Mardi 24 Juin 2008
Tu es Pierre....
Evangile du dimanche 29 juin 2008 - Mt 16, 13-19
"Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise"
Jésus aime Pierre et il connaît sa foi en lui. Mais nous, connaissons-nous St Pierre ? saint Pierre dont tant de personnes portent le prénom, mais aussi des églises , des écoles, des congrégations ... Que savons-nous de lui ? Saint Pierre s'appelait Simon. Né au début de l'ère chrétienne en Galilée, c'est-à-dire dans le nord d'Israël actuel, il était le fils d'un certain Jonas nous dit l'Evangile . Il était marié, artisan pécheur sur le lac de Tibériade. Il a un frère André. Et tous deux sont appelés par Jésus à le suivre. Pierre laissera là ses filets et suivra aussitôt Jésus. Mais sans doute en avait-il déjà bien entendu parler.

Saint Pierre - Basilique Saint Pierre de Rome
C'est intéressant de regarder de plus près comment ont été appelés les apôtres, comment ils ont répondu. Et nous ? si nous nous demandions aussi comment nous appelle Jésus, car il nous appelle, et comment nous lui répondons.... Comment Dieu me parle-t-il ? comment je lui réponds ? Elles sont importantes ces questions dans notre vie !
Pierre donc a connu Jésus. Il a assisté et participé à plusieurs miracles ou évènements majeurs de la vie du Christ, comme la marche sur les eaux, la Transfiguration, l'arrestation de Jésus, son procès, puis sa Passion.
Pierre est décrit dans les Évangiles comme enthousiaste mais parfois hésitant et faillible. Plein d'humanité donc, aussi riche et aussi pauvre que nous. Il abandonnera Jésus pendant la Passion malgré l'assurance qu'il avait manifesté auparavant : « Si tous viennent à tomber, moi je ne tomberai pas » avait-il assuré . Et pourtant au moment où Jésus est condamné à mort , quand on demanda à Pierre s'il connaissait Jésus, par 3 fois il dit "non je ne le connais pas". Il avait très peur d'être arrêté lui aussi.
Voilà nos lâchetés, nos promesses qui défaillent, notre courage qui nous abandonne.
Pierre a bien sûr regretté amèrement ce reniement . St Marc écrit « Et Pierre se souvint de la parole que Jésus lui avait dite : Avant que le coq chante deux fois, tu me renieras trois fois. Et en y réfléchissant, Pierre pleurait. » .
Oui attachant saint Pierre, et pourtant pas parfait ! Et pourtant Jésus l'a explicitement considéré comme étant le fondement de son Église : « Et moi je te dis que tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église » Et avant qu'il lui dise celà, savez-vous ce que Jésus lui demanda 3 fois ? "Pierre, m'aimes- tu ? Pierre m'aimes-tu ? Pierre m'aimes-tu ? Et Pierre, par 3 fois lui répondit " Oui Seigneur, tu sais bien que je t'aime.

Eglise Saint Pierre aux liens - ROME - Les chaines qui attachèrent saint Pierre.
Pierre fut ensuite le 1er au tombeau; plusieurs fois, il vit le Christ ressuscité, et après la Pentecôte, il dirigera les premières communautés, séjourna à Rome où il fut crucifié la tête en bas. La tradition localise la tombe de Pierre au Vatican où l'empereur Constantin y a fait édifier la basilique Saint-Pierre.
D'après la tradition chrétienne, Pierre est le premier évêque de Rome et premier pape, donc la 1ère pierre de l'Eglise. Benoît XVI étant le 264 ème pape. Mais chaque chrétien, ne l'oublions pas, est bien , tout comme le fut saint Pierre, une pierre vivante , une partie vivante et indispensable de ce corps qui est l'Eglise qui se construit encore aujourd'hui et dont la tête est le Christ.
DG
Goûter la Parole - RCF Jérico Nancy - Emission du vendredi 27 juin 08.
Denyse
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Jeudi 19 Juin 2008
Prière de Jésus
NOTRE PERE
19 juin 2008
Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 6,7-15.
Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s'imaginent qu'à force de paroles ils seront exaucés. Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin avant même que vous l'ayez demandé. Vous donc, priez ainsi :Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié. Que ton règne vienne ;que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour. Remets-nous nos dettes, comme nous les avons remises nous-mêmes à ceux qui nous devaient. Et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du Mal.

Prier... Comment prions-nous ? à qui parlons-nous ?
La prière de Jésus : le Notre Père. Peut-être la seule prière que nous gardons en mémoire... comme si elle faisait partie de nous-même, de notre être profond. Mais qu'on peut malheureusement dire aussi en pensant à autre chose ! "Ne rabâchez pas", nous dit Jésus. Prier, ce n'est pas réciter des prières, c'est parler à quelqu'un , à Dieu, avec son coeur dans une relation de père à enfant, une relation d'amour, en sachan que nous sommes aimés infiniment. Et Jésus nous apprend les mots de cet amour-là qui est le sien dans sa relation parfaite avec son Père sous le souffle de l'Esprit.
Que dit-il en premier ? "Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié".
Je ne suis pas d'abord là pour parler de moi mais pour rendre grâce à Dieu et lui assurer que je vais m'efforcer de tout faire pour honorer son nom par mes paroles et par mes actes.
Puis, Que ton règne vienne ;que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
La venue du Règne de Dieu, à laquelle je participe à la suite du Christ et avec mes frères, elle n'est possible qu'en écoutant la Parole, en la lisant et méditant dans l'Evangile et en la mettant en oeuvre au quotidien de ma vie. Faire la volonté de Dieu, c'est tenter de m'ajuster au projet de Dieu sur moi qui n'est rien d'autre que mon bonheur et celui d'être enfant de Dieu.
Et nous demandons ensuite à Dieu :
Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour.
Pour nourrir notre corps, il nous faut du pain. Pour nourrir notre âme, il nous faut la nourriture de la Parole. Corps et âme inséparables.
Nous reconnaissons nos faiblesses et nos fautes.
Remets-nous nos dettes, comme nous les avons remises nous-mêmes à ceux qui nous devaient. Et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du Mal.
Elles nous seront remises dans la mesure où nous sommes capables nous aussi de pardonner à ceux qui nous ont fait du tort.
Tu connais notre faiblesse Seigneur, ne nous charge pas d'un poids trop lourd à porter. Mais nous te faisons confiance car c'est ta force qui nous protège et nous sauve.
Crée en moi un coeur pur, ô mon Dieu
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit...
Rends-moi la joie d'être sauvé...
Seigneur, ouvre mes lèvres
et ma bouche annoncera ta louange.
Ps50
Mise à jour : Jeudi 19 Juin 2008, 18:23
Denyse
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Vendredi 13 Juin 2008
Parole de Dieu
synode des évêques
SYNODE DES ÉVÊQUES
XIIème ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE
La Parole de Dieu
dans la vie et la mission de l'Église
INSTRUMENTUM LABORIS
Cité du Vatican
2008
Attentes communes
À partir des contributions des Pasteurs, on constate de nombreux points communs, qui expriment ce qui est attendu du Synode. Parmi les rappels les plus courants, citons :
- la nécessité de donner la première place à la Parole de Dieu dans la vie et dans la mission de l'Église, mais en même temps aussi le courage et la créativité d'une pédagogie de la communication adaptée à l'époque (culture, contextes de vie actuels, communication) ;
- l'invitation à reconnaître que la Parole de Dieu est Jésus-Christ, ce qui comporte une lecture de l'ensemble de la Bible considérée dans son mystère, de façon privilégiée dans la célébration liturgique, en particulier dans l'Eucharistie du dimanche ;
- la proclamation que l'Esprit Saint conduit à la pleine compréhension de la Parole de Dieu, en nous donnant de la comprendre et en animant la lecture de la Bible dans l'Église, dans sa Tradition vivante d'annonce et de charité, de sorte que pour écouter la Parole de Dieu et lire la Bible, il faut appartenir à la communauté de l'Église et avoir une attitude de communion et de service ;
- la certitude que la Bible est la révélation de la Parole de Dieu, même avec les nombreuses difficultés rencontrées pour la comprendre, plus spécialement dans l'Ancien Testament ;
- le grand désir des fidèles d'écouter la Parole de Dieu, auquel on répond par d'importantes initiatives pastorales ; mais est également ressenti avec urgence le besoin de dépasser l'indifférence, l'ignorance et la confusion sur les vérités de la foi à propos de la Parole de Dieu, ainsi que le manque de préparation et de matériel biblique ;
- la nécessité d'une pastorale biblique, mais aussi d'une animation biblique de toute la pastorale, qui comprenne l'enseignement de toutes les vérités de la foi ;
- la nécessaire communion dans la foi et dans la pratique de la Parole de Dieu ; mais, en même temps, il est aussi demandé que chaque Église particulière assume le devoir d'accueillir la Parole en conformité à sa situation individuelle ;
- les différentes approches de la Bible dans la Tradition latine et dans la Tradition orientale, en tenant compte de ce que leur connaissance doit être diffusée de façon opportune et qu'elles doivent être considérées comme une richesse ;
- la compétence et la responsabilité des Pasteurs dans le cadre de l'annonce de la Parole de Dieu, qui exige d'eux une mise à jour permanente de leur formation ;
- l'urgence que le laïcat ne soit pas seulement un sujet passif, mais devienne aussi bien un auditeur de la Parole de Dieu qu'un annonceur correctement préparé, soutenu par la communauté ;
- la certitude que Dieu adresse sa Parole de sagesse à chaque homme, à partir des plus pauvres, et qu'il désire donc que sa Parole soit insérée dans la mission, c'est-à-dire qu'elle soit annoncée à tous les peuples comme une Bonne Nouvelle de libération, de consolation et de salut, en cherchant le dialogue au sein des Églises et des communautés chrétiennes et avec les autres religions, et d'autant plus avec les nombreuses cultures, sans oublier toutes les semences de vérité que la providence de Dieu a déposé en elles..
Denyse
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Adultère
Evangile du vendredi 13 juin 08 - selon saint Matthieu 5,27-32
"
Vous avez appris qu'il a été dit : Tu ne commettras pas d'adultère. Eh bien moi, je vous dis ...."Nous sommes devant le processus de la transmission de la parole de Dieu : la loi de Moïse transmise aux Anciens, aux prophètes et qui s'accomplit et parfois s'oppose à l'autorité divine du Christ.
"Tout homme qui regarde une femme et la désire a déjà commis l'adultère avec elle dans son coeur. "
C'est dans la qualité du regard posé sur l'autre que tout se joue plus qu'au moment de l'acte coupable. Le "désir" désigne l'envie de s'approprier comme sa chose un objet, une personne. Avec la Parole de Jésus, il y a un attachement beaucoup plus grand au coeur de l'homme qu'à la loi elle-même souvent sans état d'âme. Ce qui compte pour Jésus c'est le respect profond de soi-même et de l'autre.
"Si ton oeil droit entraîne ta chute, arrache-le et jette-le loin de toi ...Et si ta main droite entraîne ta chute, coupe-la et jette-la loin de toi .."
Paroles tranchantes !
La symbolique fait de l'oeil le canal du coeur alors que la main évoque le passage à l'acte.
Il ne s'agit pas de considérer le corps comme mauvais, loin de là. Dieu nous appelle à la pureté du coeur et c'est bien celà qui nous donnera force et amour véritable

Ce nouveau regard bien plus profond est aussi bien plus exigeant et il demande sans cesse vigilance et dépassement. C'est la condition du vrai bonheur.
Histoire du jour
Au monastère.... Accueil d'un jeune couple qui vient prendre le repas mais arrive en retard à l'office qui précède. Celà entraîne une réaction un peu vive ! Voilà le premier regard. Trés humain. Nous comprendrons ensuite pourquoi ce retard et admirerons leur joie d'être là, accueillis et de témoigner comme ils s'aiment dans la simplicité de leur handicap intellectuel. Rendons grâce à Dieu de recevoir les uns des autres.
Denyse
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Lundi 09 Juin 2008
Le vrai bonheur
St Matthieu ch.5, v.3-12
9 juin.
L'Evangile d'aujourd'hui est sans aucun doute celui qui nous transmet les paroles essentielles du message de Jésus. Les Béatitudes... ce mot nous évoque une situation idéale, le bonheur parfait, la quiétude, le repos, la paix. Et c'est bien, en effet, ce à quoi nous invite le Christ aujourd'hui mais aussi à chaque détour de ses paroles. Nous qui courons sans cesse vers cet objectif, prenons le temps aujourd'hui de ne nous demander si nous prenons bien les bons chemins pour y parvenir.
Le message de Jésus.
Quand Jésus a dit ces paroles il se trouvait sur une belle colline dominant le lac de Tibériade en Israël. Le lieu se prêtait bien à cette invitation au bonheur.
Lac de Tibériade"Heureux les pauvres, le royaume des cieux est à eux,
Heureux ceux qui pleurent car Dieu les consolera...."
Chaque béatitude nous présente en quelque sorte notre situation terrestre si souvent soumise aux difficultés, à la souffrance, à l'attente avec en réponse ce que nous offre notre Dieu. Il ne s'agit pas d'être heureux parce qu'on est pauvre; il y aurait contre-sens. Il faut comprendre : si vous êtes pauvres sur la terre, ne vous découragez pas, tenez bon, vous serez riche avec Dieu, vous avez d'autres richesses qui ne périssent pas. Si vous pleurez, écoutez la Parole d'amour de Dieu et cela vous consolera. Pas seulement dans un lointain futur, mais dès aujourd'hui. Ouvrez l'Evangile, vous comprendrez...
Le message dans nos vies.
Il s'agit bien de porter sur notre vie un regard qui ne s'arrête pas "au ras des pâquerettes". Les difficultés sont bien là mais la présence de Dieu aussi et avec elle la force de regarder plus haut. Se savoir pauvre nous amène à l'humilité et l'humilité nous permet d'attendre le secours des autres et de Dieu, de ne pas nous renfermer sur nous-mêmes. "Heureux les coeurs purs": heureux celui qui regarde son frère sans esprit trop critique, voyant ce qu'il a de bon, ses talents malgré parfois ses faiblesses. Ne suis-je pas faible moi aussi ? Heureux ceux qui ont faim de ce qui donne vraiment la vie.
Il n'y a pas, je crois, de plus beau chemin vers le bonheur que celui que nous propose le Christ qui nous encourage à entrer dans une nouvelle dynamique.
Histoire du jour
Une personne âgée souvent seule se plaint à moi de ses douleurs, de sa marche difficile, de ce qu'elle n'est plus. Mais son visage se transforme quand elle me dit : " Mais te voilà, alors cette journée est belle et je ne vois plus que çà. Que je suis heureuse !"
C'est ainsi qu'en étant le sel de la terre nous pouvons transformer la tristesse en joie. C'est à la portée de chacun. C'est à quoi Dieu nous invite. Il suffit de dire oui.
Denyse
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Dimanche 08 Juin 2008
Le maître de la moisson
Evangile du dimanche 15 juin 2008 - Mt 9,38
"Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson"
dit un jour Jésus en voyant les foules qui le suivaient et s'interrogeaient sur ce qu'elles pouvaient espérer de lui. "Les foules étaient fatiguées et abattues comme des brebis sans berger" précise l'Evangile. Nous l'entendrons ce dimanche .
Tout comme ces foules, les chrétiens ne sont-ils pas aujourd'hui désorientés, abattus même certains jours, parce que leur Eglise dans laquelle ils avaient vécu il y a 10, 20 ou 30 ans, n'est plus la même. Autrefois, on en faisait partie sans trop se poser de questions. Il y avait bien quelques brebis dites égarées mais la majorité pouvait suivre ce berger les yeux fermés. Tout comme à table, les enfants ne parlaient pas, obéissaient sans discuter à leurs maîtres, allaient à la messe avec tous leurs copains et faisaient plus tard le métier de leur père.
On pourrait dire en effet que pour les chrétiens d'aujourd'hui il y a de quoi être désorientés, inquiets et notre diocèse de Meurthe et Moselle n'est pas le dernier à s'en préoccuper. Le grand rassemblement chrétien du 30 mars a bien formulé inquiétudes, attentes et priorités. Comme nous le dit la Parole de Dieu aujourd'hui : Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson . Oui, pour suivre le Christ, il nous faut prier mais aussi entendre l'appel qui nous envoie chacun annoncer l'Evangile et témoigner de notre foi. Nous entendrons ce dimanche l'appel des 12 apôtres par Jésus et les conseils qu'il leur donne.
Alors pour nous qui faisons le constat d'un monde, d'un société qui changent et l'Eglise n'y échappe pas, nous sommes appelés à ne pas nous crisper sur des fonctionnements anciens et à nous ouvrir à la nouveauté de l'Esprit qui souffle. Au-delà des difficultés de cette aventure, n'y a-t-il pas de quoi se réjouir de ce vent neuf ?

"Chrétiens, nous avons encore trop souvent un pied dans le passé et raisonnons avec les outils d'hier" C'est bien la constatation qu'a fait le grand rassemblement de religieux et laïcs à Lourdes en septembre 2007.
"Nous avons à confronter la Parole de Dieu avec le dynamisme de l'histoire, écrit Jean Rigal. C'est bien l'Evangile qui est premier et porteur d'avenir et non l'Institution." Dieu appelle à sa moisson depuis toujours, depuis Abraham. Mais aujourd'hui réjouissons-nous de ne plus marcher les yeux fermé et que l'engagement chrétien soit plus motivé, plus volontaire, la responsabilité personnelle prenant une place nouvelle. Les églises se vident, c'est certain, et pourtant nombre d'hommes et de femmes se disent pratiquants parce qu'ils sont engagés dans le monde au nom de leur foi, ils sont proches de communautés religieuses, ils prennent des temps de retraite, de réflexions, de partage. Bien sûr que nous avons peur de la nouveauté et des incertitudes et désordres qu'elle entraîne ! Mais réjouissons aussi de voir les signes d'une transformation profonde de l'Eglise. Un enfantement ne se fait pas sans douleur, l'avenir est inconnu mais le présent nous appartient. Peut-être faudrait-il aussi que l'Eglise et chacun de nous fassions davantage confiance à la grâce de Dieu ?
D.G
Goûter la Parole - RCF Jérico Nancy - Emission du vendredi 13 juin 08.
Denyse
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Mardi 03 Juin 2008
Question d'argent
3 juin 2008- Evangile selon saint Marc ch.12,v.13.17
Question d'argent
- Message de Jésus :
Des pharisiens cherchent à piéger Jésus. Ils lui font d'abord quelques compliments puis lui demandent s'il est permis de payer l'impôt à César. Et Jésus montre une pièce à l'effigie de César et répond que ce qui appartient au monde reste au monde. Il souligne donc les limites de l'argent qui peut être utilisé pour le bien comme pour le pire. Notre relation à Dieu elle, est tout autre. Et Jésus déjoue la connivence entre nos intérêts trop humains et ceux du Règne de Dieu.
- Une Parole de Dieu :
"Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu."
- Message pour notre vie
Dans ces paroles de Jésus, il ne s'agit pas de conclure qu'il faut fuir le monde, qu'il est mauvais. Jésus attire surtout notre attention sur nos compromissions entre l'humain et le divin. Ne crions pas "A la guerre" au nom de Dieu ou d'Allah. Ne partageons pas en le criant haut et fort. Ne prions pas Dieu seulement avec des mots sans en vivre.
Aimons le monde mais laissons aussi au monde ce qui ne peut pas nous aider à aller vers Dieu.
- Histoire du jour :
Visite d'une foire exposition. Nous admirons le savoir-faire des artisans, le travail énorme des marchands, leur sourire malgré la fatigue, la présence de stands africains, chinois, malgaches, indiens... Il y a de quoi louer Dieu.
Mais ne nous laissons pas tenter par des achats superflus. Et faire l'achat d'un cadeau prochain sur un stand de commerce équitable, par ex., peut être un bon choix....
Denyse
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Samedi 31 Mai 2008
Evangile du jour
Question de confiance
Evangile du jour - Commentaire en quelques mots... pour en vivre
2 juin 2008- saint Marc ch.12,v.1-12
Jésus raconte une parabole*:
Un vigneron, partant en voyage, confie sa vigne à des vignerons. A son retour, il demande son dû. Nous assistons alors à un véritable massacre où les vignerons, pour garder l'argent, tue même le fils du propriétaire de la vigne. Que va faire le maître ? Il va éliminer ceux à qui il avait fait confiance et en choisira d'autres.

- Message de Jésus : Jésus est venu sur la terre pour partager avec nous ce qu'il sait de Dieu ,ce qu'il est, tout ce qu'il a, et nous dire que nous nous aimions les uns les autres. Et c'est pour cela qu'il fut crucifié. Cela dérangeait trop les hommes. L'Evangile de ce matin se termine d'ailleurs par ces mots : "ils cherchaient à arrêter Jésus".
- Une Parole de Dieu : "La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d'angle"
- Message pour notre vie
Dieu aime l'homme. L'homme aime-t-il Dieu ?
Est-ce que j'aime et cherche Dieu Père, Est-ce que je crois en un Dieu lointain,un Dieu Amour, un Dieu Justicier ou est-ce que je rejette Dieu? Qui est Dieu pour moi ?
Dieu ou l'argent ?
Est-ce que j'essaye d'aimer mes proches, mes voisins ? Est-ce que j'essaye d'être solidaires de plus pauvres que moi ? "Ce que vous faites au plus petit d'entre les miens, c'est à moi que vous le faîtes". C'est à cela que Dieu m'invite.
- Histoire du jour :
Damien sort du supermarché. Je lui ai fait le caté quand il était petit. Je le vois donner une pièce à un vendeur de journaux "Sans-Abris". Il a fait mieux que moi qui l'avais vu aussi. Je retourne sur mes pas et je donne aussi. Merci Damien !
*
parabole : courte histoire qui utilise les événements quotidiens pour illustrer un message qu'on veut faire passer.
Mise à jour : Samedi 31 Mai 2008, 21:39
Denyse
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Mardi 27 Mai 2008
Batir sa maison sur le roc
Evangile du dimanche 1er juin 2008 -
"Tout homme qui écoute ce que je dis et le met en pratique bâtit sa maison sur le roc." Cette parole de Jésus relatée par st Matthieu et st Luc nous invite donc à bâtir notre maison sur le roc, sur du solide. Notre maison, c'est-à-dire notre vie, tout ce que nous construisons de petit ou de grand. Une maison construite sur le sable, sans fondations solides est l'oeuvre d'un homme insensé insiste Jésus. Cette image de la maison est pour nous facile à comprendre. Souvenons-nous du cyclone récent en Birmanie qui a tout ravagé sur son passage, les maisons fragiles mais aussi les hommes. Là c'est la pauvreté qui est en cause , et ces conditions de vie insensées sont dues à un régime sans état d'âme.

Monastère troglodyte - Roumanie
Mais je voudrais évoquer aussi nos fragilités liées à notre vie actuelle. Lors d'une conférence faite début mai au domaine de l'Asnée, à Nancy, sur "Une Eglise inscrite dans son temps" , un prêtre aumônier des étudiants soulignait l'incertitude de nombreux jeunes quant à leur avenir. Ils ont peur, disait-il de ne pas aboutir dans leurs études, de ne pas trouver de travail; ils ont peur de s'engager, de ne pas réussir à construire une famille; ils craignent de témoigner de leur foi dans une société d'une indifférence parfois blessante.
Quand nous voyons aussi tous ces couples qui se séparent, ces familles décomposées, recomposées, ces enfants passant de la crèche à la nounou, de la nounou à la grand-mère ici, à la mère là et au père ailleurs, oui nous pouvons nous demander comment nous bâtissons nos vies. Sur le roc ou sur le sable ?
Bâtir sa maison sur le roc, nous dit Jésus. C'est un conseil qui est de tous les temps mais aujourd'hui je crois, plus encore , tant nous sommes sollicités, ballotés de tous cotés. Nous avons besoin de stabilité, d'enracinement, de repères sûrs et fidèles. Si nous le voulons vraiment, nous pouvons trouver autour de nous ces points d'appui. Mais ce que le Christ sous-entend derrière le mot de roc souvent évoqué aussi dans les psaumes, et que reprend Jésus, c'est que ce roc que nous cherchons et qu'il nous propose, c'est la Parole de Dieu écoutée et méditée. "Tout homme qui écoute ce que je dis bâtit sa maison sur le roc" nous dit Jésus. La Parole de Dieu, la lecture et la méditation de l'Evangile sont des forces formidables qu'il nous faut redécouvrir. Le croyons-nous assez ? Mais Jésus ajoute qu'il ne suffit pas d'écouter la Parole, il faut aussi la mettre en pratique, il faut en vivre. Jésus lui-même priait son Père, écoutait sa parole et il nous a aimés chaque jour de sa vie sur terre et jusqu'à sa mort offerte pour nous sur la croix. C'est bien le chemin à suivre. Aimer ses frères ne va pas sans douleur parfois mais nous savons bien que pour construire une vie solide, des amitiés et amours solides, une foi solide , il nous sera beaucoup demandé. Sainte Thérèse d'Avila parlait d'un chemin de perfection. Notre désir de chrétien, il est là : aimer nos frères et rejoindre ainsi Dieu dans son amour qui est parfait . Nourrissons-nous de la Parole et vivons-en simplement, joyeusement, dans ce qui nous est donné. Seigneur, tu es notre rocher .
DG
Goûter la Parole - RCF Jérico Nancy - Emission du vendredi 30 mai 08.
Denyse
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Lundi 26 Mai 2008
Humilité
Règle de Saint Benoît - Commentaires
Ch.7 (26 mai) - DE L'HUMILITE
Le chapitre 7 sur l'humilité est un des plus importants de la Règle. Ce qui explique que St Benoît. s'appuie ici tout particulièrement sur l'Ecriture parce que notre plus grand modèle d'humilité, c'est le Christ. Et la Parole de Dieu est notre véritable force.
A la suite du Christ, les Pères de l'Eglise ont fait de l'humilité une vertu cardinale du chrétien.
Nos vies ne nous poussent pas spontanément à ces attitudes d'effacement, d'abaissement, d'obéissance.
Alors pourquoi ces conseils ? Nous cherchons le bonheur ? Pensons-nous le trouver dans le pouvoir, la domination qui conduit inévitablement à l'orgueil ? L'humilité, au contraire, rapproche, conduit au partage. Et bien sûr dans notre relation à Dieu, elle nous fait reconnaître, accepter nos limites et attendre beaucoup (tout ?) de Dieu.
Et le Christ est dans nos frères. Nous sommes le Christ pour nos frères. Si nous cherchons Dieu, il nous faut faire l'apprentissage de l'amour de nos frères, de la charité qui passent par l'écoute, l'accueil et... l'humilité.
Que veut vraiment dire ce mot d'humilité , qualité guère prisée de nos jours. Est-il encore d'actualité ?
A quoi engage-t-il ? A quoi mène-t-il ?
RB7,1-4 ~ 26 mai
1 Frères, la sainte Bible nous dit avec force : « L'homme qui s'élève sera abaissé et celui qui s'abaisse sera élevé Avec ce chapitre nous entrons d'emblée dans les paroles dérangeantes du Christ où l'homme qui cherche le vrai bonheur est appelé à revoir son système de valeur. Nous croyons devoir courir vers le pouvoir et les honneurs ? nous allons à notre perte. Nous choisissons la discrétion, l'humilité ? nous atteindrons des sommets. Remarquons tout de même que si le Christ nous indique le chemin de l'abaissement, ce n'est pas pour demeurer au plus bas. C'est le passage obligé en quelque sorte pour monter. Monter vers l'Amour. Ne faut-il pas "incliner" notre oreille vers celui qui nous parle pour entendre vraiment avec le coeur ? L'Eglise elle-même redécouvre aujourd'hui aussi que ce n'est pas au monde à monter vers elle, mais que c'est bien à chaque croyant à aller vers l'autre là où il vit, là où il en est. Les rassemblements religieux-laïcs nous font découvrir de nouveaux visages d'Eglise parce que notre regard les uns sur les autres a évolué. Les paroles de l'Eglise vont aussi enfin tout doucement vers un dialogue inter-religieux où le Pape et les chrétiens ne sont plus les seuls maîtres à penser. S'abaisser, ce n'est pas consentir à entendre l'autre du haut de notre savoir, c'est accepter d'être à la même hauteur... ou même plus bas parfois. Parce que c'est notre réalité. Reste à discerner dans nos vies, quel but nous poursuivons, vers quoi nous voulons monter, qui nous cherchons. Pour s'approcher de Dieu, donc de l'Amour, il n'y a qu'un chemin : celui de l'humilité, celui qui fut pris par le Christ. Fils de Dieu, il a pris la condition humaine, s'est abaissé jusqu'à la mort sur la croix Quel est mon désir véritable ? "Je dois diminuer afin qu'Il grandisse" (Jn3,30) dit Jean-Baptiste . Si nous voulons faire grandir en nous la place donnée au Christ, il faudra bien que nous abandonnions le terrain de l'orgueil. "Je suis la servante du Seigneur" dit Marie à l'ange (Lc1,38). Il va nous falloir entrer dans cette disposition d'esprit, accepter un autre regard sur notre vie pour gravir les degrés de l'humilité qui nous mène à l'abaissement pour nous faire monter vers Dieu. Quel parcours ! Nous sommes au coeur de l'Evangile , déconcertant, déstabilisant, paradoxal. Et la R. de St B. est un bon guide .
2
Cette parole nous montre ceci : toutes les fois qu'on se fait grand, on est d'une certaine façon orgueilleux.Le problème n'est pas d'être petit ou grand mais de "se faire grand". On peut avoir de grandes responsabilités et rester humble.
Quand on essaye de donner le meilleur de soi-même, il y a une joie légitime à réussir ce qu'on entreprend. Joie de Jésus guérissant les malades. Mais cette joie, ce pouvoir de guérir lui vient de Dieu et il en rend grâce. Tout vient de Dieu.
3
Le Prophète dit qu'il se méfie de cela : « Seigneur, je n'ai pas le coeur fier. Je ne regarde pas les autres avec mépris. Je n'ai pas cherché de grandes choses ni des merveilles qui me dépassent. »Ne pas regarder l'autre de haut. Nous pensons si facilement avoir raison. Une sagesse africaine nous dit qu' "avant de penser que l'autre a tort dans ce qu'il fait, demande-toi pourquoi il le fait".
Il ne s'agit pas non plus d'être peureux et tiède. "N'aie pas peur dit Jésus, avance en eau profonde". Si nous mettons en Lui notre confiance nous pourrons renverser des montagnes.
Mais, je ne dois pas oublier ma faiblesse d'homme et ma foi fragile parfois. "Seigneur, sauve-moi crie Pierre, marchant sur les eaux, je coule !" .
Un agenda trop chargé, des responsabilités trop nombreuses, pas de temps d'arrêt... et un jour nous sommes "dépassés". On craque parce qu'on a présumé de ses forces.
C'est par là que se situe l'humilité : dans la vérité sur ce que nous sommes. Nous avons à nous réconcilier avec nous-mêmes car nous sommes tiraillés entre nos désirs terrestres et notre désir (inconscient souvent) de Dieu .
4Pourquoi donc ? « Voilà : si mon coeur n'est pas humble, si je veux me faire grand, tu vas me traiter comme le petit enfant que sa mère ne nourrit plus de son lait » (Ps. 130, 1-2).
Belle image que celle de ce tendre psaume 130. Si je prends mon indépendance par rapport à Dieu, si je me désolidarise de Lui, si je ne me nourris plus de sa Parole, je construis ma maison et ma vie sur le sable. Et quand la tempête viendra, je serai dépassé, englouti peut-être.
Voulons-nous vraiment de cette rencontre avec Dieu ? Voulons-nous "monter vers Lui d'une façon rapide et sûre ? Alors il nous faut renoncer à la fausse exaltation de la vie présente et consentir à l'humilité"(1)
5
Alors, frères, si nous voulons parvenir au plus haut sommet de l'humilité, si nous voulons arriver rapidement à la magnifique hauteur du ciel, le seul moyen d'y monter, c'est de mener une vie humble sur la terre. 6 Pour cela, nous devons dresser l'échelle de Jacob et monter là-haut par nos actions. Oui, pendant qu'il dormait, Jacob a vu les anges descendre et monter le long de cette échelle (Gn 28, 12).St Benoît va nous apprendre les différents degrés de l'humilité qui peut être comparée à l'échelle de Jacob dressée par Dieu qui, par sa grâce, nous aidera à y monter. Jacob ne voyait monter que des anges. C'était encore le temps de l'Ancien Testament.
Mais tout l'Evangile nous le voyons ici encore, s'enracine dans la tradition biblique.Mais quand St B. évoque le songe de Jacob, il pense à ses frères moines. Il s'agit bien de nous qui rêvons d'arriver rapidement à la magnifique hauteur du ciel
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Descendre et monter, c'est sûr, voici ce que cela veut dire : quand on se fait grand, on descend ; quand on se fait petit, on monte. 8 Cette échelle qui est debout, c'est notre vie sur la terre. Et quand notre coeur devient humble, le Seigneur dresse notre vie vers le ciel. 9 A notre avis, les deux côtés de cette échelle représentent notre corps et notre âme. Il y a plusieurs échelons entre ces côtés. Ce sont les échelons de l'humilité et d'une bonne conduite. C'est Dieu qui les a fixés et il nous invite à les monter.
Cette image de l'échelle entre terre et ciel est si parlante qu'elle a été reprise par bien des saints.
Echelle Sainte de saint Jean Climaque (du grec klimax qui signifie "échelle")
Echelle du Paradis de Guigues le Chartreux
St Jean Cassien : "Conférences" : dix degrés d'humilité
St Thomas d'Aquin : "Somme théologique" : les douze degrés de l'humilitésoulignera qu'il s'agit plutôt de gravir les degrés de l'humilité que de les compter !
Ste Thérèse d'Avila : "Le Château intérieur" et ses sept demeures.
St Bernard soulignera qu'il s'agit plutôt de gravir les degrés de l'humilité que de les compter !
Il n'est d'ailleurs pas "nécessaire d'avoir franchi l'un des échelons pour monter au suivant; et encore que telle ou telle physionomie d'humilité appartienne peut-être plus spécialement à une période déterminée de la vie spirituelle, il convient de cultiver à la fois l'ensemble de ces dispositions; c'est leur réalisation intégrale qui constitue la perfection" (1)
Descendre et monter, c'est sûr, voici ce que cela veut dire : quand on se fait grand, on descend ; quand on se fait petit, on monte. 8 Cette échelle qui est debout, c'est notre vie sur la terre. Et quand notre coeur devient humble, le Seigneur dresse notre vie vers le ciel. 9 A notre avis, les deux côtés de cette échelle représentent notre corps et notre âme. Il y a plusieurs échelons entre ces côtés. Ce sont les échelons de l'humilité et d'une bonne conduite. C'est Dieu qui les a fixés et il nous invite à les monter.
"L’humilité signifie – à l ‘époque où Benoît composa sa Règle (vers 540) – la réponse de l’homme à l’attitude intime et profonde du Christ : elle était imitation du Christ (cf. Ph 2, 5). Elle se traduira surtout en obéissance puisque l’humilité du Christ s’exprima en une obéissance filiale parfaite à la volonté du Père.
L’idée fondamentale est celle qui procède d’un regard contemplatif de la Passion et de la Résurrection du Christ : c’est par l’humilité que l’on parvient au ciel, puisque c’est la voie qu’a choisie et suivie le Christ (RB 7, 7). (
L’imitation du Christ, c’est l’humilité."
D.G
(1) Dom Paul Delatte - Commentaire sur la Règle de saint Benoît - Ed Solesmes 1985
(2) Père Rigolot - Commentaire de la Règle de saint Benoît
( Conf. 12, 7 - 14, 2).St B. s'en inspire.
Mise à jour : Lundi 26 Mai 2008, 18:40
Denyse
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Dimanche 25 Mai 2008
Messagers du silence
Messagers du silence - Michel Cool - Ed.Albin Michel 2008L'auteur, Michel Cool, a rencontré en France, Belgique et Suisse des hommes et des femmes qui ont fait le choix de la vie monastique. Il nous transmet leur témoignage de vies souvent surprenantes au coeur desquelles Dieu a appelé au don total. En lisant ce livre, nous découvrons que la vie monastique est bien loin des clichés habituels. Choix de vie exigeant mais passionnant où les tempéraments, les goûts sont respectés au travers d'une vie fraternelle forte et d'une quête de Dieu intense.
Nous sortons de ce livre en ayant, à notre tour, rencontré des hommes heureux.
Denyse
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Jeudi 22 Mai 2008
Pain de Vie
"Je suis le Pain vivant... qui mange ce pain vivra éternellement"
Evangile du dimanche 25 mai 2008 - Jn6,51-58
Voilà une parole de Jésus, capitale pour les chrétiens. Et j'y ajoute celle que St Jean mentionne un peu plus loin dans l'Evangile qui nous sera lu ce dimanche où nous célébrerons la solennité du Saint-Sacrement : " Celui qui mange ma chair et boit mon sang aura la vie éternelle." Ces paroles-là , même si nous y sommes habitués, ont quand même quelque chose de sérieusement dérangeant. Ces mots "Manger la chair du Christ, boire son sang " ont d'ailleurs été prétexte à persécution pour les premiers chrétiens qu'on accusait, à tort bien sûr, de sacrifices humains. Et cette émission de RCF Jérico ne s'intitule-t-elle pas "Goûter la parole ". Ce n'est évidemment pas sans rapport. Alors de quoi s'agit-il quand Jésus insiste sur cette nourriture , chair et sang, que le chrétien doit manger pour avoir la vie éternelle ?

L'expression "chair et sang", très réaliste, signifie en hébreu "la personne totale" la personne toute entière. Se nourrir de la Parole de Dieu, la lire, l'intégrer en soi comme si on la mangeait, va nourrir notre foi qui va elle-même nourrir notre vie toute entière, nos pensées et nos actes. Cette parole si nous l'accueillons, va nous construire et nous faire vivre. Et le message du Christ, Parole vivante, pain vivant, s'accomplissant dans la résurrection et la promesse de la vie éternelle est bien, pour ceux qui croient, un pain de vie éternelle.
Nous pouvons nous réjouir de voir une assemblée entière venir communier, car c'est bien Dieu qui nous donne là de quoi vivre, c'est sa force, son esprit, c'est lui tout entier.Mais on peut se demander cependant si en communiant, nous prenons bien la mesure de la démarche que nous faisons. Puissions-nous être éblouis de joie par ce cadeau de Dieu et transformés jusqu'au plus intime de nous-même.
A la fin de la messe, le prêtre nous envoie dans le monde, car ce pain de vie que nous avons mangé, cette bonne nouvelle que nous avons entendue, nous sommes appelés à en témoigner. Sinon, vaine est notre foi.D.G
Goûter la Parole - RCF Jérico Nancy - Emission du vendredi 23 mai 08.
Mise à jour : Dimanche 25 Mai 2008, 19:47
Denyse
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