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Vendredi 29 Janvier 2010

Règle de saint Benoît ch.7

Humilité

Le chapitre de la Règle lu ces jours-ci nous rappelle  combien notre volonté doit s'ajuster à la volonté de Dieu.

" Le second degré de l'humilité consiste à détester sa volonté propre et à ne pas se complaire dans l'accomplissement de ses désirs, mais imiter par des actes le Seigneur qui a dit cette parole : Je ne suis pas venu pour faire ma volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé."

 

Il n'y a là, comme on a pu le croire et l'exiger autrefois, aucun désir de Dieu de nous écraser, de nous empêcher de vivre en quelque sorte. Humilité n'est pas humiliation. Dieu est amour pur et parfait. Il ne peut donc que désirer notre bien. Et lui seul sait vraiment quels chemins il nous faut prendre pour cela. Quand nous aimons, ne désirons-nous pas le bonheur de l'autre, ne faisons-nous pas en sorte de lui offrir le meilleur de nous-mêmes, de vouloir lui alléger ses fardeaux, lui donner de la joie ? S'abandonner à la volonté de Dieu, c'est bien nous laisser aimer par Lui par des chemins parfois déconcertants, par l'abandon de certains de nos désirs pour entrer dans son désir à Lui.

    
Abbaye de Saint-Pons (Bouches du Rhône)

Nous connaissons nos fragilités et nous savons que chaque jour, il nous faudra nous remettre à la tâche. Douloureuse au début et certains jours, elle deviendra peu à peu joyeuse, désirable . Quelle épouse aimante se lasse de s'occuper de sa maison pour le bien de son époux, de ses enfants?

Nous allons prier, les jours prochains, pour la vie consacrée. Heureux soient les prêtres de toutes confessions d'avoir consacré leur vie à Dieu. Qu'ils en témoignent sans cesse . L'Eglise d'Ukraine, pour ne citer qu'elle, mesure aujourd'hui, après tant de souffrances, combien le peuple ukrainien catholique ou orthodoxe, et même le pouvoir en place ont confiance en elle , ont besoin de sa force et de sa foi. Quel enjeu ! quelle espérance !

La démarche est semblable probablement pour la nouvelle fondation cistercienne en Norvège .

La joie d'aimer transforme tout, transforme l'autre, peut transfigurer le monde.

Car l'Amour peut tout. Car il donne tout.
D.G.

Mise à jour : Vendredi 29 Janvier 2010, 17:55
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Evangile du dimanche - méditation

Cette parole, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit


Dimanche 31 janvier 2010
Lc4,21-30
 Ce qui nous frappe surtout dans cet Evangile ce sont les réactions des hommes, même ceux dont la foi pouvait sembler solide : ils admirent, s'étonnent, s'inquiètent, se fâchent. Cela dans la même mesure où Jésus devient de plus en plus précis dans son message, de plus en plus déstabilisant et dérangeant. Il faut dire qu'il ne ménage guère les juifs qui l'écoutent. Même s'appuyant sur l'histoire d'Elie et Elisée, rien n'éclaire ses auditeurs, bien au contraire : faisons-le taire une fois pour toutes !

-> méfions-nous de nos certitudes...

-> une parole nous dérange ? c'est un signal ... pourquoi nous dérange-t-elle ?

-> Jésus si proche ce jour-là à la synagogue ... Nos proches, qui nous connaissent bien, ont parfois des paroles pénétrantes... Ou quelquefois ils sont si proches qu'on ne les voit plus, qu'on ne mesure pas leurs richesses : "N'est-ce pas là le fils de Joseph ?"

-> "pour le précipiter en bas" : la vie politique illustre chaque jour de tels comportements. Cela nous choque. Mais nous, au quotidien ? qui ai-je écrasé, si peu que ce soit, en pensée, en parole ou en actes ?

 

Parole de Dieu qui s'accomplit chaque jour en nos vies dans ce qu'elle nous révèle de nous-mêmes : "Je suis noire " dit l'Epouse du Cantique des cantiques. "Et pourtant, je suis belle" ajoute-t-elle . Oui, belle car la Parole de Dieu si on l'écoute est transformante et cette 
beauté-là est celle de l'âme resplendissante de la lumière de la grâce divine.


   "La Parisienne"- Musée d'Art Moderne -Paris

"Et lui, passant au milieu d'eux, allait son chemin".

Puissions-nous, nous aussi, à l'image de Jésus, avoir une parole percutante, vaillante, aimante, mais garder toujours la paix du coeur car sûrs de l'amour de Dieu et abandonnés à sa volonté .

D.G

Mise à jour : Vendredi 29 Janvier 2010, 17:56
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Lundi 25 Janvier 2010

Evangile du jour - commentaire

Le semeur

mercredi 27 janvier 2010

Mc4, 1-20

 

Dans la parabole bien connue du semeur que la Parole de Dieu nous offre à entendre aujourd'hui, la première chose à retenir est certainement de nous redire sans cesse que Dieu sème et donne ses bienfaits sans compter, à tous, et partout.

Nous te remercions Seigneur, ce matin et chaque jour, pour ce que tu nous donnes : les petites et les grandes joies, notre environnement, notre famille, notre travail, nos amis, mais aussi ces difficultés qui nous aident à grandir, ces rencontres qui nous interpellent. Merci Seigneur.

            

Oui, Dieu s'offre à nous en tous lieux. Mais sa Parole, nous le savons bien, n'est pas toujours reçue, loin de là. Elle peut être déformée, oubliée, écrasée comme ces graines qui tombent dans les pierres ou les ronces. Mais nous qui sommes parents, nous connaissons cela aussi avec nos propres enfants. Dans les valeurs que nous essayons de leur transmettre, tout ne fleurit pas. Ou bien parfois, il faut attendre des années avant de voir germer ce qui a été semé.

Seigneur, donne-nous la confiance et l'espérance. Nous croyons que ce qui est semé dans un coeur accueillant, mûrira à son heure. Nous croyons que tu n'abandonnes pas non plus les chrétiens isolés, persécutés.

Mets-en nous aussi le respect de ceux qui ne croient pas en toi, qui ont d'autres valeurs, une autre histoire que la nôtre.
 

Donne-nous Seigneur, dans le silence de la prière, d'accueillir ta Parole, source de nos vies, lumière pour nos pas, feu qui nous rend forts.

Aide-nous Seigneur aussi , à cultiver notre propre terre, ce jardin que tu nous as confié, notre vie à nous, avec ce qu'elle a de beau et ce qu'elle a de rude. N'ayons pas peur de te suivre, de nous engager sur des chemins parfois incertains mais où tu nous appelles.

Nous t'offrons Seigneur, cette journée qui commence ; qu'elle porte du fruit et qu'à travers nos gestes tout simples, elle raconte tes merveilles.


D.G. - Texte diffusé sur RCF Nancy- 

 

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Mercredi 13 Janvier 2010

Evangile du jour - commentaire

Vendredi 15 janvier 2010 - Evangile selon saint Marc ch.1, 1-12

Pourquoi chercher Dieu ?


Dans ce passage de l'Evangile de saint Marc, nous voyons Jésus de retour à Capharnaüm et la foule qui l'entoure, l'écoutant annoncer la Parole. Des gens lui amènent un paralysé. Pour qu'il écoute lui aussi la Parole de Jésus ou pour qu'il soit guéri de sa paralysie ? L'Evangile ne nous le dit pas.

Dans notre prière de ce matin, demandons-nous ce qui nous fait chercher Dieu.. quel est notre désir profond ... Ecouter ? demander ? offrir ? louer Dieu ?

Mais nous allons voir ce qui compte avant tout pour Jésus : voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : mon fils, tes péchés sont pardonnés.
Ce qui compte pour Jésus, c'est la conversion de notre coeur. Bien sûr que notre santé est importante; cela fait partie de nos voeux pour la nouvelle année. Mais à quoi bon avoir un corps en pleine forme si notre coeur est malade, si notre esprit est plein d'égoïsme, de rancoeur, de jalousie, d'une foi qui doute ? Qu'est-ce qui nous attire dans le Christ : sa Parole ou ses actes extraordinaires ? 

 Seigneur, ce matin, comme le paralysé qui cherche un chemin pour s'approcher de toi, ouvre notre coeur à l'écoute de ta Parole et à une confiance en toi toujours plus grande

Jésus voyant la foi du paralysé et de ses amis, lui pardonne ses péchés, parce que pour lui l'essentiel est un coeur purifié. Mais l'Evangile se poursuit et nous remet devant notre aveuglement, nos limites. Pour qui Jésus se prend-il ? Pardonner les péchés ! Dieu seul le peut ! Nous voyons combien nous avons du mal à reconnaître Dieu dans nos vies . Les Juifs de l'époque accrochés à l'image d'un Dieu inaccessible ne peuvent concevoir l'Incarnation et voyant Jésus pardonner les péchés, ce que seul Dieu peut faire, ils sont scandalisés. Alors Jésus est en quelque sorte contraint à manifester aussi son pouvoir de guérison sur les corps, donnant ainsi un signe visible de la puissance de sa parole. Alors, nous dit l'Evangile, la foule fut stupéfaite et rendait gloire à Dieu.

Seigneur, donne-nous d'être attentifs aux signes visibles de ta présence. Mais donne-nous plus encore cette attention du croyant capable de croire en toi par la foi. Donne-nous de désirer avant tout la conversion de nos coeurs. C'est bien cela qui construira un monde meilleur.

D.G - Diffusé sur RCF Nancy

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Dimanche 10 Janvier 2010

Qualités de l'abbé

un chef ? un père ?

10  janvier -  RB 2 ,1-10

Les qualités requises de l'abbé 

- Il tient au monastère la place du Christ .v.2
- Il est " Abba, Père" . v.3

- L'abbé doit toujours se souvenir qu'il devra rendre compte au terrible jugement de Dieu de ces deux choses : sa propre doctrine et l'obéissance de ses disciples. v.6                                                
                                                              

- Dieu tiendra pour  faute du pasteur toute déficience qu'il trouverait dans ses brebis. v.7

                                             *  *  *

Lors d'un interview pour la chaîne télévisée KTO, l'abbé de Cîteaux, Dom Olivier Quenardel à qui on demandait si c'était lui qui avait tout pouvoir sur sa communauté, s'il en était le chef, a d'abord beaucoup insisté sur le fait qu'il était avant tout un père pour ses frères. Non pas que ceux-ci s'en trouveraient infantilisés mais ils étaient d'abord aimés et guidés par un frère qu'ils avaient eux-mêmes choisi, élu pour être leur pasteur.

Et ce père a, en quelque sorte, les mêmes droits et devoir qu'un père de famille.

Mais le Père-de-famille (v.7) par excellence, pour tout homme, c'est Dieu. Et l'abbé tient donc au monastère la place du Christ.

C'est sans aucun doute une reconnaissance de sa sagesse et, on peut l'espérer, de ses qualités psychologiques et pédagogiques, mais c'est surtout quelqu'un qui s'efforce d'avoir un autre regard, plus spirituel , une attention de pasteur sur l'ensemble de la communauté et sur chacun.

Mais saint Benoît ne laisse pas à l'abbé le temps de se glorifier de sa fonction. Il rappelle que l'abbé aura à rendre compte à Dieu de tout ce qu'il fait, qu'il doit être un modèle pour ses frères, l'image même du Christ parmi eux, la loi et l'amour de Dieu.

L'abbé doit tendre à une parfaite cohérence entre ses paroles ajustées à celles du Christ et ses actes. Il est véritablement le porte-parole de la Parole. Et rien ne doit l'en détourner.

Il tient la place du Christ : il sera donc au milieu d'eux, priant , serviteur, faisant la volonté de Dieu et non la sienne.

Et quand saint Benoît parle d'obéissance, ce n'est pas tant une obéissance qui viserait à satisfaire aux demandes de l'abbé, c'est surtout tendre à une attitude intérieure qui oriente vers la volonté de Dieu, vers une obéissance à l'appel de Dieu au quotidien.

Comment transposer tout cela dans notre vie de laïcs ?

- Quelle relation avons-nous avec les personnes qui ont autorité sur nous, celles qui peuvent être pour nous des guides, des formateurs, des "pères" ?

- Nous avons nous-mêmes aussi des responsabilités, à quelque niveau que ce soit : comment nous situons-nous (chef, serviteur...) ? quel souci avons-nous des personnes ?

- Quelle place occupe la Parole de Dieu dans nos orientations et nos décisions ?
D.G

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Mardi 05 Janvier 2010

Des genres de moines

Qui y a-t-il sous l'habit ?

REGLE de SAINT BENOÎT - chapitre 1 v. 1-13
8-9 janvier

Nous avons bien souvent , en particulier sur ce que nous connaissons peu ou mal, des jugements caricaturaux, sans nuance. "L'Eglise est comme ceci.... tous les chrétiens sont comme çà... tous les juifs sont des... tous les riches sont des... ou tous les chômeurs sont des ...."

Dans ce chapitre 1, saint Benoît va d'abord situer 
de qui il parle " Il y a quatre genre de moines "...

 

             

           Abbaye de Hautecombe (Savoie) - Noël 2009

Tous les moines (ou moniales) ne sont donc pas à mettre "dans le même sac" même si nous nous en faisons une idée assez standart : monastère, clôture, habit, silence, chasteté, obéissance, sainteté ..
 C'est une réalité que nous oublions parfois en pensant aux religieux et aux prêtres : que de vies consacrées mais variées dans l'Eglise ! que de vocations différentes , solitaires ou en plein monde, en France ou à l'étranger, en ville ou dans le monde rural, parmi les riches ou parmi les pauvres, chez les artistes ou les prisonniers, parmi les malades ou les abandonnés. Que de tempéraments différents aussi. Et cette sainteté du moine que nous imaginons, que nous désirons trouver ( car il nous tire tout de même un peu vers le ciel et c'est bien cela qu'on vient chercher dans les monastères!) elle est peut-être parfois davantage dans son désir de Dieu que dans sa vie toute humaine, aussi fragile que la nôtre.

Autant l'habit ne fait pas toujours le (bon) moine, autant nous avons à regarder nos frères, chrétiens ou non, dans ce qui fait leur valeur propre souvent cachée.

Nous-mêmes, nous laissons-nous facilement approcher ? Et suis-je bien sûr de me connaître moi-même en vérité ?

- et à qui il s'adresse :

"...[moines] cénobites qui militent dans un monastère, sous une règle et un abbé."

-Cénobites : il s'agit de moines qui vivent en communauté. A la différence des ermites qui ont choisi la vie solitaire.

En fait, les moines contemplatifs sont aussi des solitaires mais , connaissant peut-être leurs fragilités , comme tout homme, il leur a semblé que vivre dans un monastère sous la Règle de saint Benoît , en compagnie de frères qui les aideraient à tenir bon, pouvait être un chemin sûr vers Dieu.
On ne part pas seul au combat. La défaite serait certaine.
 

St Benoît précise qu'ils militent. Nous savons ce que sont les militants : des passionnés souvent, des engagés avec d'autres pour faire avancer une cause qu'ils vont défendre par tous les temps.
Militer... militaires... Que de guerres et de combats dans les récits de l'Ancien Testament. Combats spirituels aussi : pensons à Jacob dans sa lutte avec l'ange, à Job...

La vie monastique n'est qu'une variante de la vie de tout un chacun : qui d'entre nous n'a pas connu de combats, de blessures, de solitude ? Nous avons tous à obéir, à essayer de vivre en frères solidaires. Notre vie à tous est une aventure où Dieu nous mène par des chemins inattendus et escarpés.
D.G

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confiance

Evangile du jour - mercredi 6 janvier 2010

Mc6, 45-52  : Jésus marche sur les eaux

 
 Lac de Tibériade (Israël) 

La multiplication des pains vient d'avoir lieu et les disciples sont encore sous le coup d'un "étonnement extrême". "Ils n'avaient pas compris le miracle des pains : leur intelligence était incapable d'en saisir le sens" (v.52).

 

Après ce miracle , qu'il soit réel ou symbolique, Jésus se met en retrait, monte sur une colline pour prier comme il le fait souvent.
 

Indispensable méditation d'un évènement, nécessité de lever son regard vers Dieu pour toujours mieux ajuster sa vie à celui qui nous l'a donnée et nous la confie.

Jésus est seul . Il aperçoit au loin sur le lac, ses disciples aux prises avec les vagues.
Sans toi Seigneur, nous voilà ressaisis par nos doutes, nos peurs, nos démons. Viens à notre secours.

 Jésus marchant sur l'eau, s'approche de la barque.
Etonnement extrême encore. Si grand que devant l'inattendu, Jésus n'est pas reconnu. C'est bien normal. Quand Dieu manifeste sa puissance, comment pourrais-je le voir et sans trembler ? 

"Courage, c'est moi, n'ayez pas peur". Il monta dans la barque auprès d'eux et le vent tomba.

Monte aussi dans la barque Seigneur,
de ceux qui souffrent et meurent aujourd'hui,
livrés à la guerre et à l'aveuglement des hommes,
agneaux précieux et dérisoires
enjeux de pouvoir.

Donne à ceux qui le veulent et le peuvent
les armes de la paix et de la fraternité.

Allons sur la colline pour prier Dieu.

 D.G

 

 

 

 

 


Mise à jour : Mardi 5 Janvier 2010, 19:56
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Lundi 04 Janvier 2010

Règle de saint Benoît - Commentaires

Ecoute

RB Prologue 1-7 - 1er septembre.

  

Abbaye de Melk - Règle de saint Benoît

1- "Ecoute, mon fils, les instructions du maître et prête l'oreille de ton coeur..."

C'est toujours avec bonheur qu'on recommence au 1er sept. la lecture de la Règle de saint Benoît. Comme on recommence aussi une nouvelle année scolaire avec bonnes résolutions et projets.

"Ecoute" : premier mot de la RB qui, à lui seul suffirait à notre méditation et comme ligne de vie.
Olivier Clément dans son excellent livre "Sources" nous rappelle avec les Pères du désert que celui qui veut prier cherche des mots à dire à Dieu alors qu'en fait il s'agit d'abord d'écouter.

Il en va de même avec nos frères. Qu'entendrons-nous de l'autre si nous parlons sans cesse ? Donnons-lui plutôt la parole, laissons-le exister, accueillons-le. Nous allons découvrir des merveilles. Beaucoup de gens parlent, peu écoutent.

Exerçons-nous simplement ces jours-ci à provoquer la parole de l'autre et surtout à l'écouter puis la porter dans notre prière.
Saint Benoît nous dit en effet "prête l'oreille de ton coeur". Notre écoute doit être aimante comme l'est Dieu avec nous.
Je me suis surprise parfois à écouter avec attention puis à oublier le détail de ce qui m'avait été dit, l'attente qu'il y avait derrière les mots. Je n'avais aimé que superficiellement.

"Aimons sans mesure", dit saint Bernard
D.G.

Dom Guillaume*
souligne que le titre est "Incipit prologus" : cela nous renvoie "au commencement où Dieu créa." Pour les Pères du désert aussi , la vie monastique est un second baptême, une nouvelle création dans le Christ.

Et aussi "Au commencement était le Verbe"(Jn) . C'est bien dans l'écoute de la parole d'un Autre, que notre relation au monde, aux autres, à nous-mêmes va être recréée.

L'écoute est bien fondamentale car d'elle dépend la réception de la parole comme le grain qui tombe dans toutes sortes de terres. Puis cette parole il faudra l'accomplir.
"Ecoute" en latin vient de "obscultare" qui signifie écouter dans le sens d'obéir.

"il nous fait obéir en tout temps, avec les dons qu'il a mis en nous" dit saint Benoît.

  Cette obéissance n'a rien de militaire pas plus que les dons ne sont nos talents au sens humains du terme. Il s'agit du don de Dieu en nous. Ce qui suppose que "nous nous libérions de nous-mêmes, de nos doutes, de nos peurs, de nos illusions, de notre démesure"pour que Dieu nous révèle à nous-même.

                          ***********************************************************

* Dom Guillaume JEDRZEJCZAK - "Sur un chemin de liberté- Commentaires de la Règle de Saint Benoît" - Ed. Anne Signier 2006

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

*

Mise à jour : Mardi 5 Janvier 2010, 20:09
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Mardi 15 Décembre 2009

Evangile du dimanche-méditation

La Visitation

 

 

 
 

               

              Eglise de la Potterie - Bruges
 

 Dans l'histoire du Peuple de Dieu, comme dans notre histoire, les moments importants, décisifs ne commencent-ils pas souvent par quelques tressaillements qui laissent entrevoir les surgissements de l'indicible dans la vie de ceux que Dieu vient visiter (Dom Guillaume-Le Chant du monde ). Il en fut ainsi dans les vies d'Abraham, Jacob, Elie, Marie...

Soyons attentifs, comme le dit la liturgie orthodoxe, à cette brise légère qui souffle sur nos vies et que nous ne pourrons percevoir que si nous sommes, comme Elisabeth et Marie, imprégnés, nourris de la Parole. Car comment entendre une langue qu'on n'aurait jamais apprise ?

Marie demeure trois mois chez Elisabeth. Tiens... l'arche d'Alliance n'est-il pas resté trois mois en attente avant de monter à Jérusalem et y être accueilli dans la joie par le roi David ? (2Samuel 6)

Les 2 voyages, de l'arche et de Marie, se déroulent dans la même région : les collines de Judée et y apportent le bonheur.

 Ce n'est évidemment pas un hasard. Marie est bien la nouvelle arche d'Alliance, lieu de la présence de Dieu. Par elle, Dieu habite l'humanité : Le Verbe s'est fait chair et a habité parmi nous.

 

 D.G

 

 

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Lundi 14 Décembre 2009

Evangile du jour - méditation

Es-tu celui qui doit venir ?

Evangile  du 16 décembre 2009

Lc7, 18-23

Jean-Baptiste appela deux de ses disciples et les envoya demander au Seigneur : "Es-tu celui qui va venir ? Où devons-nous en attendre un autre ?"

A partir de cette question d'une brûlante intensité et qui est de tous les temps, le Christ est-il Fils de Dieu et notre Sauveur ?, notre prière de ce matin peut s'appuyer sur deux orientations :

- Tout d'abord, un certain apaisement en nous disant que même JB le plus grand des prophètes, c'est Jésus qui le qualifie ainsi, s'est posé cette question : Jésus est-il celui que le peuple attend ? C'est au fond, une question normale, humaine. Comment en effet pourrions-nous prendre la vraie mesure de cette réalité de Dieu qui vient parmi les hommes ?

Seigneur, tu te fais proche de nous. Parce que tu connais les limites humaines, tu connais nos attentes, notre espérance. Non Seigneur , nous ne doutons pas quand nous disons : "Est-ce bien toi ?" . C'est plutôt un émerveillement, comme un éblouissement qui nous fait fermer les yeux parce que cette vérité d'amour-là, on ne peut pas la regarder en face. Elle est voilée nous dit la Bible. Oui, Seigneur, entends nos appels, nos questions et ouvre nos coeurs à ta Parole qui nous répond et nous éclaire.

                
    Abbaye cistercienne d'Ubexy (Vosges)

- 2° orientation de notre prière : Que nous donnes-tu Seigneur comme réponse à cette interrogation : "Es-tu celui qui doit venir ?". Tu ne manifestes ta puissance que sous le signe du service : tu guéris les malades, les infirmes, tu rends la vue. En agissant ainsi, tu reprends Seigneur, tu accomplis la prophétie d'Isaïe : "les sourds entendent, les morts ressuscitent...". Tu ne manifestes pas ta puissance par la crainte mais par l'amour. Ta réponse à notre question c'est : voyez comme Dieu vous aime !

Le temps de l'Avent nous fait revivre ce temps de l'attente. Regardons la vie du monde : que d'attentes en effet, que de souffrance et d'espoir ! Alors nous aussi, allons annoncer la bonne nouvelle, une bonne nouvelle qui ne doit pas en rester aux mots, bien peu entendus de nos jours , mais avant tout une bonne nouvelle qui nous conduit à vivre la charité, la fraternité. Rendons grâce pour toutes ces actions de solidarité envers les plus pauvres qui sont à l'oeuvre, encourageons-les, participons-y autant que nous le pouvons. Seigneur, ne nous laisse pas dormir en paix, tant que nous ne marcherons pas vraiment à tes cotés.

 

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Catholiens


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Mise à jour : Lundi 14 Décembre 2009, 11:54
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Dimanche 13 Décembre 2009

Abbaye cistercienne de Saint-Pons

Bouches-du-Rhône


                   
                 Seigneur, enseigne-moi tes voies
                 fais-moi connaître ta route.
                 
Ps.24


L'abbaye de Saint-Pons est située dans les Bouches-du-Rhône, près d'Aubagne, à coté de Gémenos, dans la vallée de Saint-Pons.
Fondée en 1205 par Dame Garcende qui y établit une communauté religieuse de femmes, le projet initial de construction, trop ambitieux, ne put aboutir. Il est écrit dans les Constitutions de l'Ordre, "on ne doit construire aucun monastère dans les villes, les bourgs et les domaines ruraux" . Et en effet, l'abbaye était , comme il se doit, retranchée au fond d'une vallée . Elle avait  choisi des matériaux de construction dans une carrière éloignée et elle ne put poursuivre les travaux.
Elle est rattachée à l'ordre de Cîteaux et elle est fille du Thoronet, une des soeurs provençales avec les Abbayes de Silvacane et Sénanque.« Grâce au travail des abbesses et au moyen de l’énergie hydraulique abondante en ce lieu, le site de Saint-Pons devint la première zone industrielle de Gémenos. » (Extrait du site Généprovence)
            

Je t'aime, Seigneur, ma force :
Seigneur, mon roc, ma forteresse,
Dieu mon libérateur, le rocher qui m'abrite,
mon bouclier, mon fort, mon arme de victoire.
Ps17



Heureux les habitants de ta maison
ils pourront te chanter encore !
Ps83
                      

A toi le jour, à toi la nuit, toi qui ajustas le soleil et les astres.
Ps73
        

Ta justice, une haute montagne ...
A l'ombre de tes ailes tu abrites les hommes...
aux torrents du paradis, tu les abreuves.
Ps35



En toi est la souce de vie; 
par ta lumière nous voyons le lumière.
Ps.35

Mise à jour : Dimanche 13 Décembre 2009, 16:10
Denyse - rubrique 06 - ABBAYES- photos, récits... - Version imprimable - Permalien - 0 commentaires

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