La reconnaissance de l’amour.
« Que rendrai-je au Seigneur pour tous ses bienfaits ? » (Ps 115,12)
 
                
                Carmel de Plappeville (Moselle)

La raison et la justice naturelle incitent à se livrer entièrement à celui de qui on tient tout ce qu’on est, et insistent sur le devoir de l’aimer de tout soi-même. Mais la foi me prescrit d’autant plus l’obligation de l’aimer que je comprends mieux qu’il mérite d’être estimé plus que moi-même, mais en plus il s’est donné aussi lui-même…

Pourquoi l’œuvre n’aimerait-elle point son artisan, si elle a la faculté d’aimer ? Et pourquoi pas de toutes ses forces, puisque sans sa faveur elle ne pourrait rien du tout ?... « Que rendrai-je donc au Seigneur pour tous les bienfaits dont il m’a comblé ? »

16 – Aimer Dieu sans mesure

             

 Passage, ô combien célèbre, qui nous révèle l’intensité de la foi de saint Bernard et la perception qu’il a de l’ amour infini de Dieu.

 « Dieu nous a aimés le premier » (1Jn 4,10), lui si grand, il nous a aimés tellement, gratuitement, des gens si petits. Eh bien ! Pour de tels gens, la mesure d’aimer Dieu, c’est de l’aimer sans mesure. Puisque l’amour qui s’adresse à Dieu s’adresse à l’immensité, à l’infinité – car Dieu est infini et immense – quelle devrait donc être, je te le demande, la limite ou la mesure de notre amour ?

N’oublions pas que notre amour à nous n’est plus un versement gratuit mais le remboursement d’une dette. Nous sommes donc aimés par l’éternité, aimés par « la charité qui surpasse la science » (Eph. 3,19) ; aimés par Dieu « dont la grandeur est sans limite » (Ps 144,3), « dont la sagesse est sans mesure » (Ps 146,5), dont « la paix surpasse toute intelligence » (Ph 4,7; et en échange, nous allons offrir un amour mesuré ?

 « Je t’aimerai, Seigneur, ma force, mon soutien, mon refuge, mon libérateur » (Ps 17,2-3)… « Mon Dieu, mon secours » (Ps 17,3) je t’aimerai pour le don que tu me fais, et à ma mesure, bien au-dessous de ce que je dois, mais non pas certes au-dessous de ce que je peux. Bien que je ne puisse donner autant que je dois, je ne saurais aller au-delà de ce que je peux. Je pourrai davantage quand tu voudras bien me donner plus, jamais cependant autant que tu en es digne.

17 – Aimer Dieu à cause de lui ou pour nous ?

Ce n’est pas sans récompense qu’on aime Dieu, bien qu’on doive se garder de l’aimer en vue d’une récompense. La véritable charité … ne recherche pas son avantage (1Co 13,5). Elle est un attachement non un investissement… Le véritable amour se suffit à lui-même. Il a sa récompense qui n’est autre que l’objet aimé…

Le véritable amour ne recherche pas sa récompense, mais il la mérite. Oui, la récompense on la propose à qui n’aime pas encore, on la doit à qui aime, on l’accorde à qui persévère… Si [l’âme] cherche autre chose, sûrement ce n’est pas Dieu qu’elle aime.

                        

 L’amour pur peut être un but. On peut s’en approcher mais sans doute pas atteindre une totale abnégation. La jeune maman attend le sourire de son nouveau-né, la nouvelle épouse l’élan du cœur de son époux. Ce n’est que justice. Et quelle souffrance qu’un amour qui ne reçoit rien en retour !
Ce n’est donc pas une faiblesse chez l’homme que d’espérer l’amour de Dieu en réponse à sa quête.
Aimer l’autre avant tout pour le bien de celui qui est aimé. Le reste sera donné.
Aimer Dieu pour ce que la foi nous en fait entrevoir. Et donner aux autres, par notre témoignage, le goût de l’aimer aussi.

18 - L’insatiable convoitise humaine

 Nous avons tous très certainement au fond de nous le désir d’atteindre ce qu’il y a de mieux, mais notre liberté nous aveugle et nous perd …

           
              
    Jugement dernier – Conques (Aveyron)

 Quelque soit [la chose] dont on s’assure la possession, on n’en continue pas moins à désirer celles qu’on n’a pas et à soupirer sans répit après celles qui manquent encore. Il arrive ainsi que l’esprit vagabond se fatigue vainement à courir çà et là à travers les amusements variés et mensongers du monde, et s’épuise sans se rassasier…

 Tu prends le mauvais chemin et tu mourras bien avant que cette marche en rond te conduise au but souhaité.

 19 – Les créatures ou leur Créateur ?

 Il est naturel que [les impies] recherchent de quoi apaiser leur désir, mais leur folie est de rejeter avec mépris ce qui les rapprocherait de leur fin : je parle de fin, non pas d’épuisement mais d’achèvement. C’est pourquoi ils se hâtent non pas vers l’achèvement d’une fin bienheureuse, mais vers l’épuisement d’une peine perdue, ceux qui, trouvant leurs délices dans l’apparence des créatures plus que dans leur Créateur, désirent parcourir d’abord l’univers et faire l’expérience de chaque être avant de se soucier de parvenir au Seigneur même de l’univers.

                  

 Nous privilégions souvent un bonheur proche et qui sera peut-être source de soucis et sans fruit (« peine perdue »)  au détriment d’un bonheur qui s’éprouve dans la durée mais en sortira grandi. Saint Bernard parle ici du bonheur en Dieu , bien suprême. Mais ces choix nous les expérimentons souvent dans notre vie quotidienne. C’est humain mais nous sommes appelés à la sainteté.

 « Tu es le Dieu de mon cœur ; ma part, c’est Dieu pour toujours. » Ps 72,26

20 - Soumettre la convoitise au jugement de la raison.

Ceux qui prétendent obtenir la jouissance de tout ce qu'ils désirent, parcourent un long chemin, se donnent beaucoup de peine, mais en vain, et ne peuvent jamais obtenir la satisfaction de toutes leurs prétentions... "Vérifiez tout ce qui est bon, retenez-le" (1Th 5)...

 Ceux dont la raison ne précède pas la marche, courent sans doute, mais en-dehors de la route, et par suite, au mépris du conseil de l'Apôtre, "ils ne courent pas de manière à atteindre le but." (1Co 9,24)

21 - Dieu seul peut combler le coeur de l'homme - L'âme qui cherche Dieu

" Qui aime l'argent n'en sera pas rassasié"
(Eccl.5,9); mais "ceux qui ont faim et soif de la justice, eux seront rassasiés (Mt 5,6)... "Mon âme bénit le Seigneur, qui comble de biens ton désir." (Ps 102). Il comble de biens, il incite au bien, il garde dans le bien; il prévient, il soutient, il comble. C'est lui le principe de ton désir, c'est lui l'objet de ton désir.
                               

22 -  L'âme qui cherche Dieu

 « Tu es bon Seigneur, pour l’âme qui te cherche » (Lam.3, 25). Que sera-ce donc pour celle qui te trouve ? Car voici la merveille : personne n’est capable de te chercher s’il ne t’a d’abord trouvé.

 On retrouve les mêmes propos :

-         chez Saint Augustin – 5ième s. : «  Car on le cherche pour le trouver d’une façon plus douce, et on le trouve pour le chercher avec plus d’avidité encore. »

-         chez Pascal – 17ème s.  : « Console-toi, tu ne me chercherais pas si tu ne m’avais trouvé » - Pensée 736

                                                   

23 – Les degrés de l’amour

- Premier degré de l’amour : l’homme s’aime pour lui-même.

   ¤ Amour de soi.

       Avant tout, l’homme s’aime lui-même pour lui-même… un fait inhérent à la nature.

« Il ne faut rappeler à personne qu’il doit s’aimer » (St Augustin, note 2 p.118)

   Mais si cet amour naturel se met … à se déverser avec excès… aussitôt l’opposition d’un commandement réprime cet excès en disant : «  Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » (Mt 22,39)

     ¤ Amour du prochain.

         Que [l’homme] se permette tout ce qu’il veut à condition de se souvenir de l’obligation d’en accorder tout autant à son prochain… Alors ton amour sera à la fois équilibré et juste… C’est ainsi que l’amour charnel devient aussi social, quand il s’élargit en vue du bien commun.

 24 – Au moment où tu partages avec ton prochain, il peut t’arriver de manquer même du nécessaire, alors que feras-tu ? Quoi sinon demander « en toute confiance » (Ac 4,29) « à celui qui donne à tous en abondance et sans reproche » (Jc 1,5), qui « ouvre la main et comble de bénédictions, tout ce qui vit » (Ps144,16) ?

 D’ailleurs, il dit : « Cherchez d’abord le Royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît » (Lc 12,31)

                    A suivre...

 

Denyse - rubrique 03 - Saint BERNARD de CLAIRVAUX - Traité de L'AMOUR de DIEU (Extraits choisis) - Version imprimable - Permalien - 0 commentaires

Dimanche 11 Novembre 2018

                            
                         Abbaye de Fonfroide (Aude) © D.G

       

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                ( octobre - novembre 2018  )

 
   
  ¤  02 - REGLE de SAINT BENOÎT
     
      - RB 31, 1-12 , lue le 7 novembre : Le cellérier
      - RB 13, 12-14  , lue le 17 octobre : Notre Père...
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     -  RB 7, 1-4 ,
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     -  RB 4 ,
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      - RB 1 ,
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      - RB 60 , lue le 14 avril : "Ami, pourquoi es-tu venu ?"
   


     
¤ 03 - SAINT BERNARD de CLAIRVAUX 

               Traité de  l'Amour de Dieu  
               (lecture suivie - Extraits choisis)
               Chapitres 1 à 23-24 ( Les degrés de l'amour)
   

     ¤ 04 - REVUES MONASTIQUES et CISTERCIENNES

            -  
Les Amis des Monastères n° 196 – oct.2018 
                    L’amitié monastique à l’œuvre.
       
     
 - Les Amis des Monastères n° 195 - juillet 2018        

                    Bibliothèques de communautés religieuses

       - Collectanea Cisteriensia 3 / 2018 
                    Olivier Quenardel : Vie intérieure : comment grandir dans notre vie de prière sous le regard de Dieu.          


  ¤ 01- Recensions de LIVRES et  revues 
(notre avis) :

                            ANNEE  2018

 
- Le Livre des Proverbes
   Mon ABC de la Bible
   David-Marc d'Hamonville
   
Ed. du Cerf, 2018

    


- 40 jours avec Maurice Zundel et les pères du désert
         Un chemin de croissance humaine et spirituelle
     Père Patrice GOURRIER - Jérôme DESBOUCHAGES
        Coll. Points Vivre 2018

    
  - Collectanea Cisterciensia 3/2018
    - Olivier QUENARDEL 
    Vie intérieure : comment grandir dans notre vie de prière sous le regard de Dieu ?

     

 - L’Evangile célébré

     Enzo BIANCHI - Goffredo BOSELLI

      Ed.Lessius (Jésuites), 2018


    

 - Journal de l’humilité 

  Benoît STANDAERT, moine bénédictin

    Ed. Salvator, 2017

          
 
 - 
Dans la forêt  (roman) 
    Jean HEGLAND
       Ed. Gallmeister, 2018

       

  - Chercheurs de Dieu
    Moines au XXIème siècle
     Jacques TYROL
       Ed. Salvator 2018

      

 - Edith Stein
     Bernard Sesé
      Ed. Artège 2017

      

 - Missionnaire en Afrique
  ou l’aide humanitaire à l’épreuve du temps

    Antoine HÜE
     Ed. Parole et Silence, 2017


        

 -  Vivre sans pourquoi
    Itinéraire spirituel d’un philosophe en Corée
      Alexandre JOLLIEN
      Ed. du Seuil, 2015 – Coll. Points

      

 - Et moi, je te dis : imagine !
   L’art difficile de la prédication

   Nicolas STEEVES – Gaetano PICCOLO
    Ed. du Cerf, 2018

             

- Respirer notre vie
    Méditation à Orval
    Frère Bernard-Joseph SAMAIN
    Photographies de Cécile Bolly
     Ed. Weyrich,  coll. Présence - avril 2018

     

  - Le petit livre pour parler des sans-abri
       Dr Xavier EMMANUELLI – Sophie BORDET-PETILLON
       Rémi SAILLARD


       Bayard Jeunesse, 2018

            


    - Voix sacrée
      Instrument de l’âme

         Sœur Marie KEYROUZ
         Ed. Bayard, 2017

       
  - Consolation
    Avis de recherche
     Monique DURAND-WOOD
     Ed. du Cerf, 2018

     

 - Marie Noël  Abbé Mugnier
      J’ai bien souvent de la peine avec Dieu
    Correspondance
      Ed. du Cerf, 2017

             


    - Confession d’un jeune moine
       Oliveto GERARDIN
         Bayard, 201

      
   
-  Comment sauver la planète à domicile
       
L'art de vivre selon Laudato si
       Adeline et Alexis VOIZARD 
         Ed. Emmanuel 2018

       

    -  La Saga d'Abraham
         Bruno Régent
 
        Ed. jésuites - Fidélité 2017

        

     -  L'Eglise de demain
         
Pape François
         
avec Antonio Spadaro
            Mame, 2018

         
        

  - Le Mont ATHOS
      Une expérience spirituelle
      Fabian DA COSTA
      Ed. Dervy, 2017

       

 - N'oublions pas Tibhirine
   Quinze ans avec les martyrs de l'Atlas
   Jean-Marie LASSAUSSE
    Bayard, 2018

    

 - Le plein silence
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Les huit montagnes
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     Stock 2017
       
     

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  - Comment être chrétien dans un monde qui ne l’est plus.
     Le pari bénédictin.

    Rod DREHER
    Artège 2017


         

   -  La foi qui reste
          Jean-Claude GUILLEBAUD
           Ed . L’Iconoclaste , 2017

             

  - Le Mont Athos et Valaam
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          Boris ZAÏTSEV
          Editions des Syrtes, 2017

            

   - Psychothérapie de Dieu
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            Ed. Odile Jacob, sept.2017

         
 

   ♥♥♥  - Le temps des moines
                Clôture et hospitalité
              Danièle HERVIEU -LEGER
              Puf, 2017


       

     - M pour Mabel
         Helen MacDONALD
          Editions Fleuve, 2016

     
  -  Saint  Benoît
       Jacques de GUILLEBON

 Coll. Les grandes figures de la spiritualité chrétienne
 Livre +  CD (textes lus par Michael Lonsdale)
 Ed. Presses de la Renaissance, 2016

    

Sur les monts du Caucase

 Dialogue de deux solitaires sur la prière de Jésus

 Hiéromoine HILARION (Domratchev)

 Préface du métropolite Hilarion de Volokolamsk

 Traduit du russe par Dom André Louf

 Editions des Syrtes 2016

           

 - Laisse Dieu être Dieu en toi
   Petit traité de liberté intérieure

  Jean-Marie GUEULLETTE
  Ed. du Cerf – Points Vivre – Rééd. 2016

  
 
 
- Martin Luther
    Son cheminement, sa conversion et ses convictions

    William CLAYTON
      Editions CLC France, 2017

         

 ♥♥♥♥
  ♥♥♥♥   ♥♥♥♥
 
Le Chemin du cœur – L’expérience spirituelle d’André Louf (1929-2010) 
 Charles WRIGHT

 Ed. Salvator, 2017

    

  -  
Dom Lambert Beauduin, visionnaire et précurseur (1873-1960)
       Un moine au cœur libre

      Jacques MORTIAU – Raymond LOONBEEK
      Editions du Cerf - Histoire, 2005
      Editions de Chevetogne

             

 - Une vie simple
 [Rencontre avec la communauté monastique d’Enzo Bianchi ]
  Alexis JENNI – Nathalie SARTOU-LAJUS
  Albin Michel, 2017

           

 
- Manipulateurs
     Les personnalités narcissiques – Détecter, comprendre, agir

    Pascal IDE
    Editions Emmanuel, 2016

      

- La vie plus forte que la mort
 
Un mois avec des chrétiens en Syrie

  Yaël Jeanblanc
     Ed. EdB 2017
                

 -
Kabuliwallah
  Rabindranath TAGORE

 
       

 - Le Jardin des sens
   Nathalie NABERT
   Editions Albin Michel, 2011
 
         

  - Jésus est-il vraiment ressuscité ?
     Bernard LEGRAS

   Préfaces de J.C Petitfils et de Mgr J.L Papin
   Editions Pierre Téqui, 2015


    


- La Force du silence
  contre la dictature du bruit
 
Cardinal Robert SARAH
   Ed. Fayard , 2016
     
      

- Grains de sel
   Pasteur James WOODY

   Ed. Actes Sud « le souffle de l’esprit », 2016
 
            


- En pleine lumière - Carnets spirituels
 
 Christiane Rancé

  
Ed. Albin Michel 2016
             
                  
                           
               
                     ANNEE 2016 


- Lettre à ma belle-fille catholique pour lui expliquer le protestantisme

    Antoine NOUIS
    Ed. Labor et Fides, 2016

  
- Sagesse cistercienne
   900 ans de fécondité spirituelle
   Dom Olivier QUENARDEL

   Abbé de Cîteaux
   Ed. Médiaspaul, 2016

- L’Evangile de Luc
 Mon ABC de la Bible
  Luc Devillers
  Cerf  2016

 - Les paraboles de Jésus
    Un trésor à redécouvrir
   Jean-Pierre PREVOST
   Ed. Bayard 2016

-  Petit pays (Roman)
    Gaël FAYE
     Ed.Grasset, 2016 

            
- Règle de saint Benoît
  Texte intégral et introduction
 
Dom GUILLAUME, moine cistercien trappiste
  Ed. Salvator 2016


     
-  Le grand méchant renard
    Benjamin RENNER

     Ed.Delcourt 2015
       
♥♥  Le Grand méchant renardNouvelle édition oct.2016 : livre cartonné et augmenté (251p.) d'une deuxième histoire : "Il faut sauver Noël"

 -  Athos, la Sainte Montagne
   Ferrante FERRANTI
   Ed. Desclée de Brouwer, 2015

 
- Le Discernement des esprits
    Presses de la Renaissance, 2016
    Collection "Sagesse des Chartreux

   - Cette obscure clarté
     Colette NYS-MAZURE
     Ed. Salvator 2015

   - La passion du livre au Moyen-Âge

      Sophie CASSAGNES-BROUQUET
       Ed. Ouest-France 2015

    - La Nuit
        Elie WIESEL
        Editions de Minuit -  publié en 1957, réédité en 2007.

      Réédition 2015  – Coll. de poche n°42
     

  - Petit traité savant de la coccinelle
   Textes et photos Henri JOANNET
   Ed. Equinoxe 2016

     
- Trousse spirituelle des premiers soins
   Jean-Paul Simard 
    Médiaspaul, 2016

- Pourquoi je suis moi ?
  Les grandes questions sur l’être humain éclairées par un regard chrétien.
  Editions Bayard Jeunesse 2013 – Collection filotéo.
  135 p.
   Documentaire à partir de 8/10 ans.


 - Tibhirine, l'héritage
 
 Préface du Pape François
   Direction d’ouvrage : Christophe Henning
   Bayard Editions, 2016

          

 - Trouver le juste équilibre
   Vers une vie épanouie

   Anselm GRÜN
    Ed. Médiaspaul, 2016

 - Dieu est amitié
    La spiritualité d’Aelred de Rievaulx

      Xavier MORALES
       Editions Salvator, 2016 – Petite bibliothèque monastique

  - La République, l'Eglise, l'Islam
    Une révolution française

    Rachid BENZINE – Christian DELORME
    Editions Bayard, 2016

  - L'Islam
    Michel Reeber
 
   Les Essentiels Milan, 2013
    (Rubrique Livres 071, sur ce blog)

   - Petit traité de la prière silencieuse
  Jean-Marie Gueullette
  Albin Michel, nouvelle édition 2015

L’Abbaye de Clairvaux 
   Le corps et l’âme 

   Didier CONVARD – Eric ADAM – Denis BECHU 
   Ed. Glénat, 2015 BD – 47 p.

Histoire de la Syrie
   1918 à nos jours

   Xavier BARON
   Editions Tallandier, 2014

 
-  La Miséricorde
    Notion fondamentale de l’Evangile – Clé de la vie chrétienne.
   Cardinal Walter KASPER
   Editions des Béatitudes, 2015

-  Le Visage de la Miséricorde
   Bulle d'indiction de l'Année Sainte de la Miséricorde
   Pape FRANCOIS
   Editions Salvator 2015

 
                                   ANNEE 2015

  -  L'Âme du monde 
     Frédéric LENOIR
     Pocket 2015

   - La Méditation
     Fabrice MIDAL
     PUF 2014 – Coll. Que sais-je ? 

   - Revue " Le Monde de la Bible" n° 214 – sept-oct-nov.2015
     Mourir pour Dieu dans le judaïsme, le christianisme, l'islam.

   - L’Avenir de Dieu    
    Jean DELUMEAU
     CNRS - Editions 2015

 Trois figures féminines dans la vie de saint Benoît
    Frère Michael Davide SEMERARO
    Vie monastique n°49 - Abbaye de Bellefontaine  

 - Petite introduction à l'islam
   Pierre CLAVERIE
    Ed. Cerf, 2010

Méditer avec saint Bernard 
   Une pensée par jour. 

Introduction à la vie priante
  Dom Olivier QUENARDEL, Abbé de Cîteaux
  Entretiens avec Véronique Dufief - Préface du Frère Aloïs, Prieur de Taizé.
   Ed. L’Echelle de Jacob, 2011

-  ♥ Le P’tit Bonhomme des Bois
   Pierre DELYE – Martine BOURRE
    Didier Jeunesse, 2008
    Un GRAND livre pour les petits (2-6 ans)

 - Le Monde de la Bible
   Histoire, art, archéologie
   N°213 : juin-juillet-août 2015
    "Paradis perdus, promis"

 Vie des moines au Moyen-Âge
   Maurice MEULEU 
  Editions Ouest-France, 2014

 - La Règle de saint Benoît - Chemin de vie pour les laïcs
   Pierre-Alban DELANNOY
   Albin Michel, 2015

 - Saint Bernard, dernier Père de l’Eglise
   Thomas MERTON , moine cistercien
   Editions Salvator 2014

 - Le Patrimoine juif en France - Synagogues et lieux de mémoire
   Textes et photographies de Charles SZLAKMANN
    Editions Ouest-France 2013

 - Le prêtre et l’imam
   Entretien avec Antoine d’Abbundo
   Christophe ROUCOU – Tareq OUBROU
   Préface du cardinal Jean-Louis Tauran
   Ed. Bayard 2013

 - Méditations au silence - Trente jours à l'écoute des chartreux
   Nathalie NABERT
   Ed. Medispaul,  2014

 Thérèse d'Avila, de la crainte à l'amour
   Jean-Jacques ANTIER
    Ed. Perrin, 2003

 - La Passion de Thérèse d'Avila
   Christiane RANCE
   Ed. Albin Michel 2015

 Les moines ont-ils encore un avenir ?
   Armand VEILLEUX, moine cistercien trappiste
   Ed. Salvator 2014

  - Dieu au vif - Sur le chemin où Tu m'espères
    Colette NYS-MAZURE
    Ed. Médiaspaul 2014

 - Assise - Une rencontre inattendue
   François CHENG
   Albin Michel , 2015

  -  Les Juifs et la Bible
    Jean-Christophe ATTIAS
     Ed. Fayard 2014

 
                 ANNEE 2014


Franc Parler du christianisme dans la société d'aujourd'hui
  François BOESPFLUG-  Entretiens avec Evelyne Martini
  Ed. Bayard 2012

 
Saint Séraphim de Sarov, le Flamboyant
   Pavel TOUJILKINE
  Ed. Salvator, 2014

 
- Jean VANIER - Portrait d'un homme libre
    Anne-Sophie CONSTANT 
   Albin Michel 2014

 Le bouddhisme, une philosophie du bonheur ?
   Philippe CORNU
   Editions du Seuil, 2013

20 clés pour comprendre  le judaïsme
   Editions Albin Michel 2013 (format poche)

Et n’oublie pas d’être heureux.
  Abécédaire de psychologie positive.
  Christophe ANDRE
  Ed. Odile Jacob, 2014

Quand Dieu ne répond pas 
  Une réflexion biblique sur le silence de Dieu
  Pierre COULANGE
   Ed. du Cerf , 2013

L'extraordinaire originalité du christianisme
 
 Guillaume JEDRZEJCZAK, 
moine cistercien trappiste
  Edition Salvator, 2014

  - Abbaye Notre-Dame de Cîteaux (Côte d'Or)

     - un livre : Abbaye Notre-Dame de Cîteaux - 
                       Haut lieu de spiritualité vivante.
     - un DVD : Cîteaux, un arbre de vie

Prière et vie spirituelle -
 
Textes des Pères syriaques

  Sébastian BROCK
  Ed. de l'Abbaye de Bellefontaine, 2011 - Spiritualité orientale n°90

- Nouveaux styles d'évangélisation
  Enzo BIANCHI
  Editions du Cerf, 2013

- La presqu'île interdite - Initiation au Mont-Athos
  Alain DUREL
  Albin Michel,2010 - Réédition en poche, 2013

 VLADIMIR  GHIKA, Professeur d’espérance
  Francisca BALTACEANU – Monica BROSTEANU
  Ed. du Cerf 2013

 
                            Année 2013

 - Ecrits spirituels 
   Frère Raphaël Arnaiz BARON
   Editions du Cerf, 2008

 - Hildegarde de Bingen - La puissance et la grâce
    Lucia TANCREDI
    Nouvelle Cité, 2012

 - Lire les Evangiles au temps de l'Avent et de Noël
   Raymond E. BROWN
   Ed. Cerf, 2008

 - Magnificat - Action de grâce de Marie
   René LAURENTIN
   Ed. François-Xavier de Guibert, 2011

- 50 clés pour comprendre Marie
  Editions Bayard, 2010

 - L' Ancien Testament pour les nuls
   Eric DENIMAL
   First Editions, 2011

 - La messe de tout le monde
   Sans secret, ni sacré, ni ségrégation.
  Jean-Noël BESANCON
  Cerf, 2009

- Un moine comtois à pied vers Notre-Dame des Ermites
  (Einsiedeln, Suisse)
  Frère Benoît, moine de Notre-Dame d’Acey
  Ed. L’Harmattan, 2013

- Entretiens - Saint Bernard de Clairvaux - Un homme d'aujourd'hui
 Textes recueillis et présentés par J.F. FYOT (Arccis)
  Editions du Signe 2012

 Les Cisterciens Fr.Luc BRESARD 2013

Les Bénédictins - P. Philippe ROUILLARD - 2012
  Editions Jean-Paul Gisserot

 - Vivre de la spiritualité cistercienne
   Fr. Hervé BRIAND - Sr Gaëtane DE BRIEY
   Editions du Signe, 2010

 - La confrérie des moines volants (roman)
  Metin ARDITI -
  
Editions Grasset 2013

 - Cîteaux, une forêt, un monastère
  Florence ZITO, frère PLACIDE, frère MICHEL
  Editions de l'Armançon, 2012

 - Cet Amour que le monde oublie
   Inès DE WARREN 
   Editions Salvator, 2013

 - Saint Anthelme, un chartreux devenu évêque
    Guillaume d'ALANCON
    Ed. Artège, avril 2013

 - La symbolique du repas dans les communautés
   De la Cène au repas monastique
  Jean-Claude SAGNE

  Editions Cerf, 2009

- Le XIX° Grand siècle des religieuses françaises
  Gérard CHOLVY
  Artège Editions 2012

- La Vierge – Femme au visage divin.
  Sylvie BARNAY
  Ed. Découvertes Gallimard  2006 (1ère édition 2001)

Huit saints pour notre temps
  Michel EVDOKIMOV
  Editions DDB 2012

 - Même la nuit quand je dors 
  (La mort d'un fils)
  Anne DODEMANT
  Albin Michel 2013

 - Histoire de la solitude et des solitaires
   Georges MINOIS
   Ed. Fayard, 2013

 - De tout coeur - Sur l'avenir chrétien de notre temps.
  Dom SAMUEL
  Editions Ad Solem, 2011

 - Sauver nos vies 
    Nathalie SARTHOU-LAJUS
   Ed. Albin Michel 2013

 - Congo - Une histoire
   David VAN REYBROUCK 
   Actes Sud 2012-Prix Médicis Essai 2012

 - La Pâque de Jésus 
   François VARILLON
   Editions Bayard-Centurion, 1999

 - Commentaire sur le Cantique des cantiques
   Thomas le cistercien
    Editions Val Notre-Dame, 2011 - Pain de Cîteaux 31-32

 - La terre comme soi-même - Repères pour une écospiritualité.
   Michel Maxile EGGER
   Editions Labor et Fides, 2012

 - Les abbayes des Vosges 
   Damien PARMENTIER
   Editions Serpenoise, 2012

                           

                   Année 2012

 - L'enfance de Jésus. - Joseph Ratzinger, Benoît XVI 

 - Dans le secret et l'amitié des moines. - Michel Cool

 - Les questions des tout-petits sur la mort -  Marie Aubinais

 - Les grandes énigmes du Credo -  Alain Houziaux

 - Lettre à un ami sur la vie spirituelle. -  Henri J.M. Nouwen

 -  L'Evénement VATICAN II -  John W. O'MALLEY 

 - Qu'est-ce que mourir ? - J.C Ameisen - D. Hervieu-Léger - E.Hirsch

 - Quel bonheur d'être croyant ! Vie religieuse en terre algérienne
   Pierre Claverie

 - Saint François d'Assise - Le retour à l'Evangile -   Eloi Leclerc

 - Mémoires des Juifs de Roumanie - M. Chebana - J. Mercier Mure-Ravaud
 
- Jeunesse du sacré - Régis Debray
  
- Chroniques de Jérusalem - Guy Delisle

- Et reposez-vous un peu - Un séjour en Israël - Christophe Mory

- Clairvaux, état des lieux
  Textes de Virginie Bianchiet de Jean-François Leroux-Dhuys
  Photographies de Pascal Stritt

- Premières questions sur la liturgie.- Michel Wackenheim

- Jésus . - Jean-Christian Petitfils

-  Au risque de Jésus-Christ- Une relecture des vœux - 
Simon-Pierre Arnold

 Les Trente-six vues du Mont Fuji - Hokusaï

L'Engagement de l'Afrique - Africae Munus - Benoît XVI

-  La Voie spirituelle des chartreux - Tim Peeters 

- Héroïnes de Dieu - Epopée des religieuses missionnaires au XIX°s.
   Agnès BROT – Guillemette de La Borie -

Répondre par des actes - Sur la vie monastique -  Frère Bruno, de Tamié -

-  Une vie donnée à Dieu et aux hommes (BD)
    Les moines de Tibhirine-Fès-Midelt -

- Personne ne te croira - Danielle Scherer

- Vanité des vanités - Méditations au désert - Daniel Duigou

- La pensée des images - Entretiens sur Dieu dans l'art  
  François Boespflug

Le Désir de tourner la page - Au-delà du pardon - Lytta BASSET -

 -  Sermons de Guerric d'Igny - Lus par Frère Bernard-Joseph Samain 

Le langage secret des églises et des cathédrales - Richard Stemp  

Saint Bernard de Clairvaux : dans Hors-série revue "Histoire et religions", 2011

 - Au coeur de notre foi chrétienne - Le Credo - Cardinal Christophe Schönborn

Mise à jour : Lundi 12 Novembre 2018, 11:55
Denyse - rubrique 00 - Nouveaux articles - Sommaire livres recensés 2012-2018 - Version imprimable - Permalien - 1 commentaire

          Les Amis des Monastères n° 196 – oct.2018 

      ¤ L’amitié monastique à l’œuvre.

 

 La Fondation des Monastères va célèbrer le 50ième anniversaire de sa fondation (1969-2019)

 La revue n°196 de l’Association « Les Amis des monastères » retrace cette aventure qui pourrait sembler bien administrative et financière, loin d’une approche spirituelle .

En fait, le sous-titre , L’amitié monastique à l’œuvre, se justifie pleinement si on prend la peine de lire intégralement les articles qui sont le cœur même du but de l’association : aider financièrement, juridiquement, administrativement les communautés monastiques, en favorisant la charité mutuelle (la Charte de Charité remontant au XII°s. tout de même) par l’entraide entre monastères mais aussi en développant, par le soutien et les conseils de personnes compétentes une sorte de caisse commune plus que nécessaire aujourd’hui avec le vieillissement des moines et moniales (sécurité sociale, retraites…), les charges lourdes des bâtiments , les reconversions du travail (Monastic), les nouvelles fondations…

L’autre objectif de la Fondation des monastères est de sensibiliser toujours plus largement les donateurs laïcs qui sont nombreux, les informer sur les possibilités de legs et de dons. Et bien sûr, gérer cette manne financière indispensable pour envisager l’avenir avec optimisme.

 Ce numéro spécial nous permet « d’apprécier la puissante originalité de cette œuvre, la perspicacité de son fondateur , [Jacques Huteau], l’apport inestimable de ses conseillers bénévoles et le dévouement sans borne des collaborateurs successifs du secrétariat. » (Pierre Avignon, rédacteur en chef de la revue- p.4)

 On apprécie régulièrement cette belle revue pour ses articles qui font connaître aux lecteurs la vie des communautés en France et à l’étranger par des témoignages toujours très vivants et actuels. Que ce soient les paroisses par le Denier de l’Eglise ou les communautés monastiques par l’appel aux dons, ces nécessités matérielles sont à prendre en compte pour une vie décente, valorisante, appelante. Et il est normal et fort utile , pour être crédible, que les personnes intéressées et concernées soient clairement informées de ces fonctionnements.

C’est un travail ardu, d’endurance et de persévèrance que celui des Amis des monastères, mais la lecture de cette revue en manifeste aussi la joie du travail bien fait ensemble et de la force que donne le Christ à ceux qui l’aiment.


     -    Les Amis des Monastères n° 195 - juillet 2018
             
             ¤ Les Bibliothèques de communautés religieuses

                            

 Les religieux (mais pas qu’eux !) sont généralement de bons lecteurs (deux heures par jour minimum de lectures spirituelles). On ne sera donc pas étonnés que le thème retenu dans cette revue soit Les Bibliothèques des communautés religieuses. Elles sont en effet particulièrement étoffées, avec des ouvrages précieux remontant parfois à l’époque médiévale (incunables, manuscrits, cartes…) Elles ont connu aussi bien des épreuves comme les guerres, la Révolution, les incendies, les expropriations. Souvent les ouvrages ont été mis à l’abri mais il y eut aussi beaucoup de documents disparus, détériorés ou simplement négligés suivant l’importance qu’y attachait le bibliothécaire, les exigences de conservation du patrimoine n’étant pas autrefois ce qu’elles sont aujourd’hui .

Les auteurs de la revue nous proposent le témoignage des bibliothécaires des  abbayes de Saint-Guénolé à Landévennec , de Notre-Dame de Belloc,  de Notre-Dame d’Aiguebelle, de Notre-Dame de la Sainte-Espérance à Mesnil-Saint-Loup, ainsi que ceux de la bibliothèque provinciale des Franciscains de Bastia et de la bibliothèque du Saulchoir (Dominicains) à Paris. L’inventaire de leurs fonds est impressionnant !

Chacune a ses trésors bien particuliers notamment des fonds liés aux lieux (bibliothèque bretonne à Landévennec ,  corse à Bastia ou  basque à Belloc,  riche fonds d’histoire locale de l’Aube)  et dans tous les domaines liés à leur région d’implantation depuis des décennies (religion, histoire, géographie, littérature, musique, agriculture, sciences, hagiographies…) . Les collections de périodiques, de cartes postales, de cartes marines et terrestres sont conséquentes . Des partenariats se créent, des expositions se mettent en place.

Il a fallu dès les années 1990 transférer sur informatique toutes les données, ce qui a représenté évidemment un travail considérable effectué par les bibliothécaires mais aussi par des bénévoles passionnés.

De nombreuses bibliothèques ont dû s’agrandir du fait d’acquisitions systématiques, de dons de particuliers ou de communautés qui ont fermé. Mais aussi certaines ont fait le choix de s’ouvrir au public, ce qui impose d’autres normes d’accès.

 Cette revue est donc riche en informations sur ce sujet  et communique aussi des noms, des adresses , des sites internet qui peuvent être utiles.

 

   COLLECTANEA CISTERCIENSIA – 3/2018

  Revue de spiritualité monastique

Ci-dessous, un des articles de cette revue qui vient de paraître. On peut  lire aussi dans cette revue, avec grand intérêt , l'article " L'art des relations fraternelles dans la tradition monastique" de Adalberto Piovano.

        

 Olivier QUENARDEL, ocso – abbé de Cîteaux

Vie intérieure : comment grandir dans notre vie de prière sous le regard de Dieu. (p.273-288)

 Conférence donnée à la paroisse Saint-Bernard de Dijon (5 mars 2018) à la lumière d’un livre de Dom Godefroid Belorgey : « Sous le regard de Dieu » - première parution en 1944.

 L’idée maîtresse de cette conférence est l’aspect primordial de la vie de prière et de l’union à Jésus pour tout chrétien qui se veut témoin, qu’il soit religieux, prêtre ou laïc.

--  Habiter avec soi-même : l’homme tout entier corps et âme qui cherche à unifier sa vie en la centrant sur le Christ, doit apprendre à se connaître lui-même dans ses richesses et ses faiblesses, portant sur soi un regard à la fois sans indulgence mais aussi paisible.

Si possible, il ne le fera pas seul. Il peut se faire accompagner par un frère/soeur formé pour cela mais ce sera surtout sous le regard de Dieu, et non celui d’un juge mais d’un père aimant.

                           

 -  « Sous le regard de Dieu », mais de quel Dieu ? Avant Vatican II, l’homme était persuadé que le regard de Dieu , « qui nous voit du haut des cieux » et de sa toute-puissance, était surtout justicier, et finalement très culpabilisant. Dom Belorgey nuance un peu ses propos en soulignant que Dieu ne voit pas que nos fautes, il prend en compte aussi nos bonnes actions. C’est une vision de Dieu très humaine.  Puis on laisse davantage de place à l’Incarnation de Jésus et à son message d’amour . Le regard de Jésus est « tendre, délicat, sensible », sa vie en témoigne. Comment , quand on croise ce regard, ne pas se laisser séduire ? C’est tellement fort, irrésistible que certains croyants vont tout quitter pour le suivre. Pour cela,

Il faudra s’appliquer fréquemment à la prière (RB4,56)

- Pour ceux qui le peuvent, privilégier la Liturgie des heures(l’œuvre de Dieu, l’opus Dei) à laquelle goûtent aussi depuis quelques années les laïcs. Le chant, la méditation de la Parole de Dieu et  des psaumes sont véritablement source de vie. Les moines et moniales se retrouvent sept fois par jour pour assurer et entretenir cette continuité dans la prière qui mène à la rencontre espérée.

La lectio divina occupe elle aussi une belle place dans le cœur du croyant. Redécouverte depuis une dizaine d’années (depuis bien plus longtemps chez nos frères juifs et protestants), elle rend présent le Christ en tête-à-tête si on est seul ou au sein de petits groupes qui partagent cette Parole.

- Viser la prière continuelle est une démarche accessible à tous : « Dieu, viens à mon aide » ou dire fréquemment la « prière du cœur » des moines d’Orient : « Seigneur Jésus, Fils du Dieu vivant, aie pitié de moi, pécheur ! ». En tous lieux, en toutes circonstances.

Le priant doit s’appliquer au silence.

« Le silence est une condition indispensable pour  progresser dans la vie intérieure sous le regard de Dieu ».

L’expérience du prophète Elie (1R19,11-13) qui entendit la Parole de Dieu non dans le tonnerre mais dans le murmure d’une brise légère, doit nous rester en mémoire quand nous prions. Des occasions nous seront données mais il faudra souvent les rechercher, apprendre aussi à nous taire. Dans la Constitution des moines, on tient au terme de taciturnité, garde du silence extérieur comme intérieur. «  Mets une garde à mes lèvres Seigneur, veille au seuil de ma bouche » (Ps 140).

Et comme dans bien des situations ,

La règle d’or : persévérance enthousiaste dans la facilité ou dans l’épreuve. Garder calme et une certaine distance , soutenir son effort et mettre toute notre confiance en Dieu.

Dom Godefroid et Olivier Quenardel concluent leurs propos en soulignant la valeur de la joie et du sourire dans tout  apostolat.

« Sourire, c’est proclamer que Dieu est bon. » (Dom Bélorgey - Sous le regard de Dieu)

 DG
  nov.2018

A suivre ...  Liens cisterciens

Denyse - rubrique 04 - Revues monastiques et cisterciennes 2018 : Les Amis des Monastères - Collectanea Cisterciensia - Version imprimable - Permalien - 0 commentaires

Jeudi 01 Novembre 2018

Règle de saint Benoît - ch.31, 1-12 - 7 novembre

 RB 31 (1-12) - 7 novembre

Des qualités requises du cellérier du monastère

 " On élira pour cellérier du monastère un membre de la communauté ayant de l'expérience... sobre... ni hautain... ni injuste... ni dépensier... qui soit comme un père ... qui prendra soin de tout... ".

Avec ce chapitre, nous entrons dans le fonctionnement du monastère qui a des biens, qui travaille et possède des instruments de travail. Vues les recommandations qui sont faites au cellérier, nous mesurons l'importance de sa fonction.

                             

 Une maîtresse de maison sait bien de quoi il s'agit quand il faut gérer intendance et famille, tenir compte du budget et des besoins de chacun. Elle se doit d'être attentive, prévoyante, économe. Soigneuse aussi.

 " Il regardera tous les ustensiles et tous les biens du monastère comme des ustensiles sacrés de l'autel." (10)

                            

 L'expression de Benoît est forte. Exagérée ? Non, tout appartient à Dieu.

Monastère ou simple maison, il semble normal de veiller au bon usage et au bon entretien  de nos outils. L'intérieur de notre lieu de vie est souvent révélateur de ce que nous sommes. Il peut être intéressant d'y porter un regard attentif.

Si nous avons quelque faiblesse sur ce plan-là, voilà une bonne occasion d'exercices simples pour nous améliorer. Entretenons nos "extérieurs" , le but profond étant de bonifier "l'intérieur" de nous-mêmes. Les fruits peuvent nous étonner tant par rapport à soi qu'à celui de notre entourage.

 Dieu nous a donné la vie et nous en confie la gestion. Et quand saint Benoît précise que le cellérier ne fera rien sans ordre de l'abbé, c'est comme le serviteur qui ne fait rien sans ordre du maître, comme le disciple sans la volonté de Dieu.

Tout se tient. Si on lâche la rigueur dans les petites choses, il y a de fortes chances qu'on la perde aussi dans les grandes.

Et si les moines prient sept fois par jour, c'est  pour se remettre, se recentrer constamment entre les mains de leur Roi et Seigneur. Laïcs, qui nous en empêche aussi ?

DG

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Samedi 13 Octobre 2018

Règle de saint Benoît - ch.13 - 17 octobre

 Règle de saint Benoît – ch.13, 12-14lue le 17 octobre

 Les laudes (prière du matin) et les vêpres (prière du soir) ne s’achèveront jamais sans qu’à la fin la prière du Seigneur soit dite intégralement par le supérieur, de façon à être entendue de tous, à cause des germes de discorde qui pointent couramment. De la sorte, engagés par la promesse qu’ils font dans cette prière en disant : « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons », ils se purifieront de ce genre de faute. Aux autres offices, seule la dernière partie de la prière sera dite à haute voix, pour que tous répondent : « Mais délivre-nous du mal. »

                                  

                                  
                                  Le benedicite (18ième s.) – J.B Lallemand
                                              Musée de Brou - 
© D.G

Autrefois dans les familles, c’était le chef de famille qui, à table en particulier, récitait la prière en début de repas (le bénédicite). Il faisait  aussi une croix sur le pain qui allait être partagé. Ce n’est qu’après cette prière qu’on pouvait s’asseoir et manger. Le « Notre Père » pouvait aussi être dit par le père ou la mère. Les enfants  écoutaient et finissaient à leur tour par le savoir aussi. C’était une habitude quotidienne ou hebdomadaire qui faisait tout naturellement partie de la vie.

Il n’est donc pas surprenant qu’au monastère, à l’époque de Benoît, ce soit le supérieur qui prononce seul la prière conclue par tous. Cela se pratique d’ailleurs encore ainsi dans certains lieux. Cette prière que Jésus lui-même a appris à ses apôtres se nomme la Prière du Seigneur, prière des chrétiens par excellence qui, matin et soir, s’en remettent à Dieu. Si nous ne savons pas comment prier, voilà la plus belle et la plus simple prière qui peut envelopper notre journée, la sanctifier. Comme dit Benoît, elle nous engage aussi. C’est dans ce sens où la prière agit dans nos vies . Il faut donc prendre le temps d’intégrer chaque mot. Par exemple, centrer notre attention sur un mot diffèrent chaque jour et voir au fil de la journée comment le concrètiser. En tous cas, que notre prière, que nos demandes et que nos promesses ne soient pas que des mots mais viennent du cœur et soient réellement mis en pratique.

« Donne-nous aujourd’hui notre pain … » : aujourd’hui, j’aurai peut-être l’occasion de partager quelque chose avec quelqu’un, ou de m’intéresser davantage à l’étranger sans toit et sans pain…

« Pardonne-nous nos offenses… » : c’est déjà reconnaître nos erreurs , puis en demander pardon. L’humilité n’est généralement pas notre fort. Voilà un bon exercice spirituel qui devrait porter des fruits.

«… comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés » : pardonner n’est pas une démarche facile mais c’est très libérateur . Le Christ nous a montré jusqu’où peut aller le chemin du pardon.

Réciter chaque jour le Notre Père peut être un vrai chemin de conversion.

 A noter 

La dernière version du Notre Père datait de 1966. Elle avait été adoptée de manière œcuménique par les Églises luthériennes et réformées de France ainsi que par l’Église orthodoxe.

En mai 2016, au terme de leur synode annuel, les membres de l’Église protestante unie de France (Epudf) ont de leur côté, recommandé à leurs paroisses, par souci « œcuménique », d’utiliser la nouvelle version, « ne nous laisse pas entrer en tentation.» . C’est à partir du 3 décembre 2017 (premier dimanche de l’Avent) qu’a été prononcée la nouvelle version commune aux chrétiens.

Notre Père qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation,
[Jusqu'au 3 décembre 2017 : "Et ne nous soumets pas à la tentation"]
mais délivre-nous du Mal.

 

 

 

 

 

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Lundi 01 Octobre 2018

Règle de saint Benoît - ch.7 - 4 octobre

 Règle de saint Benoît - 4 octobre

 Ch 7 (49-50) - De L'humilité
  (le sixième degré)

 Etre humble, cela ne va pas de soi.

 " Le moine se trouve content dans la pire et la plus vile condition et ... se considère comme un mauvais ouvrier et un incapable.(Lc17,10), se disant avec le prophète : "J'ai été réduit à rien; je suis devenu comme une bête devant toi, mais toujours je suis avec toi." (Ps 72,22,23)

 A cette remarque de saint Benoît assez difficile à comprendre et à accepter dans une perspective de bonheur, on peut associer le passage de l'Evangile selon saint Luc  où Jésus dit :" Quand vous aurez  fait tout ce que Dieu vous a commandé, dîtes-vous : nous sommes des serviteurs quelconques, nous avons fait notre devoir." (Lc 17, 10)

 La foi chrétienne peut sembler bien peu engageante vu sous cet angle s'il est mal compris. Quel parent n'essaye -t-il pas de valoriser son enfant, de le féliciter quand il fait bien, de l'encourager s'il est faible ? Dieu, notre Père, serait-il dépourvu de coeur, de compassion ? A un effort que nous ferions par amour, nous répondit-il comme un roi à qui tout est dû ?

 Notre relation à Dieu n'est pas simple effectivement. Et le premier mouvement de beaucoup d'hommes est d'éliminer ce gêneur qui semble bien autoritaire, peut-être tout-puissant et pourtant invisible.

Dieu nous dérange certainement en attirant notre regard sur nos limites et nos faiblesses. Il ne s'agit pas pour lui de nous dévaloriser, mais de nous aider à nous voir tels que nous sommes... et de nous aimer ainsi.

                     

Pensons  à nos désirs utopiques de vivre ailleurs, de faire autre chose, d'avoir un conjoint plus attentionné ou des enfants beaux et intelligents. Nous pouvons vivre toute notre existence sans être présent vraiment à la réalité et à la beauté simple de notre vie. Pris par nos soucis, par nos ordinateurs omniprésents, par les heures qui passent trop vite, nous ne voyons plus les belles couleurs de l'automne, notre enfant qui attend un câlin ou une histoire, notre proche dans la peine.

Nous ne sommes effectivement qu'un minuscule maillon de l'Histoire. Pas plus. Pas moins. Mais un maillon qui manque, c'est bien la chaîne qui casse. Nous avons un devoir d'amour et de fidélité là où nous sommes, à notre place modeste ou  en vue, mais toujours importante. C'est là notre grandeur.

 Mais ce chapitre peut nous emmener un peu plus loin encore. Notre connaissance de Dieu est infime. Jésus l'a souvent rappelé à ses disciples : " Vous ne savez pas ce que vous dîtes." Ne nous lassons pas d'aller à sa rencontre, de l'attendre, d'être prêt à l'accueillir . Le témoignage de nos frères comme le nôtre peut être un puissant révélateur de l'amour de Dieu. Mais tout comme nous avons à être humble dans notre vie et dans la foi, rappelons-nous que Dieu ne se révèle ni dans le tonnerre, ni dans les éclairs, mais dans "la brise légère" (Livre des Rois ch.19)

Et saint Benoît  réconforte toujours ses frères : quoiqu'il vous arrive, soyez toujours avec le Seigneur.

Notre paix, notre sécurité, notre grandeur  ne viendra pas de nous-mêmes mais de la grâce de Dieu.

 DG

© D.G 

 

                                                                                                      

Mise à jour : Samedi 13 Octobre 2018, 17:37
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Lundi 03 Septembre 2018

Règle de saint Benoît - ch.3 - 16 septembre

 RB  3 - La réunion des frères en conseil.

lue le 16 septembre

Toutes les fois qu’il faudra traiter d’affaires importantes au monastère, l’abbé convoquera toute la communauté et dira de quoi il s’agit.

Le monastère n’est pas sous régime dictatorial mais plutôt sous celui d’une vie famille « normale » où sont mis en commun les décisions importantes de gestion, d’orientation, d’accueil. Où sont partagés aussi les soucis, les questions qui relèvent du groupe.
 Quand chaque membre d’une famille vit sa vie et n’est pas solidaire, dans une juste mesure, de la vie  des autres membres, cette famille  verra un dessèchement progressif. Chacun a sa pierre bien particulière à poser dans cet édifice, du plus petit au plus grand, du plus sage au plus téméraire. Il en est de même pour une communauté monastique dont l’abbé est le père.
Mais comment prendre en compte les avis de chacun et surtout s’ils sont contradictoires ?

Ayant entendu l’avis des frères, il en délibèrera par-devers lui et fera ce qu’il juge le plus utile.

Un bateau aurait beau avoir un nombreux équipage, si le commandant ne joue pas son rôle, il n’est pas sûr que le voyage se passe bien ni que le but soit atteint. Il en revient donc à l’abbé (ou au chef de famille) d’écouter ce qui est dit puis finalement de décider au mieux.
Dans nos réunions d’Eglise, il nous arrive parfois de tenir pour négligeable l’avis de certaines personnes jugées peu compétentes ou peu impliquées. Il nous faut revoir cette façon d’être car 
Le Seigneur révèle souvent à un plus jeune ce qui est préférable.

                   
    
                                 
  *  


Cela est frappant dans les remarques que peuvent faire de petits enfants ou des adultes handicapés intellectuellement. Ils n’ont pas nos barrières, ni le même regard. Ce mot « révèle » souligne bien que quelque chose ne dépend pas de nous. Où se situe pour nous la voix de Dieu quand nous prenons des décisions ?
Mais Saint Benoît, avec prudence et psychologie, recadre tout de même bien les choses :

Les frères donneront leur avis en toute humilité et soumission, et n’auront pas l’audace de défendre effrontément leur opinion.


Ne pas hésiter à donner son avis mais savoir rester à sa place. Il ne s’agit pas de défendre son idée mais bien ce qui semble bon pour tous. Si possible à la lumière de l’Evangile.   L’équilibre n’est pas toujours facile à trouver en particulier si la « tête » du groupe manque d’écoute ou de discernement. D’ailleurs saint Benoît n’oublie pas de mentionner les devoirs du maître à qui « revient de tout régler avec prévoyance et justice » à l’image de l’amour que Dieu a pour nous. D’ autres passages de la Règle (RB2,38- 3,11) disent clairement que c’est bien lui qui aura à rendre compte de ses décisions auprès de Dieu.
Une fois la décision prise par celui qu’on reconnaît comme guide, mieux vaut obéir et suivre. Ce qui peut nous sembler parfois inadéquat dans un premier temps peut se révéler ensuite judicieux. Sinon, sans doute faudra-t-il se réunir une nouvelle fois…

Nous avons donc dans ce passage de la Règle un bel exemple de management qui n’a d’ailleurs pas échappé à certaines entreprises qui n’ont rien de monastiques. Certains monastères en ont même fait le thème de leurs sessions et il y a du monde. 
Ayant médité ceci, nous pouvons faire une relecture de nos modes de fonctionnement en famille, en association, en paroisse, en communauté. Sans oublier de nous regarder nous-mêmes, que nous soyons maître ou serviteur.
Sans oublier non plus ce qui nous motive. Le but final d’une communauté monastique n’est pas de former une équipe de bons copains ou même une famille harmonieuse. Il est d’avoir conscience de faire partie d’un Corps et de chercher ensemble le chemin qui mène à Dieu. 

D.G
* © D.G

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Mardi 10 Juillet 2018

Règle de saint Benoît - ch.56 - 9 août

 RB 56 – De la table de l’abbé
 Lu le 9 août 

1- L’abbé mangera toujours avec les hôtes et les pèlerins.

2 - Quand il n’y aura pas d’hôtes, il pourra inviter ceux des frères qu’il voudra.

3 - Toutefois, il laissera toujours un ou deux anciens avec les frères pour le bon ordre.

           
                * 

                          Eglise de Dasindo (Italie) - Gravure sur schiste

On peut imaginer la contrainte que cela pourrait, de nos jours, représenter pour l’abbé de manger à la table des hôtes et pèlerins en cette période estivale où les hotelleries sont pleines.

Cette consigne de saint Benoît a été heureusement aménagée pour le bien de tous. Mais il faut en garder le sens et trouver un mode d’accueil des hôtes qui manifeste suffisamment de chaleur et de fraternité, se souvenant qu’il convient d’accueillir l’hôte comme le Christ lui-même.

                 

                     Autel de campagne - Année 1917
                             Centre Pompidou - Metz (expo 2012)                 
            

 A l’époque de sant Benoît, accueillir des hôtes, parler avec eux, c’était d’abord un témoignage qui pouvait éventuellement susciter une vocation. L’accueil que nous faisons à quelqu’un, ce premier pas, est quelquefois déterminant et peut être lourd de conséquence.

L’abbé délègue au Frère Hotelier cette mission d’accueil mais il reste le « maître de maison » à qui on se réfèrera toujours en cas de besoin. Il représente le Christ au sein de sa communauté dans cette relation étonnante où l’hôte est lui aussi accueilli comme le Christ.

Pour les retraitants venant quelques jours au monastère, il est bon de ne pas voir l’abbé comme une personne inaccessible et sur-occupée.

Que penserait-on d’une famille chez laquelle on serait en visite et dont le père ferait une simple apparition de convenance sans s’intéresser un peu à qui vient chez lui.

Il y a en tout cela une juste mesure à trouver de part et d’autre.

                  *   

                     La Cène - Colmar - Musée Unterlinden

 Le lieu de la table n’est évidemment pas anodin et nous évoque bien sûr la Cène et le partage du pain ou la belle rencontre à Emmaüs. Le rassemblement autour de la table familiale , même s’il se perd un peu, est souvent signe de fête, de convivialité, de mise en commun des joies et des peines. Les vacances nous donneront sans doute quelques occasions particulières de le vivre en prenant son temps. Car parfois il en faut pour laisser à chacun trouver  le bon moment de s’exprimer un peu en vérité et l’écoute suffisante.

 Soyons vigilants lors de ces moments privilégiés où parents, grands-parents, enfants et petits-enfants sont réunis. Sachons écouter beaucoup, donner la parole à chacun, favoriser l’harmonie du groupe , « pour le bon ordre » comme dit Benoît. Il y aura peut-être là Judas, prêt à trahir...

La table de l’Eucharistie , table de l’offrande sans mesure et du partage, où se mêlent bons et mauvais penchants de chacun, ne nous sera vraiment compréhensible et authentiquement vivante, que si nous savons déjà au quotidien vivre de vraies relations d’amour.

                              Dans ma maison,

                 J’ai table ouverte pour le temps…

                             J’y sacrifie

              Ce que le temps veut pour s’ouvrir.

                      Je sacrifie à cet instant

                          Qui sera temple…

                                    **

                Quand chacun de tes jours

                          Te sera sacré,

                Quand chacune de tes heures

                          Te sera sacrée

                 Quand chacun de tes instants

                          Te sera sacré,…

                    Nous ferons de la terre

                Une cathédrale sans murs. […]

                  Les dimensions du monde

                   Seront dans nos instants.

                       Chacun de nous

                              Officiera. *

 * Extraits de poésies de Guillevic,
     cités par Fr.Bernard-Joseph Samain (abbaye d’Orval)  
     dans son livret (été 2014)
  « Le pain, le vin sont notre résumé. »
     Approche poétique de l’Eucharistie.


DG
 * © D.G

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Mardi 03 Juillet 2018

Règle de saint Benoît - ch.31 - lue le 8 juillet

 RB 31 – Du cellérier du monastère, quelles doivent être ses qualités.

Les moines ont l’habitude de dire que la Règle de saint Benoît est comme un atelier garni d’outils appropriés à ce que nous avons à faire. Cette Règle en effet, toujours recentrée sur le Christ,  nous offre à chaque chapitre de quoi bien organiser notre vie de chrétien. Elle est complémentaire de l’Evangile, s’en inspire (y puise sa respiration) et invite à une pratique. C’est donc du concret. Lue et suivie au quotidien par les moines depuis des siècles, elle peut être aussi un guide non négligeable pour le management de divers groupes.

Qu’est-ce que la Règle de saint Benoît  et ce chapitre en particulier, a à nous dire aujourd’hui ?

 Pour cellérier du monastère, on choisira parmi la communauté quelqu’un qui soit sage, mûr de caractère, sobre, pas gros mangeur, ni hautain, ni agité, ni malhonnête, ni lent, ni prompt à dépenser, mais craignant Dieu et qui soit pour toute la communauté comme un père.

 Définition Littré : Le cellérier, la cellérière, est un religieux, une religieuse, qui a soin des provisions et de la nourriture du couvent.

            

 C’est un poste-clef qui exige bien des qualités tout comme celui de maîtresse de maison ou de gestionnaire d’entreprise qui tient les cordons de la bourse qu’il doit gérer avec discernement et mesure.

On sait combien un budget est difficile à tenir avec parfois peu de ressources, du monde à nourrir, des goûts différents. Regardons les qualités mentionnées par Benoît, elles nous concernent. Avec en trame de fond Dieu lui-même et l’amour paternel qu’il porte à l’homme.

La responsabilité confiée au cellérier n'est pas donnée au premier venu. Gérer un budget, un stock demande un apprentissage, de l’expérience . Au fil des années, on revoit ses façons de faire, d'organiser.

" ... mûr  de caractère ...".
Cela peut surprendre et amuse aussi. Celui qui tient les cordons de la bourse  doit garder ses distances, ne pas être familier ou se laisser séduire. " Ta bonté te perdra", dit-on.

" ...il doit être sobre..."
Ayant tout à portée de main, cela vaut mieux.

 " ni injuste... ni borné... humble... fera tout avec mesure ."
Ces chapitres 31 et 32 méritent vraiment d'être lus car fort instructifs. Mais très exigeants. Une fois de plus, saint Benoît nous invite en tout à la perfection . Mais tout comme il conseille au cellérier d'être " un père pour sa communauté " , Benoît s'adresse à ses frères avec beaucoup d'humanité et d'amour.

Et c'est bien là que l'exigence devient plus facile. Entre obéissance à la Règle et amour de la Règle et des frères, il y a une grosse différence de motivation.

 Il prendra soin de toutes choses ; il ne fera rien sans ordre de l’abbé. Il observera ce qui est commandé ; il ne contristera pas les frères. Si un frère vient à lui demander quelque chose d’une façon déraisonnable, il ne le contristera pas en lui montrant du mépris ; mais d’une façon raisonnable, avec humilité, il refusera à celui qui demande à tort.

 Prendre soin, obéir, ne pas faire d’abus de pouvoir, respecter, être humble, discerner … Chacun de nous peut mettre derrière ces mots des exemples très concrets. Un exemple journalier : faire les courses.

Avoir une liste avec les besoins de chaque membre de la famille, ne pas oublier une demande particulière, acheter avec mesure sans se favoriser, respecter les goûts et les besoins de chacun, faire de bons choix sur les étals en tenant compte de la qualité des produits et de ses moyens, donner quelques denrées au quêteur d’une banque alimentaire à la sortie du supermarché etc…

 Il veillera à son âme se souvenant de ce mot de l’Apôtre : « Celui qui a bien rempli son office s’acquiert un rang honorable ». (1Timothée 3,13 – « Timothée » = qui honore Dieu)

 Et toujours recentrer le pourquoi, pour qui de notre action. Le « rang honorable » ne signifie pas fierté personnelle,  mais rendre, par sa vie, honneur à Dieu. 
Ce qui est bien aussi un honneur pour soi-même, que de s’approcher du Seigneur et en être aimé.
Prendre soin de tout. « Tous les objets du monastère et tous ses biens, il les considérera comme s’ils étaient les vases sacrés de l’autel. »

                      

 Rien n'est négligeable dans ce qui nous est confié et utile à tous. Ranger, réparer, ne pas perdre, nettoyer, se faire aider, vérifier... Cela fait partie aussi de l'éducation de base de nos enfants. S'ils ne l'ont pas appris, il y a peu de chance que cela s'arrange en grandissant ...

Apprendre à gérer les petites choses, c'est se préparer à en gérer de plus grandes, à gérer sa vie avec les conséquences que cela peut avoir sur ceux qui nous entourent.

 Aimer ses frères comme nous y invite le Christ, ce n'est pas de la théorie mais une belle  pratique dans le respect de la création qui nous est confiée et dans le  respect de chacun.   A l'image de Jésus lui-même.

Suivre le Christ, ce n'est pas être déconnecté des réalités humaines. C'est au contraire, apprendre à leur donner leurs vraies valeurs. N'est-ce pas un peu notre quête à tous ?

 On ne peut pas ne pas songer à l’Evangile où Marthe et sa soeur Marie accueillent Jésus. (Lc 10) Que vaut-il mieux : servir Jésus ou l’écouter ? Etre actifs ou contemplatifs ?  Question longtemps débattue. Jésus félicite Marie, on pourrait donc en déduire sa préférence pour le disciple qui est à ses genoux et l’écoute. Le coté matériel de l’accueil étant secondaire. Ce n’est certainement pas ce que Jésus a voulu dire.

                          

-         Dans toutes choses, toutes actions, il y a un discernement à faire, voir la priorité du moment.
Quand nous accueillons un  visiteur, nous précipitons-nous à la cuisine ou prenons-nous le temps de l’accueil, de l’écoute de ses besoins ?

Marie a choisi d’écouter le Seigneur car Jésus était là pour donner et nous pour recevoir. Ce jour-là la priorité n’était pas au matériel mais au spirituel. Il sera toujours temps après de partager le repas ou un verre d’eau.

-         On peut aussi entendre cet Evangile sous un autre angle. La priorité que semble  donner Jésus à cette « meilleure part » qu’a choisi Marie peut aussi vouloir dire que les activités matérielles n’ont de sens que si elles sont animées de l’intérieur. Comment suivre le Christ, aimer ses frères si nous négligeons l’écoute de la Parole. Elle est première. Elle est la source à laquelle boire et qui nous permettra de vivre en vérité.

Le cellérier du monastère n’aimera sa fonction que si elle a un sens sacré. Nourrir ses  frères est une haute fonction de reconnaissance et d’amour de l’autre. (Voir sur ce blog la recension  du livre La symbolique du repas dans les communautés -  De la Cène au repas monastique de Jean-Claude SAGNE).

Saint Benoît appelait le monastère, « la maison de Dieu ». Le Pape François parle de notre « maison commune »…

DG

Mise à jour : Mardi 3 Juillet 2018, 19:50
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Mardi 19 Juin 2018

Règle de saint Benoît - ch.19 - 26 juin

 De la tenue pendant la psalmodie

 Nous avons la certitude que Dieu est partout et que les yeux du Seigneur regardent bons et méchants en tout lieu. (Proverbes 15,3)

                         

 « L’œil était dans la tombe et regardait Caïn » écrivait Victor Hugo.

A première lecture, on peut ne pas apprécier cette omniprésence de Dieu qui peut évoquer l’oppression vécue douloureusement dans des pays totalitaires. Et sans aller jusque là, de nombreuses personnes ne supportent pas l’idée qu’il y ait quelqu’un, homme ou dieu, qui ait droit de regard sur tout ce qu’ils font. On peut effectivement en être mal à l’aise.

Mais saint Benoît nous invite à un tout autre regard. En effet, nous lassons-nous d’être regardé par quelqu’un qui nous aime ? Nous lassons-nous de faire en sorte de lui plaire, d’être à ses côtés ? Le jeune enfant, qui a toute confiance en ses parents, se sent perdu quand il ne les voit plus : amour à l’état pur.

 Nous devons, sans aucun doute, en être plus certains encore, quand nous prenons part au service de Dieu.

Il y a une présence légère qui nous accompagne quand nous sommes occupés à des tâches variées et matérielles. Quelqu’un d’absent peut demeurer présent si nous pensons à lui.

Mais la présence est plus intense quand celui (ou celle) que nous aimons est à nos côtés, quand la rencontre est voulue, désirée. Nous y sommes alors particulièrement attentifs.

                          

 Donc, quand nous nous rendons à une célébration chrétienne pour prier le Seigneur, ou même « dans le secret de la chambre »,  malgré l’invisibilité à nos yeux, la présence de Dieu devient plus évidente puisque nous sommes là pour Lui. Il va sans doute nous falloir maîtriser nos distractions, notre difficulté à croire (même si notre désir est là) à cette présence réelle de Jésus près de nous. Elle est pourtant parfois, même fugitivement, très sensible. Nous voudrions voir Dieu ! Comme Pierre sur la montagne de la Transfiguration, le bonheur est si grand de l’apercevoir dans sa réalité qu’on voudrait s’installer et demeurer. Les grands personnages de l’Ancien Testament comme Abraham et Moïse étaient bien plus réalistes : Qui peut voir Dieu sans mourir ? Il nous faut accepter la vision très partielle de Dieu mais connaître Jésus n’est pas inaccessible. Il s’est fait si proche des hommes…

 Servez le Seigneur avec crainte…(Ps 2)… psalmodiez avec sagesse…(Ps46,8)

« crainte » = amour respectueux et non pas peur.

La notion de « service du Seigneur » peut aussi nous être étrangère. Encore cette notion de dépendance qui peut gêner. « Rendre service » est mieux connoté car on sent davantage la gratuité.

Nous oublions souvent que notre créateur c’est Dieu. Nous lui devons tout. Il est notre Père. Nous sommes bien dans une relation d’amour. Si nous aimons nos parents, il doit nous sembler tout naturel d’attacher de l’importance à leurs valeurs, de les aider si besoin et de leur témoigner notre affection. Quel malheur d’être aimé parfois et de ne pas en apercevoir la beauté, de ne pas le recevoir dans toute sa gratuité mais au contraire de se sentir redevable…

Nous percevons sans doute  difficilement aussi la beauté de notre relation filiale avec Dieu. L’Ecriture nous ouvre largement ses portes pour nous le redire. Prenons le temps d’y entrer.

                                     

 Réfléchissons donc à l’attitude qui s’impose sous le regard de Dieu et…[quand nous prions] soyons tels que notre esprit soit d’accord avec notre voix.

 Saint Paul , dans sa Lettre aux Corinthiens, reprenait déjà avec énergie les premiers chrétiens qui négligeaient leur tenue physique et mentale lors des assemblées eucharistiques.

« Dieu n’est pas un Dieu qui suscite le désordre mais la paix… Que tout ce que vous faites, se fasse avec dignité et ordre… Tout cela doit aider l’Eglise à progresser. » (1 Co 14)

Quand nous prions (chez soi, à l’église ou ailleurs), prenons toujours le temps de nous remettre sous le regard de Dieu. Notre prière n’est pas un monologue mais un dialogue. Acceptons d’entrer dans cette relation un peu particulière qui deviendra familière avec un peu de persévérance et de fidélité. Croire en Dieu est don de Dieu. Encore faut-il accueillir ce don.

 « Que notre esprit doit d’accord avec notre voix » : Il s’agit de vivre en vérité. Dieu n’a que faire de nos bonnes paroles si elles ne correspondent en rien à ce que nous voulons vivre. C’est là, et jusqu’au terme de notre vie sur terre, un ajustement quotidien : nous ajuster à la Parole de Dieu, faire que notre vie ressemble toujours davantage à celle de Jésus et à ce qu’il attend de nous. Ne nous laissons pas atteindre par le découragement ; nous serons toujours en-deçà de notre modèle, de notre Seigneur et Roi. Dieu, patient et plein de miséricorde,  ne nous en voudra jamais de ne pas y arriver. Notre attitude extérieure n’est pas à négliger bien sûr. Mais pour Saint Benoît, c’est surtout sur notre disposition intérieure qu’il faut veiller.

 Mais gardons toujours présent le désir de L’aimer et le certitude qu’Il est toujours avec nous.

 C’est bien la certitude que Dieu est partout présent (v.1) qui va nous aider à unifier notre vie (v.7).

 D.G

Mise à jour : Jeudi 21 Juin 2018, 12:45
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Vendredi 08 Juin 2018

Règle de saint Benoît - ch.7 - 10 juin

 Règle de saint Benoît – ch.7, 67-70 – De l’humilité

Lue le 10 juin

 Ayant gravi tous ces degrés de l’humilité, le moine parviendra donc bientôt à cet amour de Dieu qui, devenu parfait, chasse la crainte.

Grâce à cet amour, tout ce qu’auparavant il observait non sans crainte, il commencera à l’observer sans aucune peine, comme naturellement et par habitude,

non plus par crainte de l’enfer, mais par amour du Christ, par l’accoutumance du bien et par goût de la vertu.

Voilà ce que, dès lors, le Seigneur daignera manifester par l’Esprit-Saint en son ouvrier, purifié de ses vices et de ses péchés.

                 

 Ainsi s’achève le long chapitre 7, de 70 versets sur l’humilité.

Si on cherche vraiment Dieu, on ne peut faire l’économie de cette vertu. Mais il a fallu « gravir » et « parvenir », chasser cette « crainte » qui empêche l’amour.

Cette attitude d’humilité qu’on retrouve à un moment ou un autre dans les biographies de saints , elle peut d’abord sembler contraignante car exigeante et allant à l’encontre de nos mauvaises habitudes. On n’ a rien sans mal, dit-on. L’éducation d’un jeune enfant qui a tout à apprendre n’a rien de commode et contrarie ses élans vers des libertés illusoires.

L’enfant de Dieu que nous sommes doit, lui aussi, prendre conscience de ses limites, de ses faiblesses et ajuster son comportement et sa vie intérieure à l’attente de Dieu.

De nos jours, « crainte de Dieu » et peur de « l’enfer » ne sont plus de grandes motivations. Notre vision du monde a changé .  Mais l’humilité, bien comprise, demeure une réalité à prendre en compte. Se connaître soi-même, accepter ses limites, donner le meilleur de soi, s’appuyer sur le Seigneur va devenir libérateur, purificateur.

Celui ou celle qui s’entraîne chaque jour (sport, travail, prière…) va s’habituer peu à peu à un nouveau rythme, puis le trouver plus facile. Et ce qu’on fait par amour rend l’effort plus léger surtout quand on en  voit les fruits. 

 Alors qu’est-ce qui fait donc que nous avons tant de mal à aimer les autres et Dieu lui-même ?

Les jeunes couples d’aujourd’hui ont certainement une idée de l’amour davantage tournée vers eux-mêmes que vers l’autre. Et tout craque quand les diffèrences se heurtent.

Notre méconnaissance de Dieu et de son amour rend notre foi insuffisante, handicapée, donc ne pouvant venir en aide à nos fragilités.  

Saint Benoît nous aide à prendre conscience d’une présence de Dieu à nos cotés . Il nous faut nous laisser habiter par sa Parole, la goûter et en vivre . La crainte se muera peu à peu en désir et nos faiblesses en force. Laissons-nous transfigurer. Certes, cela demande patience et persévérance.

Nous savons faire plaisir à ceux que nous aimons. Comment allons-nous faire plaisir à Dieu, aujourd’hui, demain et toujours ?

DG

Mise à jour : Mardi 12 Juin 2018, 18:43
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Vendredi 25 Mai 2018

Règle de saint Benoît - ch.7 - 27 mai

De l'humilité

 RB 7, 5-6
 Lue le 27 mai  

5. Il s’ensuit, frères, que si nous voulons atteindre le sommet suprême de l’humilité et si nous voulons parvenir rapidement à cette hauteur céleste où l’on monte par l’humilité de la vie présente,

6. Il nous faut dresser et gravir par nos actes cette échelle qui apparut en songe à Jacob, où il vit des anges descendre et monter.

          
          L'échelle de Jacob
               Roumanie - Monastère de Sucevita

« Si nous voulons atteindre… si nous voulons parvenir…» Tout est don de Dieu mais il nous faut vouloir suivre ce chemin, accueillir la Parole et la mettre en pratique.

Pourquoi « rapidement » ? Parce que le temps nous presse, nos jours sont courts et si nous voulons vraiment entrer dans la vie éternelle que Dieu nous propose, il faut nous y préparer dès maintenant.

Quel sera aujourd’hui mon geste d’humilité à offrir au Seigneur ?

L’échelle ? Elle a deux montants : notre corps et notre esprit. Inséparables mais si souvent dissociés entre le dire et le faire. L’humilité va nous aider à ajuster, à unifier nos désirs et nos actes, notre volonté à celle de Dieu.

A suivre...
 © D.G

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