Vendredi 27 Janvier 2012
Personne ne te croira
Danielle SCHERER
Le journal « La Croix » encourageait dernièrement la lecture de ce livre-témoignage cautionné par le P. Gabriel Ringlet , intervenu en 2011 à la Commission parlementaire belge sur le sujet des abus sexuels et de faits de pédophilie.
L’auteur raconte son enfance difficile et surtout peu aimée et peu valorisée dans une famille nombreuse presque ordinaire liée aux convenances , au travail et rares loisirs et plutôt estimée du voisinage. L’arrivée d’un prêtre d’une quarantaine d’années dans la paroisse laisse espérer à l’enfant, attirée par la vocation religieuse, un peu d’écoute et d’affection. Confrontée aux attentions très déplacées du prêtre qui ne se soucie guère d’elle, l’enfant perd ses repères, se laisse asservir et culpabiliser à la fois. Elle va être confrontée aussi, et ce n’est pas la moindre de ses souffrances, au déni ou la « surdité » de quelques personnes, prêtres ou religieuses, à qui elle tente de se confier pour survivre.
Si le texte lui-même ne captive pas outre mesure, c’est le fond de l’histoire qui peut toucher le lecteur. Et c’est bien le but recherché. Encadrée par le prologue et l’épilogue qui prennent un peu de recul, l’histoire de Danielle nous apparaît véridique et on y croit. Avec l’auteur, on espère aussi qu’elle contribuera à réduire ces abus de pouvoir, en particulier sur des enfants, avec leurs conséquences dramatiques.
Ces abus peuvent toucher la sexualité comme c’est le cas ici. Mais ils peuvent être aussi plus pervers, plus insidieux , sans forcément passer à l’acte. Des mots suffisent parfois à détruire des vies.
« Le pouvoir sacré qui accompagne le sacerdoce peut conduire à de terribles dérives… Quand ils [des prêtres] parlent d’humilité, ils se sentent supérieurs… Et c’est ainsi que des êtres faibles, parfois peu équilibrés, mais très investis dans ce faux sacré et imbus du pouvoir qu’il procure, s’en prennent à plus faibles qu’eux, abusant d’eux, en les enfermant –circonstance aggravante- dans la toile de leur autorité soi-disant spirituelle » (G.Ringlet, p.250)
Ces abus de pouvoir, l’Eglise n’est pas la seule à en user, loin de là. Ce qui n’est pas une excuse. Mais elle est un des rares lieux où sont mis en avant l’amour et le respect du prochain, la protection des pauvres, la vie fraternelle. Son indignité en cas de dérive en est d’autant plus grande.
Merci à Danielle Scherer de son témoignage. Merci aussi au Père Ringlet de sa prise de position claire et de nous ouvrir sur l’espérance que « l’Eglise, sous peine de se marginaliser plus encore, va devoir se mettre davantage à l’écoute ».
En tant que chrétiens, nous sommes tous responsables du visage que nous donnons de l'Eglise. "Vous êtes le corps du Christ... vous êtes l'amour du Christ ... ,dit la chanson, "qu'avez-vous fait de lui ? "
Extraits
« Qu’est-ce que je peux bien faire sinon céder et oublier. Je me sens prisonnière et je sais que je n’aurai jamais le courage de lui résister… Je perds tout moyen de réaction et je me sens lourde, clouée au sol. Souvent il se moque de moi. Je suis en même temps malheureuse et contente de le voir. Je voudrais lui raconter l’école, la maison, mais il ne m’écoute plus comme avant. C’est moi qu’il veut, le reste ne l’intéresse plus. » (p.128)
« Tu n’en parles à personne, tu oublies ! » C’est ce que je m’évertue à faire…Ce qui se passe dans mon cœur, dans ma tête, doit être ignoré de tous, y compris de moi-même. Et c’est dans le silence que tous les matins une nouvelle journée commence. » (p.180)
Mise à jour : Samedi 28 Janvier 2012, 20:59
Denyse
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Mardi 24 Janvier 2012
Evangile du dimanche 29 janvier 2012
selon saint Marc 1, 21-28
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Guérison d'un paralytique - G.Tiépolo - Musée du Louvre
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Jésus accompagné de ses disciples, arrive à Capharnaüm
Même Jésus ne travaille pas seul !
Si nous avons quelque engagement en Eglise, ne restons pas isolés… Il y a toujours à se former un peu, à partager avec d’autres, à confronter nos points de vue, à nous soutenir. Il ne fait pas bon être seul.
Aussitôt le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là il enseignait.
Jésus se rend à la synagogue comme tout juif pratiquant d’hier et d’aujourd’hui. Comme le chrétien qui va à l’église le dimanche. Oui, cela se perd… Il y a danger à ne plus se nourrir…
Jésus se rend là où sont ses concitoyens, son peuple, respectant la Loi et les prophètes, le Temple et ses usages. Et le jour du sabbat, on célèbre justement le Dieu créateur et libérateur. Jésus ne commence pas par tout casser, par dire que cela ne vaut rien. Il y aura sans doute des jours moins heureux et quelques mises au point. Mais ce jour-là, il prend la parole. Cela fait trente ans qu’il médite les Ecritures et que l’Esprit le guide et le pousse. La réception est bonne, parfaite chez ce Nazaréen.
On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes.
Cela ne veut pas dire que les scribes sont de mauvais prêcheurs. Mais quand le peuple écoute Jésus, il est frappé, saisi par l’autorité qui se dégage de lui. Rien d’étonnant bien sûr : il est la Parole vivante. Saint Marc insiste à plusieurs reprises sur l’importance de l’enseignement (4 fois en quelques lignes).Voici l’heure du changement de maître. Un maître nouveau pour une parole nouvelle.
Un homme spécialisé sait de quoi il parle quand on l’interroge dans son domaine. Il fait autorité. Il maîtrise ce qu’il dit. Quand une mère parle à son enfant, elle le connaît, elle a tout vécu avec lui. Il fait partie d’elle-même.
Qui pourrait mieux parler, commenter l’Ecriture que celui qui lui a donné la vie ? Puissions-nous, nous aussi aujourd’hui nous laisser frapper par le message de l’Evangile qui nous met en relation avec Dieu et nous guide vers une vraie vie fraternelle !
Mais une assemblée n’est jamais unanime. Il y a toujours les pour, les contre, les dociles, les réfléchis et les rebelles.
Or, il y avait dans leur synagogue un homme, tourmenté par un esprit mauvais, qui se mit à crier : « Que nous veux-tu Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais fort bien qui tu es : le Saint, le Saint de Dieu. »
Ici, ce n’est pas comme on le dit parfois : « la vérité sort de la bouche des enfants ». Mais c’est justement celui qui s’oppose qui est le premier à approcher la vérité. Et à en avoir peur. Saint Marc met en scène dans le temple cette première confrontation publique entre Dieu et Satan. Car c’est bien pour sauver son peuple du mal que Dieu vient parmi les hommes. Et « l’homme tourmenté » sent bien venir l’orage, les perturbations qui vont surgir. Sans aucun doute, le peuple juif va y perdre quelque chose auquel il tenait. Et il ne va pas tarder à s’inquiéter de cette autorité imprévue.
Il y a quelques jours sur le parvis de mon église où j’accueillais (en tant que laïc) une famille en deuil, a surgi un membre de la famille qui ne souhaitait visiblement pas un office religieux pour sa mère. Au pied du cercueil, il y a eu bataille rangée. Famille nombreuse toute en discorde. Alors Jésus ne t’en mêle pas ! C’était entre autre, le message. « L’homme tourmenté » a fini par s’éloigner, jurant qu’il reviendrait… Les mots de paix , de solidarité fraternelle, d’espérance qui ont suivi lors des obsèques prenaient tout leur sens.

Jésus écrase la Mort. -
H.Corta
Jésus l’interpella vivement : « Silence ! Sors de cet homme ». L’esprit mauvais le secoua avec violence et sortit de lui en poussant un grand cri.
« Silence » ou plus exactement « sois muselé ». Même verbe employé dans le récit de la tempête apaisée. Pourquoi le faire taire ? Même si la vérité est dite, peut-être parce qu’il ne s’agit pas là d’une profession de foi et que l’heure n’est pas encore venue de tout révéler. Pour entendre, il faut être prêt.
Au-delà du côté spectaculaire de la scène, où on peut trouver des explications médicales ou psychologiques qui peuvent d’ailleurs être très conciliables, Jésus s’adresse directement au mal intérieur qui ronge le possédé. C’est cela que Jésus est venu sauver. Dieu n’est pas venu, ne vient pas nous libérer de nos affaires matérielles, humaines. Il vient nous libérer de nos chaînes intérieures, profondes, qui mettent à mal tout le reste. C’est bien là le nerf de la guerre.
Le « grand cri » sera aussi celui de Jésus expirant sur la croix et chassant définitivement la mort.
Il nous faut faire sortir nos démons intérieurs. Il faut les mettre au jour et ce ne sera peut-être pas sans douleur. Il faudra peut-être se faire aider, accompagner. On ne se libère pas tout seul de ces choses-là. L’intervention de Jésus nous dit aussi qu’il peut, peut-être lui aussi, nous apaiser. Ayons recours à Lui. Il est à nos côtés.
La foule est évidemment déconcertée passant de l’admiration, à un certain effroi, puis à la contemplation d’une guérison .
« Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité ! Il commande même aux esprits mauvais, et ils lui obéissent. » Dès lors sa renommée se répandit dans toute la région de la Galilée.

L'échelle du paradis -(12°s.)
Monastère Sainte Catherine - Sinaï
Jésus ( ou saint Marc) a volontairement associé l’enseignement aux actes. Il dit et il fait. Il annonce l’accomplissement des Ecritures et voilà que l’homme se trouve effectivement libéré. On ne peut pas mieux faire pour convaincre. « Voilà un « enseignement nouveau ». Marc souligne bien cette nouveauté qui fait vivre les premiers chrétiens, à l’heure où il écrit cet Evangile. La renommée de Jésus s’installe et se propage. Serait-il le Sauveur annoncé par les prophètes ? Un roi en puissance qui va remettre à sa place l’oppresseur romain ? L’attente de l’homme va devoir s’ajuster au projet divin.
Les Evangiles sont toujours à lire à la lumière de la Résurrection. Le message s’adresse à des chrétiens qui, à la suite du Christ mort et ressuscité, vont être confrontés à leur tour à l’admiration , aux provocations et aux menaces. Au XXI°s., le contexte a changé pour l’Eglise. Mais ne retrouvons-nous pas les mêmes réactions , les mêmes difficultés à faire passer le message, les mêmes joies aussi de suivre le Christ et de croire que nous aurons toujours quelque à faire pour museler les forces du Mal.
« Venez, crions de joie pour le Seigneur , allons jusqu’à Lui en rendant grâce, adorons le Seigneur qui nous a faits. Oui, il est notre Dieu : nous sommes le peuple qu’Il conduit. » (Ps 94)
D.G
Mise à jour : Mardi 24 Janvier 2012, 12:28
Denyse
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Samedi 21 Janvier 2012
Vanité des vanités ...
Méditations au désert
Daniel DUIGOU
Albin Michel, 2010

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Daniel DUIGOU est prêtre, journaliste et psychanalyste. Il nous offre, à travers ce livre, un beau témoignage qui conjugue sa nouvelle vie au désert marocain où il a fait construire un ermitage et méditation du livre de l’Ecclésiaste célèbre par ce verset : « Vanité des vanités, tout est vanité. »
Cette expérience de solitude pour un temps indéterminé, peut-être jusqu’à la mort, est évidemment un bon support pour réfléchir au sens de sa vie puisque précisément l’auteur cherche au désert une rupture avec sa vie d’avant très active. Ce qu’il nous dit de ce retrait nous donne bien envie de faire de même tant la vanité des choses du monde devient criante.
Et ce n’est pas par hasard que sa réflexion le conduit à la méditation de la Passion du Christ où se reposent les questions du sens du don, de la souffrance pour l’amour de l’autre, de la vocation érémitique.(voir extrait)
L’alternance de ce que Daniel Duigou vit au désert et médite, revêtu de sa coule et assis par terre dans son coin prière de sa casbah, rend son témoignage intense et vrai.
Extrait.
« La position d’ermite, figure d’une longue tradition religieuse autant que littéraire, ne consiste-t-elle pas à payer une dette en se retirant du monde ? De se punir ainsi ? Est-ce un désir de se faire mal ? Ou bien de se mettre en position d’échec pour avoir le sentiment d’exister ? ou bien n’est-ce pas en guise d’appel, une offrande à l’autre dans l’espoir qu’il entende la détresse enfouie d’un homme ?... ou encore n’est-ce pas la position d’un homme qui, refusant de devoir à l’autre, lui montre qu’il n’a besoin de rien pour vivre ? Parce qu’il a peur aussi bien de devoir que de perdre plus qu’il ne le supporte, et d’en mourir ? » (p.92)
D.G
Denyse
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Mardi 17 Janvier 2012
- la paix bénédictine
- la simplicité cistercienne
- le silence cartusien
- la pauvreté franciscaine
- l'étude dominicaine
- l'oraison carmélitaine
- la douceur visitandine
- le discernement ignacien
18-19 Février 2012
« Dieu a-t-il quelque chose à voir avec mon bonheur ? »
DIEU A-T-IL QUELQUE CHOSE À VOIR AVEC MON BONHEUR ?
Samedi 18 et Dimanche 19 Février 2012
"DIEU A-T-IL QUELQUE CHOSE A VOIR AVEC MA QUETE DE BONHEUR"
A l’aide d’un montage audio-visuel Mess’AJE*,
contempler, échanger, prier, découvrir, approfondir… « Les Béatitudes »
Du samedi 10h au dimanche 17h (possibilité d’arriver dès le vendredi soir)
Animation par des sœurs et des laïcs.
Participation libre aux offices monastiques.
*Mess'AJE: animation de catéchèses destinées aux adultes
Infos pratiques: hébergement et rencontre en gîte + repas à l'hôtellerie du monastère
PAF: 25€ pour le week-end.
Pour plus de renseignements, contacter srmariejo@bernardine.org
Voici le lien: http://www.vie-monastique.com/rendez-vous-bernardines-esquermes-nord-pas-calais/616-dieu-a-t-il-quelque-chose-a-voir-avec-mon-bonheur-.html
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CISTERCIENNES BERNARDINES D'ESQUERMES
Monastère ND de la Plaine
287 avenue de Lattre de Tassigny
59350 Saint André
www.bernardine.org
www.vie-monastique.com : un site pour faire connaître la vie monastique aux jeunes
31 Mars – 1er Avril 2012
«Le mystère pascal, porte d'entrée vers le coeur de la foi »
Du 21 août au 30 août 2012 - Monastère ND du Touvet (Isère)
" Croyant, oui . Mais sais-tu en quoi tu crois ?"
Mise à jour : Vendredi 27 Janvier 2012, 12:02
Denyse
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Lundi 16 Janvier 2012
La pensée des images
François BOESPFLUG
La Pensée des images.
Entretien sur Dieu dans l’art, avec Bérénice Levet
François BOESPFLUG
Ed. Bayard 2011
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Peut-on représenter Dieu ? Quel sens cela a-t-il ? Comment au fil du temps les artistes d’images religieuses ont-ils montré le Père, le Fils ou le Saint-Esprit ?
Comment, en effet , concilier le Dieu invisible , l’idée très haute que les croyants s’en font et les images « faciles à tourner en dérision » (p.44).
L’image de Dieu est-elle possible, dangereuse ? Intéresse-t-elle encore nos contemporains ?
En fait, les artistes ont surtout cherché à donner, plus qu’une image réaliste, une image signifiante : souverain, guérisseur, sage , prophète, orateur…
Le Christ est venu pour tous et les hommes ont besoin de se l’approprier et dire par l’art de chez eux, qu’il est leur. (p.86).
L’auteur aborde, entre autres, l’art de l’icône où ce qu’on regarde dépasse largement ce qu’on voit. « Le regard traverse l’icône » (p.117)
Un chapitre est consacré aux représentations de la Trinité qui ont mis du temps d’ailleurs à exister, tant parce que c’était une « Personne » peu fréquentée que du fait de la difficulté à en rendre compte.
C’est un livre-entretien accessible et intéressant, déjà parce que son auteur est d’une grande compétence sur ce sujet. D’autre part, parce que ses réflexions nous ouvrent à un autre regard sur nos fréquentations : les statues , les vitraux ou les fresques de nos églises, les images pieuses glissées dans nos livres, les grandes œuvres contemplées dans un musée. On les méconnait grandement dans leur histoire et le message qu’elles portent.
Pour compléter, il nous faut évidemment aller voir l’autre livre de François Boespflug qui vient d’être réédité : « Dieu et ses images » où nous seront directement confrontés aux œuvres d’art.
Dans le même esprit l’ouvrage cité sur ce blog « Le Langage secret des églises et des cathédrales » nous aide également à apprécier à leurs justes valeurs les édifices religieux.
D.G
Denyse
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Evangile du dimanche 22 janvier 2012
Semaine de prière pour l'Unité des chrétiens
Non, ne lisez pas cela en pensant que c'est du déjà vu et revu. Cette unité des chrétiens, c'est toute une histoire et c'est aussi la nôtre. La Bonne Nouvelle du Christ dit entre autres : "Que tous soient un comme mon Père et moi nous sommes un".
Nous rappelant que l'Unité cela ne veut pas dire, comme on l'affirmait encore au début du XX°s., ramener tous les chrétiens dans le giron de l' Eglise catholique, mais que nous soyons UNIS. Entre chrétiens, ce serait pourtant la moindre des choses. Mais si cela a été long à démarrer, aujourd'hui cela va plutôt dans le bon sens. Pour en savoir plus, il y a une Charte oecuménique et des blogs spécialisés ! C'est la semaine pour y aller voir.

Lac de Tibériade (Israël)
Jean-Baptiste vient d’être arrêté parce qu’il annonçait avec vigueur la venue d’un Sauveur. Mais aussi et surtout, parce que ceux qui étaient au pouvoir, comme Hérode, n’appréciaient guère de se sentir menacés dans leur autorité et leurs comportements . Hérode voyait même en Jean-Baptiste le retour du prophète Elie et il craignait, à juste titre, un jugement peu favorable à son égard. La méthode était donc radicale : le faire taire. Jésus sera traité de la même façon .
« Tendons des pièges à l’homme juste, il nous gêne. » dit la Sagesse (Sg 2,12)
Ces façons de faire sont toujours d’actualité et notre époque n’est pas en reste. Tout est bon pour écraser l’autre s’il nous fait de l’ombre : d’une parole « qui tue » au geste vraiment assassin.
Jésus se met en route et part pour la Galilée ( son pays d’origine) proclamer cette Bonne Nouvelle qu’avait annoncé le prophète.
« Les temps sont accomplis, le Règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle. »
Cherbourg
- Les temps sont accomplis : avec Jésus, c’est l’accomplissement des Ecritures. C’est le passage de l’Ancien au Nouveau Testament . Ce qui, depuis des siècles est attendu, annoncé par les prophètes, le libérateur du peuple de Dieu, voici qu’il est là parmi les hommes
La Loi n’est pas abolie. Elle reste fondatrice, racine de notre foi. Mais elle fleurit , se révèle. En Jésus. Et pour Lui, l’accomplissement, c’est que l’Esprit-Saint habite tout homme. C’est bien ce qu’annonçait Jean-Baptiste : « moi, je vous baptise dans l’eau, mais lui vous baptisera dans l’Esprit-Saint »
- Le Règne de Dieu est tout proche : Dieu s’incarne, se fait homme pour être proches des hommes. Amour de Dieu qui fait le premier pas et se manifeste par cette naissance à la fois attendue et pourtant tout autre que ce qu’imaginait le peuple. Dieu s’approche avec délicatesse , humilité. Mais l’amour ne s’impose pas. L’homme a son mot à dire, son chemin à faire. L’amour doit naître aussi en son cœur. Ce que Jésus vient annoncer en Galilée , c’est ce message d’amour : Dieu est notre créateur et notre Père. Dieu nous aime et désire notre bonheur.
- Convertissez-vous : il va nous falloir changer un peu notre regard sur Dieu, sur l’homme.
Il va falloir passer des sacrifices, de l’obéissance à des commandements, à une relation d’amour pas seulement en paroles mais en actes. Tout l’Evangile est là pour nous ré-orienter.
- Croyez à la Bonne Nouvelle : notre adhésion dans la foi est libre mais nécessaire et exigeante si nous voulons être disciples.
Et c’est bien ce qui nous est conté ensuite par saint Marc. Au bord du lac, Jésus voit des pêcheurs, Simon et André, puis Jacques et Jean.
« Venez derrière moi. Je ferai de vous des pêcheurs d’hommes. »

A ces pêcheurs de poissons, Jésus propose d’être pêcheurs d’hommes. Ces termes-là leur parlent sans doute. Jésus , quand il appelle, part toujours de ce que nous sommes, de nos capacités, de nos talents. Mais, c’est sûr, il y aura des choses à changer, à quitter.
« Alors, laissant dans la barque leur père avec ses ouvriers, ils partirent derrière lui. »
Ne nous attachons pas trop à ce départ au quart de tour, qui dans la réalité ne s’est peut-être pas fait aussi abruptement. Ce que Marc veut surtout exprimer, c’est que l’appel de Dieu peut être radical , parfois « coup de foudre » même, et qu’il va nous obliger à des choix.
Mais au fond, il en va de même dans les grands tournants de nos vies : travail, mariage, engagements divers . Et donner un sens à sa vie n’est pas de moindre importance. Croire à la Bonne Nouvelle que Jésus annonce a bouleversé plus d’une vie. A côté de toutes les mauvaises nouvelles qui nous assaillent quotidiennement et semblent régner en maîtres, cela mérite tout de même qu’on regarde cette Bonne Nouvelle de plus près. Et si cela valait la peine ? Et si cela pouvait changer quelque chose ? Ne doutons pas de sa capacité à modifier le cours des choses, à illuminer ce qui était sombre, à transformer la tristesse en joie… Nous sommes tous demandeurs. La Bonne Nouvelle est bien pour tous. Nous ne serons pas déçus.
Remarquons aussi que la mission des nouveaux disciples est, sous forme imagée, de « pêcher des hommes », donc de les sauver des eaux (lieu considéré autrefois comme lieu de mort). Ce qui veut dire que notre bonheur n’est pas tourné vers nous-mêmes, mais lié étroitement à celui de nos frères .
Lisons les Evangiles…
D.G -
photos personnelles
Mise à jour : Lundi 16 Janvier 2012, 21:35
Denyse
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NOUVEAUX ARTICLES
Sur ce blog, nouveaux articles ( décembre 2011- janvier 2012):
- 00 - Diaconia 2013
- 01 - Temps forts au monastère pour les 18-35 ans
- 02 - Commentaires Evangile du dimanche : 1er janvier - 8 janvier (Epiphanie)- 15 janvier- 22 janvier-
29 janvier
- 03 - REGLE de SAINT BENOÎT : Prologue , 3 janvier -
RB 3, 16 janvier
- 07 - Des livres (notre avis) :
- Personne ne te croira - Danielle SCHERER - Albin Michel 2012
- Vanité des vanités - Méditations au désert - Daniel DUIGOU - Albin Michel 2010
- La pensée des images - Entretiens sur Dieu dans l'art - François BOESPFLUG - Bayard 2011
- Le Désir de tourner la page - Au-delà du pardon - Lytta BASSET - Ed. Albin Michel
- Célébrons le dimanche, année 2012 - Assemblées de la Parole - Ed. du Signe
- Sermons de Guerric d'Igny , lus par Frère Bernard-Joseph Samain
Ed. Cerf - coll. de l'Abeille
- Le Roi de la bibliothèque - Michelle KNUDSEN – Kevin Hawkes
Ed. Gründ 2007
Album enfants à partir de 4 ans.
- Le langage secret des églises et des cathédrales - Richard Stemp , Ed.National Geographic 2011
- Saint Bernard de Clairvaux : dans hors-série revue "Histoire et religions", 2011
- Au coeur de notre foi chrétienne - Le Credo - Cardinal Christophe SCHÖNBORN
Mise à jour : Samedi 28 Janvier 2012, 12:42
Denyse
- rubrique 00 - Nouveaux articles du mois - DIACONIA 2013 - Referenceur
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Vendredi 13 Janvier 2012
REGLE de SAINT BENOÎT – ch.3 – 16 janvier
La réunion des frères en conseil.
« Toutes les fois qu’il faudra traiter d’affaires importantes au monastère, l’abbé convoquera toute la communauté et dira de quoi il s’agit… puis il en délibèrera… et fera ce qu’il jugera le plus utile. »(v.1)
Bible latine (1466)
Metz - Centre Pompidou
Le monastère ne vit pas sous un régime dictatorial. Cela a pu arriver, arrive peut-être encore, mais pour qu’une communauté fonctionne harmonieusement, il est clair que chacun doit se sentir partie prenante de la vie commune qui retentit nécessairement sur le propre équilibre personnel de chacun.
C’est vrai pour une communauté religieuse comme pour nos gouvernements, nos associations, nos petits groupes . C’est vrai pour toute équipe travaillant ensemble. On voit combien peuvent se heurter patrons et ouvriers quand la communication ne passe pas.
C’est vrai aussi tout simplement en famille où les enfants ont aussi leur mot à dire ( mais ce ne sont pas eux qui commandent !). D’ailleurs saint Benoît attire notre attention :
« Nous disons que tous doivent être convoqués au conseil, pour cette raison que le Seigneur révèle souvent à un plus jeune ce qui est préférable. » (v.3)
Il y a souvent chez les plus jeunes un regard plus spontané, plus pur qui ne s’embarrasse pas, autant que l’adulte, de crainte et d’hésitations multiples. L’expérience va compter bien sûr dans la discussion mais elle peut parfois ralentir l’innovation. La voix de chacun doit compter.
¤¤¤¤¤¤¤¤
On peut projeter cette attention-là sur les rencontres qui se multiplient actuellement dans nos diocèses autour du partage de la Parole. Dans ces petits groupes, il y a des vieux routards de la lecture des textes bibliques , il y a des (re)commençants, il y a des chrétiens pratiquants qui connaissent bien les textes bibliques mais qui les lisent à distance sans que ce soit pour eux une rencontre avec le Christ, il y a ceux qui viennent voir …
Pour un réel partage, il va falloir que ceux qui savent (ou croient savoir)commencent par se taire et écoutent. Ce n’est pas forcément évident. Mais si on s’y efforce, la parole de chacun pourra s’exprimer librement et révéler peut-être à tous une lumière nouvelle, un regard neuf. En tous cas, croyons que chacun porte en soi un éclairage particulier de la Parole.
Eglise de Durlach (Allemagne)
Puis, comme le dit ensuite saint Benoît , chacun ayant donné son avis avec humilité, l’abbé (ou le responsable) en fera une synthèse, laissant aussi œuvrer l’Esprit, et en dégagera pour tous l’essentiel ou les décisions à prendre s’il s’agit de cela.
Pour saint Benoît, l’autorité de l’abbé et indiscutable. Et c’est pour cette raison sans doute, qu’il insiste sur l’importance des conseillers qui ont rôle d’éclaireurs. L’abbé a tout pouvoir, et c’est bien un danger, mais doit aussi « tout régler avec prévoyance et justice. ». Chacun ayant ensuite, quelle que soit sa position, à en rendre compte à Dieu.
D.G -
Photos personnelles
Denyse
- rubrique 03 - REGLE de SAINT BENOÎT - Commentaires amoureux et parfois impertinents.
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Jeudi 12 Janvier 2012
Le Désir de tourner la page
Lytta BASSET
Le Désir de tourner la page
Au-delà du pardon
Lytta BASSET
Ed. Albin Michel – Spiritualités vivantes 2011

Sans connaître l’histoire particulière de Lytta Basset, mais à la lecture de plusieurs de ses livres dont celui-ci , nous y trouvons compétence et expérience vécue. L’auteur sait de quoi elle parle. Et si soi-même on a été touché par des souffrances longtemps restées indicibles mais vivantes en profondeur et parasitant consciemment ou non notre vie quotidienne, on ne peut que trouver dans les pages de ce livre un écho, un apaisement et peut-être quelque issue à son mal-être.
On retrouve dans ce petit livre bien des approches déjà évoquées , et d’ailleurs citées, dans d’autres ouvrages de l’auteur comme Sainte colère ou Le pouvoir de pardonner.
On met de doigt sur le comportement de « l’agresseur », couleur pervers, qui sur le moment a semblé incompréhensible.
« Parce que je me sens menacé par autrui, je le mets à distance par un jugement qui peut aller jusqu’à l’élimination verbale : autrui est comme mort, je lui ai réglé son compte, il est donc inoffensif. » p.22
On vous a reproché parfois de vous poser en victime, de vous plaindre ? Dieu lui, n’agit pas ainsi et les psaumes nous le manifestent bien. Il y a là une bouffée d’air pur possible. Comme le dit l’auteur, on peut regretter la censure de certains passages de psaumes jugés trop violents. Il faut pouvoir, en certains lieux, exprimer sa colère. Même si aucune réparation n’a lieu. Refouler sa colère, sa souffrance, son sentiment d’injustice est un danger pour soi ou pour l’autre. « C’est ainsi que Caïn va retourner sa colère contre Abel et passer à l’acte. » (p.81)
" Or, jamais Dieu ne fait de représailles à un humain qui s’est plaint, révolté même contre Lui… " p.73
Notre colère peut être légitime, autorisée même, traduisant notre désir de continuer à vivre et de rester en relation. L’indifférence, elle, conduisant plutôt à la rupture du lien. (p.79)
" Dans le désarroi, il y a toujours le risque de devenir injuste, l’autre n’étant pas forcément l’unique responsable. Une fragilité ancienne peut avoir été un bon terreau pour une nouvelle blessure."
" Je ne prétends pas détenir la vérité dernière sur ce qui s’est passé, j’ignore trop de choses sur autrui et sur moi-même pour m’imaginer être parfaitement juste dans ma réaction à l’injustice subie. Je laisse à Dieu le soin de rétablir la Justice maintenant ou plus tard." p.87
« Jusqu’à la croix, Jésus a abandonné son idée de la justice par ses actes et ses paroles. » p.135
D.G
Denyse
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Mercredi 11 Janvier 2012
Célébrons le dimanche 2012
Editions du Signe -

Comme il est précisé sur la couverture, les assemblées de la Parole, donc sans prêtre, sont particulièrement concernées par ce livre . Mais ce n'est pas exclusif. Il peut être précieux pour prêtres ou laïcs.
La qualité des publications des Editions du Signe n’est plus à démontrer. Elle vient de publier un recueil « Célébrons le dimanche » qui permet de nous préparer et de suivre les célébrations du dimanche.
Ceci n’est pas nouveau, d’autres éditeurs le font. Mais ici, nous avons un outil appréciable car il nous aide à trouver les mots simples, actuels qui introduisent aux lectures, nous aident à mieux comprendre le texte. Il suggère des signes à mettre en évidence, des chants. Mais ce petit livre apporte aussi pour chaque texte d’Evangile un commentaire lumineux, très accessible en prise sur nos vies d’aujourd’hui. Il permet aussi au célébrant d’avoir des prières d’introduction, d’action de grâce bien adaptée aux textes du jour et surtout et toujours, dans un langage qui cherche la proximité avec l’assemblée.
De nos jours, c’est là une démarche indispensable si on veut être entendu, compris et que la Bonne Nouvelle en soit une. Même s’il faut prendre parfois quelques libertés avec les textes officiels. Mais Jésus lui-même n’a- t-il pas proposé des paroles rénovées par rapport à la Loi ? La parole de Dieu est une parole vivante …
Denyse
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Mardi 10 Janvier 2012
Sermons de Guerric d'Igny
SERMONS de GUERRIC d’IGNY
Lus par Bernard-Joseph Samain
Ed. du Cerf – Collection de l’abeille – 2011

Guerric fut abbé cistercien du monastère d’Igny, près de Reims (monastère toujours vivant) au 12°siècle. Et pourtant ces sermons peuvent être pour nous une mine d’or où puiser notre nourriture spirituelle.
« Comme des abeilles s’appliquent à recueillir le miel du dedans des fleurs, vous de même recueillez l’Esprit du dedans des mots » dit Guerric à propos de l’acte de lire. (p.63)
N’ayons pas peur d’entrer dans ces textes d’une autre époque et parfois difficiles d’accès. Ici, nous avons un accompagnateur de premier ordre , le frère Bernard-Joseph , moine à l’abbaye d’Orval.
Avec lui, nous allons en douceur entrer au cœur des sermons, les goûter largement, mais à petits pas toujours éclairés sur leur sens profond et en ouvrant aussi le message à notre vie d’aujourd’hui par des liens multiples.
Souvent est souligné l’impact que peut avoir en nous un texte lu et médité.
«Le lecteur qui donne de son temps pour s’exposer au rayonnement de ce sermon fait l’expérience de son étonnante fécondité » (p.128 - sur Annonciation 2).
Extrait.
« Il est tout à fait légitime d’appliquer [aux] mages le texte du livre de Salomon : le chemin des justes progresse à la manière d’une lumière qui se lève, puis grandit jusqu’à parvenir en plein jour (Pr4,18). D’abord en effet , les mages se sont engagés sur le juste chemin vers la lumière de l’étoile qui se met à briller ; sous sa conduite, ils ont progressé et ont vu le nouveau lever de la lumière matinale ; et ainsi, enfin, ils sont parvenus à la contemplation du visage du Soleil de midi dans la force de l’éclat du plein jour. .. De manière belle et symbolique, en ces mages, nous a ainsi été préfigurée la foi en chacun. » (p.91- Guerric d’Igny - Sermon sur l’Epiphanie 2)
Et qu’en dit le frère Bernard-Joseph ?
« La symbolique de l’étoile parle au cœur de tout homme et convient merveilleusement au message chrétien… Nous avons tellement besoin d’une étoile pour rêver, pour nous laisser attirer et marcher de l’avant… Nous vivons une épiphanie dès lors qu’il y a pour nous apparition de lumière qui transparaît en un homme, une femme, dans la justesse de son regard sur le réel … » (p.94-95)
D.G
Mise à jour : Mardi 10 Janvier 2012, 23:00
Denyse
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Lundi 09 Janvier 2012
Le Roi de la bibliothèque
Michelle KNUDSEN – Kevin Hawkes
Ed. Gründ 2007

« Un jour, un lion entra dans la bibliothèque… »
Rien d’insolite bien sûr, s’il ne désobéit pas au règlement, se plie aux règles du silence en ces lieux et s’il rend quelques services. A l’heure du conte, il tendit l’oreille et prit goût à cet instant magique partagé avec les enfants. Mais… un incident vient troubler l’ordre établi… et on va découvrir que « parfois, on a de bonnes raisons de désobéir au règlement ».
Une belle histoire qui laisse la place à l’imaginaire et à la relativisation des codes de bonne conduite. Mais l’illustration joue aussi pleinement son rôle et occupe largement le terrain : les personnages sont expressifs et les couleurs douces. Après lecture, on prend plaisir à revenir à la contemplation des images.
On ne sait pas bien s’il faut y chercher une double lecture du genre : un intrus dans un lieu public a-t-il sa place et quelle place lui laisse-t-on ?
Mais c’est le genre de question que je ne pose jamais aux enfants fréquentant ma bibliothèque tant il faut les laisser rêver. L’histoire fera son chemin en chacun.

Pour les enfants à partir de 4 ans.
D.G
Denyse
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Sommaire
- 00 - Nouveaux articles du mois - DIACONIA 2013 - Referenceur
- 01- Pour les 18-35 ans - TEMPS FORTS au monastère
- 02 - PAROLE de DIEU aujourd'hui (dimanche)
- 03 - REGLE de SAINT BENOÎT - Commentaires amoureux et parfois impertinents.
- 04- TAMIE - 5 jours à l'abbaye
- 05 - ABBAYES-EGLISES : TOURNUS, abbaye Saint-Philibert
- 07 - LIVRES - CD - Résumés, extraits...
- 08 - OECUMENISME
- 09 - Archives REGLE de SAINT BENOÎT
- 10- PATRIMOINE -Promenades spirituelles (archives)
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